dimanche 9 février 2014

A LA RECHERCHE DE JEUX DE LUMIERES

Le plaisir de la lumière, quand le soleil parait ; c'est une fête ! qui fait sortir de la torpeur. La lumière se rattache au vivant ;  la mort à la peur de l'obscurité, à l'ombre, au recouvrement par de la terre opaque. Mon cerveau est stimulé par le biais de mes yeux, qui se jouent de cette lumière filtrée par les vitraux et aussi de plus en plus par mes lunettes.
La clarté pénètre l'intérieur des lieux presque comme par une fenêtre et en même temps c'est un tableau qui se dessine, le vitrail c'est une transparence dans l'oeuvre d'art.



Des échanges lumineux peuvent se faire sans courant d'air, confort et clarté avec des jeux de formes à voir, de couleur, de projection avec les ombres et les taches, des messages à représenter.
Cela dégage une ambiance en jouant sur le clair -obscur.
Le vitrail "ça semble" aussi technique et le "puzzle" n'est pas loin. La résistance de l'oeuvre est intégrée dans la liaison des découpes de dalles ou de feuilles de verre, comme un réseau de nervures.






Un tableau noir avec des craies de couleur pour idées lumineuse.

Après Abbeville dans la somme, Pontarlier dans le Doubs, nous voici à Moutier dans le Jura suisse pour continuer à nous imprégner de l'oeuvre de Manessier.
Reflet de lait dans la ville

et ciel avec quelques nuages laiteux

 pour à la recherche de la lumière : "à l'éclairage très partiel " Guy Holder et pour les prises de vue  c'est avec  Francine Stentz

dimanche 2 février 2014

gourmandise d'Alsace

Les "violons barbares" sont venus au Grün depuis les plaines de Mongolie, par les Balkans en passant par Strasbourg. L'herbe n'y pousse pas encore mais repoussera certainement. Nous avons vécu un concert galopant, avec la griserie de la vitesse dans des paysages d'orient.
Je ne sais plus si les chansons d'amour nous parlent de chevaux ou de femmes, ou des deux ?Les rythmes et les mélodies sont accompagnés par des instruments à cordes frottées et des voix qui nous emmènent, nous enivrent vite, loin, comme un surplus d'oxygène.
Petite visite à Mathieu, de la boucherie Edel qui m'a vendu un filet mignon de sanglier. Je l'ai emporté comme un petit trésor. Puis préparé une purée de courge buternut avec une râpée de muscade et un peu de lait puis je l'ai mêlé d'huile de courge torréfiée, la tarte aux pommes de terre façon tartiflette a complété l'accompagnement, ainsi qu'une réduction de  vin rouge "show vin". J'ai laissé le filet prendre la température ambiante, l'ai détaillé en tronçon, poivré et grillé. Les sucs de cuisson sont déglacés avec la réduction de vin et le tout servi sur des assiettes chaudes.

Francine avait fait un mendiant pour le dessert, alors que j'étais devant les objectifs, avec une équipe matinale, sur les chemins de la Loh.
Dans l'après midi nous partons à la recherche visuelle de belles maisons dans leur jus, nous avons fouiné du côté de Gommersdorf et trouvé celle ci.

dimanche 26 janvier 2014

Steinbach sans télé 2014


La communauté villageoise de Steinbach peut sourire. Elle a pu vivre ensemble, le petit plus, de convivialité d'une semaine sans télé.
La position du foyer derière l'église du village a pris une dimension importante pour le recit et les photos du voyage à Compostelle. La communauté catholique s'est mobilisée, les prises de parole et les commentaires fleuraient la prosodie propre aux églises. L'entrée dans cette retraite, s'est déroulée sur près de 1500 kilomètres à pied, avec de bonnes chaussures et un sac à dos bien chargé.
Les loisirs créatifs du lendemain ont drainé un public jeune. Francine s'est adjointe les services de Gérard, c'est aussi notre humoriste local, mais là c'est pour faire "terre".
Le match d'improvisation a reveillé des vieilles querelles inter villages Steinbach-Uffholtz, mais aussi de belles trouvailles "textuelles" pour la lettre K : "Kilimanjaro tout le monde lui est monté dessus",puis une mise en scène d'un croc-mort defequant dans une 2cv, c'était vif et loufoque.
Luc, sous son nom d'artiste "Nonin, souffleur de rêve" avec ses contes du Sundgau retravaillés a subjugué l'auditoire. Roland le pianiste a accompagné son recit pour en amplifié l'intensité dramatique et poétique, avec un son et des mélodies très agréables. L'interprétation puissante et très animée de Luc se trouve ainsi habillée d'un beau cadre.

La marche du dernier soir, même sur les chemins boueux a été bien appréciée. Quelques uns devisent, échangent des mots d'esprit et font remarquer quelques curiosités des environs de Steinbach. Le retour au foyer "auberge" est accueillant : avec de la soupe, et une multitude de mets, telle une corne d'abondance, offrant un choix riche et coloré aux "téléspectateurenrépis". Après les plaisirs de la bouche place aux chants et à la poésie, l'esprit feu de camp n'est pas loin vous êtes au foyer.
Samedi, le versant du vallon de Steinbach exposé au soleil, reçoit notre ascenssion depuis chez nous vers la neige. Après une semaine sans télé c'est un plaisir de retrouver les chênes. 


samedi 18 janvier 2014

sur un air de "stein" Bach

Quelques rayons de soleil et des chemins gorgés d'eau, cela n'empêche pas de mettre les pieds dehors, et, de quitter l'écoute de morceaux de Bach joués au clavecin, et une  lecture très forte, parfois à la limite du soutenable : " les furtifs" de Jacques Lindecker,  de l'égoïsme et de la fraternité, de la domination, de la délinquance et du sang, sur fond de mer rouge, ici à Mulhouse. J'ai retrouvé une proximité d'écriture avec celle du marquis de Sade, réflexions philosophiques et horreurs de faits divers pour rien, pour écraser l'autre, pour le paraître..   Choc de lecture, pour une découverte de l'apéritif littéraire de Steinbach.

J'ai été voir un film documentaire allemand "ne m'oublie pas" avec une plongée dans l'histoire d'une famille dont la maman est touchée par l'Altzeimer, version démence sénile douce.  Le réalisateur était là. J'ai dû réviser mon allemand, mais comment dit-on intime, beau et tendre malgré la maladie ?
"Je croyais que ma mère n'existait qu'à partir de ma naissance, j'ai découvert un peu de sa vie d'avant, et peut-être aussi de celle d'après celle que l'on connaît habituellement..." David Sieveking






Ma grand-mère m’interpelle durant les fêtes de fin d’année, sur sa situation personnelle. Elle fait le choix d’une vie chez elle, à son domicile, et du fait de son grand âge (elle va avoir 93 ans, elle est née en 1921), et, des pertes de capacité, cette vie à domicile est possible, grâce à quelques aides.
Hors, elle a la désagréable surprise de voir ses aides baisser; dans la proposition de prise en charge par sa caisse de retraite. Alors que son audition se dégrade, et rend le dialogue de plus en plus difficile, des douleurs aux yeux viennent parfois perturber les liens avec son entourage. Ses déplacements sont de plus en plus restreint, elle se cantonne à son seul appartement et, parfois avec difficulté.
Elle ne peut pas envisager de marcher avec une cane ou une autre forme d’aide technique, pourtant sa très grande fatigabilité, ses pertes d’équilibre et des souffrances récurrentes dans les jambes entravent son autonomie.
Nous avons du mal à comprendre la baisse de la prise en charge par la caisse de retraite, nous pensons qu’il serait nécessaire de revoir l’évaluation et l’aide dont elle devrait pouvoir bénéficier, pour qu’elle soit au moins égale à l’année précédente mais pour nous la logique nous fait envisager une aide plus importante.
Nous sommes soucieux du maintient d’un certain confort de vie, pour  notre grand-mère. Pour elle c’est très important que le ménage soit bien tenu, qu’elle reçoive avec régularité des intervenants et que ses courses soient faites selon ses vœux, il en va de sa dignité.Alors il faut écrire à la caisse de retraite, à la mairie , peut-être comme on jette un  caillou dans le ruisseau, un peu avec colère et recherche d'un meilleur geste.
Pénélope s'amuse : feutres sur papier photo

dimanche 5 janvier 2014

Steinbach Mulhouse

Un petit pont entre Steinbach et Mulhouse, alors que nos ruisseaux sont gorgés des eaux de pluie très abondantes. La monnaie du pape conserve encore quelques belles formes en calisson, dans cette matière proche du film de transparence de nos anciens billets de banque. Partir en ballade dans la forêt de Steinbach ça paye !
Mais du côté des bénéfices autres que financier, les mines d'argent ne sont plus exploitées.



 Bâtiment 75 sur le site de DMC à Mulhouse, pour une visite des ateliers d'artiste, dans les petits bureaux, et les plus grands espaces de ce bâtiment de briques rouges. Des ambiances intéressantes sont dégagées par les différents lieux : des lumières d'hiver d'un dimanche après midi pluvieux dans un endroit chargé d'histoire et de transpiration ouvrière.
Pas de fil à suivre, une visite un peu décousue c'est improvisée selon nos divagations dans ses lieux, les créations vues ne retiendront pas notre attention,
 parfois quelques effets de mémoire avec des squats berlinois des années 90... Heureusement, nous sommes aussi venus pour l'atrait architectural du passé industriel et en cela  cette balade ne nous a pas déçu, de ce coté du pond. Mais la passerelle vers la création artisitique n'a pas crée d'émotion, le teckel avec bec de canard et queue de crocodile ne nous a pas mordu. L'actualité mulhousienne fait aussi dans la chute du mur, en effet l'un des plus grand batiment, voisin sur ce cite industriel est en cour de démolition.
Cependant,nous attendons une belle restauration du réfectoire de l'usine, y manger pourrait être un beau défi, et cet espace pour repas en plein air, nous invite à un beau partage du temps du repas, après réhabilitation.

mercredi 25 décembre 2013

balade gourmande pour Noël

Noël à table, c'est le résultat de nombreuses quêtes, avec des idées glanées ça et là, un peu d'imagination...
En rentrant un dimanche soir, un sapin est déposé devant ma porte, mon père est passé par là ! Avec quelques branches de houx et du gui, en quantité.
Il s'agit de faire tenir le sapin dans la salle à manger, au moyen de l'arrosoir qui a appartenu à l'arrière grand-mère, rempli pour l'occasion, de sable.  Puis de créer une petite frise avec des éléments naturels ramassés lors des balades, écorces de bouleau,  tiges de clématite associer le tout avec des boules et autres suspensions blanches.
Danse du frigo au fourneau pour des
amuses bouche avec toast sur pain de seigle et mascarpone au raifort du jardin et saumon fumé par un copain. huîtres en gelée,chantilly au oeufs de saumon. Verine de pipalakass : fromage blanc pomme de terre munster et graines de pavot grillées.(l'idée des verines est empruntée à l'auberge du Chambard à Kaysersberg, mais je rajoute les graines)

 La soupe au maroille, vient en référence à notre traversée de la France à tandem de cet été, et  a été dégustée à Lille, chaleur  onctuosité et puissance même pour ma réinterpretation et un bel accord avec un  vin blanc racines métisses de Laurent Barth.
Cuisiner à Noël, c'est aussi travailler avec des produits d'exception, trois queues de langouste ont été cuites pour l'occasion, le fumet extraordinaire dégagé par le bouillon frémissant a été réservé comme fond de sauce, pour d'autres occasions. Les médaillons de langouste sont allés agrémenter un mélange de salade, des lamelles de pécorino, des étoiles de pain de mie grillées au beurre, quelques tranches de pomme de terre vitelotte et tomates cerise.    

Désosser, farcir et recoudre les cailles, avant de les cuire en papillote a été l'épreuve de finesse manuelle aux fourneaux de ce Noël. Dans la farce : champignon de Paris, échalotes revenus ensemble et escalope de poulet mi-cuite, le tout passé à la moulinette deux fois et additionné presque du même poid en foie gras. Pour accompagner les cailles : une purée originale et de couleur orange faite avec un  mélange de carottes, lentilles corail et curcuma.  
 En dessert, je me suis inspiré de celui servi par la Palette, à Wettolsheim dans un menu sans texte mais avec des surprises en associations osées. Poires chocolat et piment d'espelette, pour une mousse de poire pimentée surmonté de son bonnet et d'une tarte ganache au chocolat noir.
L'infusion fruit de saison pomme orange entière, clémentine épluchée, datte figue et abricot séchés a bouillonné longtemps avec une étoile et de la cannelle aura été, notre boisson découverte de  ce Noël.

Pénélope a réinterprété une oeuvre de Max Klinger, en faisant référence à son  attrait pour la culture japonaise et son voyage là bas
 L'oeuvre de Max Klinger
et celle de Pénélope Holder : le Retour du Japon 


dimanche 17 novembre 2013

en perspective du marché des céramistes cernay 2013

Petite mise en scène des dernières petites céramiques de Francine, l'idée de cache-cache dans la pelouse est abandonnée, les pièces se perdent elle est devenue trop haute. Mais je retiens quelques endroits mi-sauvages, avant de récolter quelques sirènes à la passoire et de les associer avec les lutins, et même de les faire voyager en brouette.    
Une partie du bois de chauffage prévu pour cet hiver, a quitté les dessous de l'escalier extérieur, fendu et coupé en bûche et stocké au sous sol. C'est principalement du chêne de Steinbach, mais aussi un peu d'érable de Kirchberg. Le gaz lui doit  certainement être russe ? et reste  notre principal apport de confort .

création : Francine Stentz
mise en image : Guy Holder 
Et côté fourneau et table, une proposition de  pot au feu, avec une joue de bœuf et quelques tronçon de queue de bœuf , des os à moelles et tous les légumes qui restaient de notre dernier marché, et un poireau tout neuf. Le bouillon est servi avec pâtes en forme de lettres, la joue en tranche avec une cuillerée de préparation à base de raifort du jardin récolté et préparé pour l'occasion, attention : la force alsacienne ça décoiffe ! Et une salade de céleri citronnée. Pour le dessert un cake qui associe patate douce et huile de courge torréfiée, croûte sucrée et croustillante et intérieur moelleux, accompagné de pomme au four et airelles sauvages.    

dimanche 10 novembre 2013

philosophe et fossoyeur

vitraux Manessier église de Pontarlier 
La clairière du Silberthal, pour la trouver il faut traverser le village de Steinbach après avoir laissé sa banlieue CernayThannUffholtz derrière soi. Il faut s'engager alors que des panneaux de signalisation indiquent un sans issu, traverser  la fin du village sur une route devenue simplement carrossable suivant le creux d'un vallon boisé. Ici, le monde est derrière moi.
Je le laisse derrière moi, pour lire, marcher, pédaler et rêver, je le laisse en partie derrière moi pour parler, rire et rater.
C'est samedi matin, le deuxième samedi du mois, un peu avant l'heure de l'apéritif, quelques personnes arrivent, laissant les courses, la déchetterie, le bois de chauffage, le ménage...  derrière soi.
Même le chien qui creuse, dont la tête, les pattes avant et une partie du thorax sont enfouit, ne donne à voir que l'arrière train, nous montre qu'un derrière, lui. Il est sans pudeur, l'anus bien en hauteur, seule la queue domine indiquant un mouvement de plaisir.

 
C'est une sculpture, d'un demi corps de chien, la partie émergée, un peu indécente, joyeuse, et, en tension pour contrôler soit l'enfouissement ou la sortie. La joie de creuser pour atteindre quelque chose qui n'est pas visible.
Sculptures, travaux céramique et fer sont de Christine Schweitzer, c'est exposé au Grün à Cernay pour un mois, allez voir les "t'as tout vu" une sorte de liaison entre un fauteuil roulant et un être vivant.
Peut-être quand nous serons très vieux, nous irons à son atelier en établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes "vers la terre".

Beaucoup d'entre nous sont allés au cimetière, c'est toujours une fête pour les yeux, que d'y découvrir toutes ces couleurs vives, pour notre hommage aux morts

Une bibliothèque c'est mort.
Ce qui rend vivant le livre c'est d'être lu. Que le lecteur se trompe dans la lecture qu'il lise un peu autre chose que ce qui est marqué, que le récit devienne le sien. Ce n'est plus le livre de Michel Tournier, de Jean Rouaud, d'Yves Navarre, de Pierre Lemaître, il a ma voix, il a mon accent.



  
C'est la saison des prix littéraires, pour l'apéritif littéraire j'ai ressorti les ouvrages primés par le Goncourt que j'ai lu et qui sont encore dans ma bibliothèque.Les champs d'honneur, de Jean Rouaud avec Julien le fossoyeur ont introduit le partage de cette session de novembre. "les morts c'est comme la semence, on met en terre et après, tout dépend du ciel"
Francine a enchaîné avec  des extraits de Pierre Lemaître. "Au revoir, là haut" ... Pour nous, prochain rendez-vous le samedi 14 décembre 2013, échange, partage, lecture et apéro autour des livres.



dessin de Thalia
 Le soir, accueilli par la joie, l'agitation et les cris aigus et sympathiques des filles de nos amis, nous avons mangé des fleurs de capucine au vinaigre, du jambon séché maison, du saumon fumé  et du foie gras fumé maison, les escargots venaient du jardin avec comme musique un doux bruit de beurre parfumé qui grésille. L'onglet était goûteux, nos bouchers sont venus alimenter la conversation, nos chasses aux champignons et nos voyages aussi...
sculpture christine Schweitzer

dimanche 3 novembre 2013

En vacances avec Lou

Du haut de ses 13 mois, Lou aura partagé une bonne partie de la semaine avec Papy et Mamy.
 Nous avons vécu de manière rythmée les alternances, changes, repas, siestes.. avec des activités compatibles : balades marchés visites et repas en famille.
Son regard parfois espiègle, ses airs coquins, les yeux malicieux et ce sourire qui va droit au cœur, simple direct à quelque chose d'éblouissant.
Dans le quartier résidentiel où nous logeons, nous sommes étonnés  par la traversée d'un troupeau de mouton avec chèvre chien et berger empruntant les espaces libre entre les propriétés.  
La proximité de Grasse, ville des parfums, nous propose une approche bien sentie par les jardins. La culture des "sentis" caresse les yeux et le nez et évoque la "faim" la nourriture, une fleur,une feuille froissée sous le nez de Lou et c'est un "a mamm" qui nous est adressé.

La culture du jasmin ne fini pas que dans le thé oriental. La lavande pourrait former ici un labyrinthe, et les géraniums ne sont pas qu'aux fenêtres d'Alsace, la culture de l'espèce rosat est ici aussi une spécialité régionale.    

Le cédrat ne s'y mange pas mais plutôt s'y distille.
Lou a revêtu son bonnet rouge pour une escapade sur les hauteurs. La pente, le revêtement grossier du chemin, et, même le sol de la forêt ne lui ont pas trop facilité la marche. C'est dans nos bras qu'il goûtera le couvert forestier d'une fin d'après midi, il y aurait pu y avoir des champignons dans les parages.

Circuit de Viériou

Descendre dans le Sud, pour une petite semaine, en voilà une chance, pour goûter au plein air alors que l'on se calfeutrerait facilement devant un bon feu, ici. Les paysages panoramiques des Alpes maritimes nous sont familiers, et on ne s'en lasse pas. En avant pour une randonnée de quelques heures sur les hauteurs de Coursegoules, versant au soleil, nous allons même prendre quelques couleurs sur ces crêtes à plus de milles mètres d'altitudes, avec vue sur la mer et vue sur les Alpes du Mercantour.  

Une importante bergerie était implantée là haut, les murs rectilignes épais et hauts donnent de la majestée à ce lieu, loin de tout. Un imposant noyer solitaire couronne les traces de l'humain, dans ce petit vallon abrité. Sa ramification me fait penser aux représentations des arbres d'hiver dans l'art naïf. Lou n'est pas avec nous dans la bergerie.
La Provence buissonnante est là, avec justement des buis, et toutes sortes d'arômes en touffes : lavande, romarin et thym... Un couple de mantes religieuses en fait son terrain de chasse. Et, une grande chapelle restaurée agrémente le retour au village.