Affichage des articles dont le libellé est steinbach. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est steinbach. Afficher tous les articles

dimanche 15 août 2021

s'enivrer avec de l'eau froide

séance de méditation, se fondre dans une toile de Rothko

jouer à un puzzle libre avec les pièces disponibles, puis regarder l'autre proposition
Henri Matisse acanthe1953
J'ai trouvé géant que les pièces soient disponibles pour que chacun puisse créer à partir de celles ci, sa propre interprétation,  comme si : créer + interprétation = création.

Quelle sensation étrange de se retrouver à la fondation Beyeler, la salle consacrée à nature & culture, est surchargée de toiles, les 4 hauts murs sont remplis, c'est trop riche, c'est foisonnant, ça gave, c'est comme un repas de fête, où l'on mange trop...
Chaque toile est attirante, intrigante et s'impose par elle même. Les personnes qui sont un peu attentives à la culture de l'art, sont d'abord désemparées.. Chaque  toile prise unitairement, s'impose en elle même, liées à la notoriété de l'artiste, liées à la beauté, parfois à l'étrangeté devenue familière de sa création. Mais toutes ensembles créent du vertige, de la suffocation, de l'obésité spontanée, je serais tenté de dire que la masse annule la multiplicité individuelle. Il me  faut vite passer dans l'autre salle, puis rejoindre le calme de la chapelle consacrée à Rothko... ouf
J'ai cru que je m'étais  échappé d'une salle à manger d'une grand mère richissime, mais sans gout.

au retour faire un crochet par Mulhouse, villa Steinbach

Mulhouse ville fleurie, ouvrez le manuel


Mulhouse est une ville de l'art manuel, les fils dmc donnent du chic à la ville, les tissus d'ici , eut habillent la ville  en hiver. Ma mère dans les années 70 s'était crochetée une robe, comme celle du tronc d'arbre. Les fleurs au crochet fleurissaient les coussins des hayons de voitures peugeotes et autres ...le musée de l'auto est-il fleuri ?

retour au village

Prendre l'air,
jouer avec le contact du sol,
prendre cet appui comme un compagnon,
longer le ruisseau écouter l'eau qui murmure,
puis suivre les lacets du chemin,
pour se hisser à une belle hauteur.
Au dessus de moi un ciel gris, que les arbres ne me cachent pas,
 trois gouttes  m'atteignent.
Je suis plus mouillé par ma propre transpiration.
 Je marche vite, mais
 le bruit d'un coureur me dépasse.


mélique de Transylvanie
pelouse sèche vallon de Steinbach
L'herbe venue des Steppes de l'est lointain, va nous faire voyager vers la Roumanie. 

 

Lunaire, vallon humide de Steinbach


 

jeudi 6 mai 2021

flottaison



Steinbach sous la pluie

La pluie est venue, amenant des flaques, puis du vert tendre

Même sous la pluie on peut faire des éloges :"L'escargot ne recule jamais "Alexandre Vialatte


Je suis sensible à la richesse de mon environnement, depuis de nombreuses années par passion et avec quelques connaissances en flore glanées sur le terrain    

Près de chez moi, se trouve un pâturage partiellement sous une zone viticole, la floraison des orchis y est importante et fluctue avec les années, vers la diminution.

La plantation de la vigne au dessus de cette parcelle a une quinzaine d’année, mais avec les années la zone limitrophe, riche en croissance d’orchis s’est dépeuplée. D’abord par une  perte de densité de floraison, puis  la disparition dans la zone la plus proche de la vigne. Les orchis « migraient » vers le bas de la prairie, s'éloignant de cette voisine vitis vinifera. Aujourd’hui il n’y en a plus aucuns orchis dans la zone ayant la vigne au dessus.

Des études ont-elles été menées sur la vulnérabilité aux herbicides, aux engrais d’origine viticole pour ces espèces ?

Des mesures ont-elles été prises pour sauvegarder cette richesse ?

L’année dernière j’ai compté une centaine de fleurs, cette année une soixantaine. J’ai sensibilisé depuis longtemps et assez facilement le propriétaire qui loue cette parcelle au fait que la floraison des orchis soit bien passée, avant qu’il ne  permette la mise en pâture des ânes.

Est-ce qu’un travail de sensibilisation est mené auprès des viticulteurs ?

Un bouquet de persil pour deux, haché menu, un petit reste de semoule de couscous, un peu de pesto d'ail des ours et comme il y avait un bouquet vert, je cherche les fleurs dans le jardin qui vont avec, bourrache alba. 
Entrée bouquet feuilles de persil et fleurs de bourrache
Plat :  cuisson avec un fond blanc pour le choux fleur, une galette faite au hachoir avec du persil, du pain, des champignons frais, un petit reste de viande cuite, un oeuf et une panure de semoule extra fine, cuisson courte à la poêle pour préserver le goût du champignon cru.
Sur la plaque en fonte à griller préchauffée, une cote de biche d'abord  tempérée et poivrée, puis saisie pour une texture tendre et un goût sauvage et doux inimitable. 
Le petit plus : "QuetscheUp" fabrication et vente Cédric Hauschild pour Herbitat au  marché de Thann le samedi matin : quetsche vin vinaigre de vin oignon laurier sel poivre et sucre : un aigre-doux avec un bel accent, une évasion gustative, qui nous ramene au local : bravo !







Le dernier venu de mes hachoirs manuels une silhouette gracieuse, une taille imposante, comme le paquebot France


 

lundi 25 janvier 2021

Balade enneigée à Steinbach

Avant que l'hiver ne s'installe, l'automne a fait tombé presque toutes les feuilles, quant il s'est endormi fatigué, l'hiver a tout d'abord saupoudré un peu de neige. 
Nous l'avons guetté ce ciel d'hiver.  Une pluie de flocon, puis une intense douche de neige est venue. Nous la rêvions abondante.
Sur certains arbres le poids de la neige les a courbé,  parfois en révérence gracieuse, et trop souvent en courbure cassure.

 Et nous avons croisé les doigts pour qu'elle tienne.
 Pour que le silence qui tombe reste encore un peu, pour que le manteau blanc qui rend tout propre, lumineux et beau, recouvre encore longtemps le village et ses hauteurs environnantes. 

Comment le printemps remettra t il des feuilles ?

Comment l'été les grillera t'il ?

Le peintre aime l'automne, le photographe noir "ré" blanc  l'hiver, le cuisinier aime le printemps, il n'y a pas que les anglais qui aiment l'été.

En attendant : "entrez  encore dans l'hiver !"
Suivez mes traces, il y a un petit sentier discret sous la neige. 
A la tête du loup il vous emmènera..



 

jeudi 14 janvier 2021

page blanche pour Steinbach


Pas que des vignes traitées comme si l'on buvait l'aspirine effervescente
 aussi des pommes et des poires bios !

Nous sommes tout près de Cernay ou il y a une usine "teinture et blanchiment" celle de notre environnement est en désuétude, mais après le blanchiment je la trouve encore fringante. La salle des fêtes du village, le péri scolaire,  pourraient y être bien .  Comme un page blanche à ouvrir.
le manteau neigeux des sapins les habille très bien


Le chêne du Schletzenbourg
Le poids de la neige
Tous sur Guy !










 

samedi 21 novembre 2020

le mangeur de nèfles (mespilus germanica)

Se promener presque tous les jours, pour sentir la fraicheur, l'humidité ou les rayons de soleil, observer le quotidien, comme une livraison d'instantanés.
le petit repère artistique dans les bois de Steinbach, en marchant vers vieux Thann, vient éveiller une trace de passage, rendue belle.




Pagre, poisson petit vampire
De retour du marché, à la maison, créer une intrigue à partir d'un pagre, avant de le cuire au four : "On pourrait lui faire passer le test du covid ? Qu'est ce que ça montrerait de nos peurs ?"
Ou alors: "On découvrirait  le long écouvillon qui sert au test en l'apprêtant avant sa cuisson ? L'aurait-il mangé, goutant quelques traces de sang humain absorbé par la maladresse du testeur ?"
En tout cas cela montre une belle dentition, les poissons carnivores sont pléthoriques, ils alimentent les cauchemars des enfants, l'eau des mers n'est pas pas que douceur, les petits vampires nagent biens...    

Couleur du soir dans les bois, perte de luminosité, flou et intrigue... au premier plan la flou gère.

S'avancer dans la foret de Steinbach le soir, comme un clin d'œil vers des réflexions plus profondes
Coups d'œil sur des choses anecdotiques, de la monnaie du pape,  l'argent de la strate herbacée, l'enveloppe des graines frémis avec les légers courant d'air. Steinbach forêt lunaire.

Nèfles givrées, intentionnellement, l pour le blettissement, celui qui permet sa consommation.  Fruit oublié encore un peu secret de l'entrée dans l'hiver, fragrance de pomme et de vin, texture de compote.

Les nèfles c'est pas rien du tout !
C'est un fruit qui nécessite de la patience, du travail pour extraire une pulpe douce et délicatement parfumée. En purée pour accompagner un ragout de biche, en sorbet avec du vin chaud, en confiture avec des carambars, avec des pommes râpées, du vin chaud et des fruits secs.

 

mercredi 18 octobre 2017

filiation à talents et passions


Comme Pénélope venait exposer, invitée par Remy, faisant suite à ses nombreuses participations à l'apéritif  littéraire du village, avec des sacs et des habits originaux en plus de ses lectures exotiques. Mais aussi, j'avais fait découvrir son activité "'art postal" en me servant d'enveloppes crées par elle, pour faire travailler l'imaginaire à l'atelier d'écriture. L'art postal de Pénélope, avec ses préparations, prennent un tour qui se montre, et contiennent  hypothétiquement de l'écriture qui puise en soi . C'est une matière vive  pour des lettres, à faire ici autour de l' intimement  mêlés . Le dehors va engendrer le dedans. Les mots peuvent être  des étoiles cachées. 
J'exposais pour ma part quelques photos et textes issus d'aventures à tandem.

Et,   j'ai  partagé quelques œuvres sous verre de notre mère, celles dont je dispose "chevauchée" et  "Venus sur canapé" . Mon  père m'a prêté "les vendanges", il m'a proposé "scènes de vie au village de Burnhaupt" mais je trouvais que c'était un peu grand, ce sera pour une autre fois. 


       Ma mère était amie de Michele Bruel qui expose également à talents et passions. 
Elle est venue évoquer ce lien d'amitié, ses souvenirs de blouses brodées de fleurs que portait ma mère. Elle est venue avec un sous verre peint par ma mère  qu'elle lui avait acheté,  et qui est accroché dans sa chambre dont le titre est " Guy et Pénélope"  Merci Michelle

http://bruelmichele.fr/

Peinture sous verre  " chevauchée"     Holder Renée



dimanche 12 juin 2016

lire en cabine, l'art en cabane...enfin livre !

Celle-ci est allemande, nous l'avons croisée entre Berlin et Steinbach
Devant la mairie, la cabine téléphonique allait tombée en désuétude, et voilà qu'elle reprend un rôle dans la construction du
lien.
Mais ça c'est plutôt pompeux! La cabane  a attendu  vide pendant de très longs moins, avant d'avoir des portes et un toit très étanche mieux qu'une cabane, pour  la mousse de l' inauguration. Cela manque de spontanéité, de lâcher prise, en attendant les livres déposés avant l'heure sont en "prison", oh pardon ! en sécurité. Presque avec un panneau interdit de déposer sur la cabine, j'ai bien ri quand j'ai appris que des annuaires téléphoniques ont été entreposés. D'autres boites à livres  vont-elles naître ? Pour que l'Homme  toujours avide d'histoires  y retrouve  de l'évasion.
Christine était  venue  me solliciter pour faire une proposition de règlement intérieur :

Dans l'esprit d'un lieu celui d'une histoire de moyens de liaison "poste télégraphe et telephone"
J'ai proposé cette sorte de recommandation :


message de votre  petite librairie gratuite
LIRE EN CABINE, L'ART EN CABANE, ENFIN LIVRE !

Je n'ai pas pu vous joindre ce jour par téléphone pour choisir un livre avec vous, mais je peux vous en recommander.
Ce lieu est fait pour partager des livres, et  qui sait peut-être créer des liens.

Je vous recommande d'échanger de préférence des livres que vous avez lus.

Ce lieu n'est pas là pour que vous gagniez de l'argent,  en vendant les livres que vous  y avez choisis.

Mais il ne sert pas non plus  de stockage pour éviter d'aller les déposer à Emäus.

Dans donner envie de lire, il y a « donner »...

Donnez :
-des histoires d'amour en allemand,
-de la poésie belge  pour rime et rire,
-des romans policiers africains ,
-des livres sur le vin, sur les pierres, sur Sétif,
-sur les camions de pompiers,
-sur la cuisine des escargots...
-des ouvrages pour la jeunesse pour qui les cabines téléphoniques sont ringardes.

 Vous devez trouver des livres qui aident à comprendre le monde et mettent l'ordinateur en pause, le téléphone en mode  silence.

Quand vous découvrez un bon livre, remettez-en un.

Venez nous le dire à l'apéro du 2ème samedi du mois, si vous n'en trouvez pas venez en écrire des morceaux à l'atelier d'écriture,  un mardi sur deux, ce sont des activités de l'association du foyer de Steinbach.
à Ribeauvillé c'est un distributeur  bancaire qui délivre toujours du  papier

Ne mettez pas d'avis de passage dans la cabine, pour retirer un livre, il ne faut pas de pièce d'identité.

Entre le téléphone et les lettres recommandées lisez de la poésie et buvez des verres, lisez des nouvelles et mangez des carottes, des romans noirs et du café.

Guy Holder

dimanche 8 février 2015

Steinbach hors les murs

vigne cote 425
"je suis le marin de tes yeux..." d'après Ouaknin, ce sont des  poèmes d'amour entendus à "la petite écharde" Didenheim.
Quant on naît alsacien, on a du mal à se représenter l’immensité de la mer. Se vivre en marin d'eau douce, peu se révéler un handicap, au moins pour le côté moqueur déployé par nos amis proches de la mer. Nous, nous traitons de marin de gouttière "Blachkanalisazion-mariner"!
C'est l'amour, plus souvent que la mer et l'océan qui nous font percevoir l'infiniment grand de ce monde !
Cette grâce qui nous vient de l'amour nous fait vivre alors comme des marins, renouvellement  des vagues, écumes, haut et débats, retrouvailles abandons, aventures, solitude, pour et contre toi..
.
 C'est le jour de la saint Valentin, il y avait des poèmes, des bouquets de fleur, des repas Roméo et Juliette, où mieux des menus cochonnailles, voir des soirées chansons zéro tiques. Mais ça c'était le soir.
Mais le matin ,beaucoup de personnes à Steinbach, et même pas pour l'apéritif littéraire, celui ci à été déplacer exceptionnellement à samedi 21 fevrier 10h30 à la buvette du Silberthal.

  L'identité du village se lit en partie, par ses constructions, la fin de l'aire industrielle a sonné ici et déplacé l'activité de l'usine du village vers la ville  de  Cernay, moins de pollutions, les cheminées se sont tues, les odeurs de solvants envolées et le bruits des aller-retour estompés. Mais la friche de l'usine est là ! Pas encore trop envahissante mais de quoi rêvons nous pour cet espace ?
Coup de projecteur sur le rose de la façade.  Quelques politiques sont venus saluer l’extension de la mairie qui s'inscrit maintenant dans le 21ème siècle avec son accès contemporain rattaché à de l'ancien. Dès a présent les personnes handicapées peuvent se rendre dans ce bâtiment public. Après le discours du maire contextualisant le village dans l'histoire et l'économie. D'autres ont titillé les peurs à entrer dans la grande région, comme si nous allions perdre notre identité liée au territoire communal et régional.
Quelques anciens ayant des difficultés motrices ont pu venir écouter les discours trop conservateurs voir racoleurs à mon gout, mais  c'est une avancée en soi,  c'est qu' il faut aussi ménager et aménager une place dans la France à ceux qui marchent avec des "béquilles". La notion de bien commun a encore du chemin à faire, avec des hommes politiques dont c'est le métier d'être réélu donc de plaire.

Le vitrage de l’extension de la mairie ne me plait pas. Je trouve que dans le choix du motif de sablage pour blanchir une partie de cette cage d'escalier en verre, la proposition esthétique pour que ça ne fasse pas serre, a un aspect trop industriel, certains y voient de l’emmental et Katrin Schweitzer avec son accent suisse  réagit en disant que ça lui plait bien à elle. Depuis je regarde cette partie de la mairie avec le sourire et cela modifie un peu mon point de vue.

lundi 17 mars 2014

Steinbach Becherkopf

hépatique à trois lobes

vue sur Bitschwiller depuis le Becherkopf
L'ensoleillement agréable des sous-bois, en l'absence de feuilles aux arbres, me permet de quitter mes quartiers d'hiver.
Après une longue absence à la pratique du vélo tout terrain, me voici à nouveau un peu sur les chemins.
Je peux répondre à l'appel souriant de cette fleur, pendant ses quelques jours de floraison en m'engageant  à vélo depuis le vallon du Silberthal.
 Le printemps sonne comme un  retour plus facile au plein air et offre une bien venue avec cette fleur appelée Leberblümchen, petit bijou de la foret de montagne entre la Waldkappele et le Parstettenplatz. La forme des feuilles parfois un peu décalée de la tige florale est surprenante. (sur la photo ce n'est pas le feuillage de la plante qui est visible). Cette plante est rare, même si le long de ce sentier, c'est une belle station, il y en a quelques unes.
Un peu plus loin la pause à la cabane du Becherkopf est toujours aussi agréable, pour sa belle situation et comme un  lieu convivial permettant  la rencontre des promeneurs.

Chapelle de la Loh, Steinbach

dimanche 10 novembre 2013

philosophe et fossoyeur

vitraux Manessier église de Pontarlier 
La clairière du Silberthal, pour la trouver il faut traverser le village de Steinbach après avoir laissé sa banlieue CernayThannUffholtz derrière soi. Il faut s'engager alors que des panneaux de signalisation indiquent un sans issu, traverser  la fin du village sur une route devenue simplement carrossable suivant le creux d'un vallon boisé. Ici, le monde est derrière moi.
Je le laisse derrière moi, pour lire, marcher, pédaler et rêver, je le laisse en partie derrière moi pour parler, rire et rater.
C'est samedi matin, le deuxième samedi du mois, un peu avant l'heure de l'apéritif, quelques personnes arrivent, laissant les courses, la déchetterie, le bois de chauffage, le ménage...  derrière soi.
Même le chien qui creuse, dont la tête, les pattes avant et une partie du thorax sont enfouit, ne donne à voir que l'arrière train, nous montre qu'un derrière, lui. Il est sans pudeur, l'anus bien en hauteur, seule la queue domine indiquant un mouvement de plaisir.

 
C'est une sculpture, d'un demi corps de chien, la partie émergée, un peu indécente, joyeuse, et, en tension pour contrôler soit l'enfouissement ou la sortie. La joie de creuser pour atteindre quelque chose qui n'est pas visible.
Sculptures, travaux céramique et fer sont de Christine Schweitzer, c'est exposé au Grün à Cernay pour un mois, allez voir les "t'as tout vu" une sorte de liaison entre un fauteuil roulant et un être vivant.
Peut-être quand nous serons très vieux, nous irons à son atelier en établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes "vers la terre".

Beaucoup d'entre nous sont allés au cimetière, c'est toujours une fête pour les yeux, que d'y découvrir toutes ces couleurs vives, pour notre hommage aux morts

Une bibliothèque c'est mort.
Ce qui rend vivant le livre c'est d'être lu. Que le lecteur se trompe dans la lecture qu'il lise un peu autre chose que ce qui est marqué, que le récit devienne le sien. Ce n'est plus le livre de Michel Tournier, de Jean Rouaud, d'Yves Navarre, de Pierre Lemaître, il a ma voix, il a mon accent.



  
C'est la saison des prix littéraires, pour l'apéritif littéraire j'ai ressorti les ouvrages primés par le Goncourt que j'ai lu et qui sont encore dans ma bibliothèque.Les champs d'honneur, de Jean Rouaud avec Julien le fossoyeur ont introduit le partage de cette session de novembre. "les morts c'est comme la semence, on met en terre et après, tout dépend du ciel"
Francine a enchaîné avec  des extraits de Pierre Lemaître. "Au revoir, là haut" ... Pour nous, prochain rendez-vous le samedi 14 décembre 2013, échange, partage, lecture et apéro autour des livres.



dessin de Thalia
 Le soir, accueilli par la joie, l'agitation et les cris aigus et sympathiques des filles de nos amis, nous avons mangé des fleurs de capucine au vinaigre, du jambon séché maison, du saumon fumé  et du foie gras fumé maison, les escargots venaient du jardin avec comme musique un doux bruit de beurre parfumé qui grésille. L'onglet était goûteux, nos bouchers sont venus alimenter la conversation, nos chasses aux champignons et nos voyages aussi...
sculpture christine Schweitzer