Les vitraux contemporains de l'arc jurassien, sont des points d'attractions pour nos loisirs de temps froid. Surprise du froid revenu, nous avons refait du feu le soir, plusieurs soirs sans discontinuer, et puis depuis quelques jours à nouveau toute la journée. En cherchant les buches stockées sous les escaliers, j'ai dérangé, les lézards engourdis, surpris eux aussi par un froid qui les ankylose. Cette météo de toussaint, avec des incursions hivernales, de cette pluie glacée, sont des prétextes à utiliser la voiture pour trouver des cieux plus cléments avec des rayons de soleil parfois symboliques. Un panier à pique nique bien garni, et hop, en voiture.
La voiture, c'est pas se mouiller, être bien assis au chaud si nécessaire, se sentir en prise visuelle avec l'extérieur et en sécurité. Cela peut permettre facilement de relier des lieux espacés dans un territoire vaste et montagneux.
J'envie à la Suisse, sa région du Jura pour ce patrimoine récent ( à partir de 1950) de vitraux non figuratifs, ainsi que la publication d'un carnet et d'une carte avec des lieux "incontournables" et d'autres à découvrir. Ce qui permet d'organiser de beaux parcours.
Et toujours des très belles découvertes : travail de dalle de verre coté gauche dans le chœur de l'église de Berlincourt.
Et coté droit une création très proche de forme et de couleur mais inversée. De la lumière est apportée et de la joie. J'y entrevois quelque chose qui évoque un bouton floral, en tout cas cette recherche et réalisation attire mon regard comme peut-être une fleur pour l'abeille.
L'entrée de lumière dans la nef est haute, en forme un bandeau. A partir de la même palette de couleur vive mais avec des contours bétons parfois plus épais, ils sont dus à Estève.
Être de plein pied, capté, englobé dans cette œuvre, est une sensation très agréable. S'approcher, s'y frotter pour suivre des liens de panneau à panneau, comme je lirais une bande dessinée, m'indique qu'un travail géant a été réalisé là !
Le polyptique, derrière l'autel contraste et est dû au même artiste : André Bréchet. La représentation a provoqué chez moi une sensation d'apocalypse, de souffrance, de lutte, de guerre, de mort. Le polyptique est mis en valeur sur un fond blanc, le mur est rouge. Les œuvres dégagent des sensations qui vont à l'encontre l'une de l'autre un sourire coloré et une inquiétante étrangeté.
Le mobilier du chœur autel et lutrin gagnerait à ne pas être couvert par des tissus qui cachent des œuvres si singulières et uniques pour cet ensemble. La force de l'esprit et un air de liberté ont soufflé ici, ne le voilez pas ! le tissu ne devrait pas cacher le tissu de contradiction des ambiances Jardin des délices* (voir l'œuvre de Jérôme Bosch)
| Pour le vin, le rouge est servi dans un verre à hublot, sous marin nucléaire en remplacement de l'arche de Noé pour le pain si vous en trouvez , vous avez un couteau, ou une lame à trois dents ! |
A l'église de Courtetelle, des vitraux plus figuratifs, et symboliques venaient se refléter sur le
Le vin a pris la couleur du raisin, la forme des baies est restée intacte, mais la statue de la liberté a trop bu.

















