dimanche 9 juillet 2017

Die Weser zeigt nach Regen ! "la Weser indique la pluie"

A la vision des représentations, issues des contes des frères Grimm, des routes et des histoires qui leurs sont consacrées, à Brème, à Hamelin et dans d'autres lieux encore, une lecture de retour s'impose à moi, pour découvrir ou rafraîchir ma mémoire.
Y aura-t-il une marchande d'oie ?


Bivouac à l’abri du seul relief cotoyé et construit par l'homme pour se protéger :la digue.
Puis le lendemain  une ferme isolée  marque notre entrée dans un paysage présentant à nouveaux des reliefs.

Dans notre "notation gustative", les  soupes au vu du temps nous ont ravis par un savoir faire et de la générosité d'abord celle de poisson, dégustée chez Fisch und Meer à Wurster Nordseeküste, puis une soupe de lentille ont été finalement distancées par le potage d'un menu du jour annoncés aux asperges, l'onctuosité, le gout,  la finesse, la fraîcheur des ingredients étaient là , avec de très beaux légumes, saupoudré d'un fine émincée de jambon rose servi avec un pain frais croustillant et un ramequin de fromage double crème.  

Un petit crapaud est venu jouer à saute escargot sur la piste cyclable, en fond de photo Francine maintient le tandem pendant la photo, mais le crapaud est quand même allé trop vite ! 

A Hamelin, dans une petite pension, nous avons dormi dans un lit à baldaquin, les rêves de princesse de Francine ne l'ont pas empêchée de se plaindre d'un sommeil peu réparateur, elle s'est endormie avec le dossier en position lecture et les jambes relevées grâce à la commande électrique du sommier à sa disposition. Les rats n'ont riens rongés, le joueur de flûte n'est pas passé. Mais la ville est coquette, la renaissance de la Weser marque l'habitat et ce que je pense être une mise en scène de la fortune des habitants du 16 ème siècle.
Les nombreuses maisons rurales à toit de chaume enfin plutôt de roseau c'étaient estompées peu à peu laissant place aux tuiles , mais les petites briques rouges nous ont accompagnées longtemps s’intégrant parfois dans les entrelacs des colombages.
Des éléments de facade sont peints avec des motifs géométriques et des tonalités vives !



Le bonnet de la tour d'angle aurait-il plu aux brigands de Tomi Ungerer ?
la Weser sous la pluie

temps de cochon sur la mer du Nord

ambiance nocturne avant le départ
Les grues de déchargement de navire, comme de monstrueuses pinces à sucre pour conteneur, et d'autres plus anciennes laissées comme décors de l'Elbe,et ses ports, jalonnent notre piste cyclable vers la mer du Nord.
Le taux de chaumage sur les toits devient important lors des detours campagnards de notre route.

L'arrivée à Cuxhaven,  sous la pluie et avec un vent de face qui perciste , nous amène à l'hotel le plus rouge jamais occupé, camouflage pour camion de pompier !
Le port de pêche en mer et les entrepôts pour vente de poissons, nous permettent de dégoter une "cantine" avec les poissons du jour, 3 sortes de poissons grillés proche d'une friture gargantuesque, nous sont servis !
Je sort à peine d'une gastro-entérite  qui m'a forcé à rester un jour de plus  à Hambourg, avec une attention proche de la diète, pour récupérer !
L’opulence germanique ne s’arrête pas aux six filets de poissons servis par personne, les pommes vapeurs sont  garnies d'une louche de mayonnaise au beurre. Fischbörse au 54, rue président Herwig à Cuxhaven.

 Nos chaussures de vélo n'arrivent plus à sécher dans la nuit, l'herbe d'ici est  la plus verte, les vaches au pâturage  sont douchées et sentent le propre, le lait est doux.  Les herbages ondulent sous le vent que l'ont doit toujours affronté. Des chaises "bains de soleil"sont parfois disposées aux abord des sables déplacés par le souffle et les vagues, elles sont conçues pour la lutte contre le vent des hypothétiques occupants. 
"Avec le vent du nord pour unique compagne...   

Petit pain avec un filet poisson cuit au four, acheté dans une cabane sur un parking et une  soupe de poisson mangée dans un restaurant  un peu plus tard, la mer du nord nous réchauffe par le ventre. 


Le temps de cochon, "Soï wetter " nous accompagnera avec un tout petit répit à Brème. Après la descente de l'Elbe, nos vacances à la mer sans bain mais avec douches, se continuent par la remontée de la Weser, but the weather like rain!

samedi 8 juillet 2017

voyage en tandem de HAMBOURG à STEINBACH

Départ en avion à destination de Hambourg,deux grands cartons d'équipements sportifs voyagent avec nous. Notre tandem est démonté au maximum pour une recherche un peu contradictoire d'encombrement minimum. La remorque voyage en carton avec du materiel de camping, notre sac de voyage complète notre maison itinérante pour aventures estivales !
C'est notre 10 ème voyage d'été à vélo et c'est parti pour plus de 1300 kilomètres et 80 heures à avancer à la force de nos jambes,  en quinze jours.
Notre attirance pour la ville d'Hambourg, point de départ vers la mer du Nord, s'est constituée autour des petites briques rouges qui ici ont servies à construire des entrepôts et des logis spectaculaires. Il y a une similitude  avec l'aventure à vélo et sa réalisation avec l'assemblage  de milliers d'effort sur les pédales !
Nous avons visité Hambourg comme une Venise du Nord.


L'architecture du quartier des entrepôts nous a séduite, mêlant un beau travail de respect du patrimoine "laborieux" celui des briques rouges, et les constructions contemporaines d'immeubles d'habitation et de bureaux, avec un point fort de magnificence  pour l'Elbephilarmonique, érigé sur une base d’entrepôt et finissant par un toit en iceberg.      

oeuvre de Caspar David Friederich



Posture de conquête et domination, et concert de machine à écrire dans un musée d'art très agréable.
Le quartier Saint Pauli, avec ses bars de pirate, de musique alternative, de petites boutiques cosmopolites, de bistros au mobilier disparate, les tables et les bancs de brasserie invitant les poses rencontres autour d'une bière sirotée en plein air. Et une boutique : Veltins ! Un bric à brac invraisemblable en sous sol, mais aussi des trésors, des lettres d'imprimerie, des os, des valises, des vieilles lunettes avec des mises en garde : ne pas toucher ! sinon des yeux risquent de sortir ! Ne pas pas toucher sinon Merkel vient vous gronder !
des bateaux en modèle réduit avec de la poussière, des oeuvres d'art en éclats de canette de bière.....
Après 3 jours de ville, en route vers la mer du Nord, il ne fait pas chaud, la pluie violente s'impose et il  vente dur, la beauté sauvage nous attend  et l'ont  va se battre !

lundi 5 juin 2017

suivi des floraisons

Les siliques de la lunaire sont en formation, à la fin de l'été ils seront gris argentés. Un rayon de lumière nous montre les graines en stade embryonnaire et leurs  réseaux d'alimentation, et en échographie ça donne quoi? 

Les fleurs de sureau noir sont venues macérer dans du vin blanc, pour faire une sorte de "pipi de marmotte" et c'est bon à l'appéritif

Pour le dessert l'achillée aux millefeuilles aurait pu m'inspirer...




dimanche 28 mai 2017

collectionner quelques jours chauds

 La chaleur torride digne des savanes africaines est venue envahir les reliefs alsaciens, La famille girafe c'est agrandie, une girafone est surveillée de haut par ses parents. Une petite rose me permet d'identifier son sexe, sculpter avec le sourire et l'ingéniosité est une des marques de fabrique d'Issenlor.  L'ouverture de son jardin le samedi et dimanche à Lautenbach crée une belle destination, même si il fait un peu chaud à vélo.
Un beckaoffa cuisait déjà alors que nous pédalions vers Thannenkirch. Une fois  le tandem remisé au garage, la vue de notre chambre donne sur les vergers du village, un peu de plaine et la forêt noire. De la plaine nous nous extrayons par cette montée vers le haut koenigsbourg, et à vélo le haut k est encore plus haut. Comme dirait l'un de mes amis déjà en voiture je transpire d'accélérer, alors à vélo !!?,

Les champs de colza et de blé sont à nouveaux décorés par les coquelicots, bleuets et camomilles.

dimanche 14 mai 2017

jours de pluie

pluie sur Steinbach  mai 2017



L'apéritif littéraire a pu se dérouler à la terrasse de la buvette du Silberthal, soleil-lecture-rencontre amicale autour d'un verre, de livres et de prises de parole. La touche printanière de mes lectures commence par quelques fleurs, je suis venu avec un vieux  livre guide des plantes, j'aime quand le printemps tel un peintre met des touches de couleur partout. Mais j'aime aussi le charme des fleurs vertes, celles qui peuvent faire liaison entre les feuillages et les debauches de couleurs. Parmi ces fleurs : l' hellébore, elle est en fleur dès le mois de février et on peut encore en trouver maintenant à coté de graines en formation.
 "ma commère ! il vous faut purger avec quatre graines d’hellébore !" recommandait le lièvre à la tortue dans les fables de La fontaine.
 Les propriétés de cette plante toxique étaient utilisées pour une purge psychique ! On ne pouvait affirmer que l'on était pas fou que si l'on s'était purgé avec deux graines d'héllébore. Le lièvre y va fort sur la dose conseillée !
Affirmer que je ne suis pas fou ! m'est difficile ! l'usage de l’hellébore ne me parait donc pas indiqué. J'aime suivre sa floraison dans les parties de forêt clairsemée de Steinbach.

 Eloge de la marche, de David  Le Breton, reprend en termes simples une des manières de prendre de la distance avec la vitesse dans  nos vies.
Je lis un petit extrait d'une nouvelle orientale de Marguerite Yourcenar. et prête un fond de vérité de Zygmund Miloszewski.  

Coté cuisine, le séchage d'aspérule odorante pour les cuissons au foin de rôti de  porc, et la mise en macération dans du vin blanc pour nos apéritifs de mai, m'a occupé.
  
.Une balade d'un soir, dans la foret nous a fait croisé deux sangliers, ils étaient en contre bas et sont  partis bruyamment chacun,  dans des sens différents. L'angoisse de traverser les bois par la clarté assoupie de la nuit venant,  a trouvé un motif de nous effrayer !
Et au sortir de la foret :  La pénombre dans les vignes éclairait de manière irréelle le chevreuil albinos comme une féerie animale !

Pluie sur parcourt à vélo le lendemain, demi tour sous des averses impressionnantes et pique-nique au bord de la Thur avec comme compagnie des vaches particulièrement bien douchées.


Il pleuvait déjà le week end dernier, nous avions rejoint Pontarlier par le jura suisse et fait une pause à Saint Ursanne ou le déambulatoire du cloître permet la promenade au sec.


samedi 6 mai 2017

tandem sans frontières et forêts d'ici

De Bâle à Reinfelden, le dimanche de l'entre deux tours, nous fait nous échapper de la campagne française. J'espère que notre paysage politique qui montre une certaine forme de déliquescence,  ne les effraye pas trop ! Nos liens culturellement fort avec nos voisins germains, nous permettent quelques escapades, peut-être sommes nous en marche à vélo ?

Steinbach station lunaire, la forêt qui agrémente le vallon humide sent bon, durant la floraison rose,
Les feuilles en cœur, j'aime cette plante. Le vallon d'argent tire peut-être son nom de la plante à salique (monnaie du pape) plutôt que la présence très avarde en metal argent dans les sous sols.

dompte venin, feuilles opposées cordées allongées et plante toxique

peucedan officinalis, j’intégrerais bien son feuillage dans un bouquet,
mais halte là ! c'est protégé !  










   SORTIE 1/2 JOURNEE MERCREDI 10 MAI 2017
 Rendez-vous : 14h au parking de la clairière du Silberthal, à STEINBACH près de l'ancienne carrière.

 Promenade de printemps à travers le vallon fleuri, la saison avec peu de couleurs est passée, le vert des sapins est concurrencé par plein d'autres verts. Les fleurs de printemps essaient encore de nous sourire.
 Cette sortie se veut un moment de partage interactif, autour de quelques plantes rencontrées. 
Parcours : 6 km – dénivelé +/-250m. La marche est sans trop de difficultés : montée par la mine du Donnerloch vers le Schletzenbourg, puis les cascades de l'Erzenbach, retour par le vallon le long du ruisseau
 Retour vers 17h
. Guide : Guy Holder travailleur social, et aventurier de notre proximité.
scrofulaire du printemps

lunaire 

helebore