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vendredi 23 décembre 2022

apéro littéraire

 

J’avais Naïa en pension, Naïa c’est la chienne Husky de Léa et de notre fils, c’est une sportive et à chaque séjour chez nous, nous nous entraînons mutuellement. Je me suis levé tôt ce matin, déjà que j’ai loupé le poissonnier hier, parce que je dormais encore à huit heure. J’étais dans les bois d’Uffholtz quand Jean-Paul m’a envoyé un texto, pour récupérer les casseroles avant midi au foyer St Erasme, retour à la maison, préchauffage de la voiture et hop en route pour charger 2 casseroles en inox taille collectivité. « Merci, non j’ai pas le temps de boire un café, à très bientôt, j’ai apéro littéraire ! »


œuvre de Pénélope Holder

Pénélope m’attend devant la porte de la maison, c’est l’heure, j’arrive en retard je sentais le transpiré. Je me suis mis au bout de la salle. Patricia évoquait « Isabelle » de Gide, elle voulait le rendre à Claude.  

Pénélope se rappelle de cette lecture ennuyeuse dans le cadre scolaire. Patricia dit qu’effectivement il ne s’y passe pas grand-chose, mais qu’elle y pense encore, c’est pas banal ajoute-t-elle.




dégustation de Noel : raffinement et opulence




Rémy est venu avec un ouvrage de Delphine Orwiller, le titre peut s’entendre comme : il n’y a pas de hasard ! Et puis finalement c’est Ajar. notre Émile des prix littéraires. Pour Remy, l’écrivaine est ouverte, large d’esprit et libre, elle parle très peu de religion. La question identitaire est une construction, si j’ai bien compris le fils d’Emile Ajar construit un faux, comme son père quand il fait le choix de la double identité, et a réussi à obtenir par ce subterfuge le prix Goncourt à deux reprises.

Rémy est allé écouter le chargé de mission auprès de l’éducation national sur les questions du racisme et des jeunes, il fait parler les gens, sans juger. Aurélien Arimini ramasse tout sur ce sujet.

Je n’ai pas entendu ou retenu le nom de l’étude ou de l’essai présenté. J’étais en vacances à Rimini.





« Comme une tarte au citron meringuée » de Charlotte Lehmann c’est un livre acide. Clémence mène une vie paisible, elle a le don d’arrondir les angles.

 « fais-en une tarte » est son chemin conducteur. Elle a un patron qui l’exploite et un mari qui l’a trompe, et qui veut quitter sa femme...faire des gâteaux et les partager.... ça nous mène où ?




Hachoir allemand ancien émaillé blanc à l'intérieur "REMSCHEID" n°5
fabriquant Alexanderwerk


Z comme zombi, il est question de zongo journalisme de Jegor Gran fils de dissident russe, dit que beaucoup de personnes ont le cerveau gangrené par le despotisme russe. Le Z qui veut dire ouest porté sur soi serait un symbole de soutient à Poutine. Ce qui permet d’endurer le présent chez les personnes de culture slave, c’est cette projection vers l’avenir, rendant la vision sur le présent aveugle . Alors que dans la culture celte le matin on naît et le soir on meurt.





Thérèse présente Alabama 1963 de Ludovic Manchette roman policier avec le détective Bud , alcoolique sur les bords, qui mène l’enquête sur des fillettes noires assassinées alors que la police blanche ne bouge pas. Une amitié improbable naît avec sa domestique noire qui le prend en main.

Plus l’enquête se met en place, plus on lui reproche le lien qu'il construit avec son employée. Une croix en bois brûle devant chez elle…


Encore un p’tit tour aux états unis par le Dakota du nord avec la rose de Erdrich Louise, dont la mère est indienne.

C’est autour d’un accident de chasse. Landreau tire un cerf et c’est un enfant qui tombe. Dans la culture indienne c’est le prêt ou le don du plus jeune fils à la famille victime qui doit se mettre en place…


Avec Pénélope on reste dans l’état d’Ohio elle présente un livre de Tiffany Mac Daniel : l’été où tout bascule avec une mère croyante qui chute et analyse sa survie par Dieu qui lui refuse sa main. Le fils est procureur et invite le diable, personnifié dans un ado noir. Nous sommes en 1980. Cela parle de ségrégation blanc/noir. De l’origine parfois personnelle de mouvement raciste, la construction de la haine du fait que sa femme ait eu un amant noir…


Pénélope continue avec Otsuka, toute la population toutes classes confondues se retrouve à la piscine, où les catégorie sont différentes : rapide, moyen et lent . Une fissure apparaît dans la piscine quelle métaphore propose-t-elle ?


En maison de retraite Alice si elle paye plus peut avoir une belle vue depuis sa chambre, et si elle paye un peut moins elle peut avoir une fausse vue.









Claude était au concert de Rodolphe Burger, le samedi soir de l’apéro, je crois qu’il est venu seul, nous aurions pu lui rendre « Isabelle »


Retrouvaille le 14 janvier 2023 à 10h30 au Stein


« Un chien à ma table » viendra t’il à l’apéro littéraire ?


dimanche 14 mai 2017

jours de pluie

pluie sur Steinbach  mai 2017



L'apéritif littéraire a pu se dérouler à la terrasse de la buvette du Silberthal, soleil-lecture-rencontre amicale autour d'un verre, de livres et de prises de parole. La touche printanière de mes lectures commence par quelques fleurs, je suis venu avec un vieux  livre guide des plantes, j'aime quand le printemps tel un peintre met des touches de couleur partout. Mais j'aime aussi le charme des fleurs vertes, celles qui peuvent faire liaison entre les feuillages et les debauches de couleurs. Parmi ces fleurs : l' hellébore, elle est en fleur dès le mois de février et on peut encore en trouver maintenant à coté de graines en formation.
 "ma commère ! il vous faut purger avec quatre graines d’hellébore !" recommandait le lièvre à la tortue dans les fables de La fontaine.
 Les propriétés de cette plante toxique étaient utilisées pour une purge psychique ! On ne pouvait affirmer que l'on était pas fou que si l'on s'était purgé avec deux graines d'héllébore. Le lièvre y va fort sur la dose conseillée !
Affirmer que je ne suis pas fou ! m'est difficile ! l'usage de l’hellébore ne me parait donc pas indiqué. J'aime suivre sa floraison dans les parties de forêt clairsemée de Steinbach.

 Eloge de la marche, de David  Le Breton, reprend en termes simples une des manières de prendre de la distance avec la vitesse dans  nos vies.
Je lis un petit extrait d'une nouvelle orientale de Marguerite Yourcenar. et prête un fond de vérité de Zygmund Miloszewski.  

Coté cuisine, le séchage d'aspérule odorante pour les cuissons au foin de rôti de  porc, et la mise en macération dans du vin blanc pour nos apéritifs de mai, m'a occupé.
  
.Une balade d'un soir, dans la foret nous a fait croisé deux sangliers, ils étaient en contre bas et sont  partis bruyamment chacun,  dans des sens différents. L'angoisse de traverser les bois par la clarté assoupie de la nuit venant,  a trouvé un motif de nous effrayer !
Et au sortir de la foret :  La pénombre dans les vignes éclairait de manière irréelle le chevreuil albinos comme une féerie animale !

Pluie sur parcourt à vélo le lendemain, demi tour sous des averses impressionnantes et pique-nique au bord de la Thur avec comme compagnie des vaches particulièrement bien douchées.


Il pleuvait déjà le week end dernier, nous avions rejoint Pontarlier par le jura suisse et fait une pause à Saint Ursanne ou le déambulatoire du cloître permet la promenade au sec.


samedi 10 mai 2014

Apéritif littéraire à Steinbach

 L'apéritif littéraire est un espace de rencontre et d'échange.Il y a toujours des lectures, des prises de parole sur des livres qui nous touchent, et, nous emportent parfois dans une nouvelle lecture grâce à ce lien vivant issu de l'attention à l'autre. Et puis il y a le geste  "tiens, ce livre là il est pour toi ! " Prêt, don, découverte, y  font bon ménage. J'arrive à peine à lire ce que je me choisi, mais j'aimerais remercier ceux qui choisissent pour moi et me tendent un livre.
Je peux rarement dire "je n'ai rien à lire". Je pense aux filles qui disent "je n'ai rien à me mettre" mais elles ne sont jamais nue quand elles prononcent cette sentence. Mes seules pannes de lecture c'est quand moi je n'arrive pas à lire. Je ne réussi pas à lire tout ce qu'on me confie, avec mes lectures de polars, de poésie, d'érotisme, de psychanalyse, et de bouche à oreille : j'aime bien glisser une petite surprise à chaque apéro parfois de la poésie, de l'humour, et des recettes de cuisine : comme ça l'apéritif littéraire continue à faire recette. Pour cette fois ci extrait de la "cuisine de madame de Saint Ange" Les principales garnitures et le dressage du jambon chaud, j'indique que chez "Edel" boucher à Cernay, il y a un magnifique jambon braisé encore chaud de sa cuisson matinale, le samedi matin. Jambon aux épinard avec sauce madère.. une recette printannière.
Si l'apéritif  présentait un petit creux , où pour un risque de devenir prise de tête, j'aurais aussi pu proposer la lecture des "apprêts de la cervelle..."mais je me suis abstenu.

J'ai imaginé quelques menus, pour créer des restaurant dans les anciennes gendarmeries à vendre de Thann et de Cernay
spécialité : poulet aux amandes, cuisson à point
amuse bouche : gendarme/mett  et pas de Saint Tropez cette fois çi, amendes salée
entrée  en garde à vue avec panier à salade
ou entrée entre deux gendarmes, bataille d'avocat/gendarme
menu poisson gendarme qui investit un lieu accompagné d'aubergine
menu viande gendarme qui met la main au collet fumé
café suivi de tranquillité publique et n'oubliez pas de serrer les menottes..

C'est la saison de l'aspérule, les sous bois nous y invitent et ensuite la fabrication du vin de mai, permet de réjouir nos papilles de cet arôme sympathique de foin et d'amande.




et pour l’apéritif littéraire c'est tous les deuxièmes samedi du mois démarrage à 10h30 autour de la buvette du Silberthal.