lundi 16 juin 2014

vacances entre mer et mythes

Des vacances dans un immeuble de 11 étages sur la mer, en voilà une drôle d'idée...faire avec une densité de population à bord, qui équivaux à une petite ville, dans un décor souvent kitsch.
 Les messages de sécurité, et la répétition générale en cas d'alerte me gonfle alors que je n'ai même pas mis de gilet, j'aurais voulu faire la sieste, mais le haut parleur de la cabine 2272 est trop fort. Je me sent un peu "Eric Tabarly" croisant le "Titanic" et le "Concordia" en 2012, chronique d'un naufrage annoncé en de nombreuses langues. Je n'ai même pas encore quitté Venise, la ville qui coule sous sa richesse, opulence et décadence avec un parfum de décor mortuaire en or, marbre et gondoles et ses palais style arabo-gothique, retour de croisade. J'aime me perdre dans cette ville,comme un acte de conjuration à la mort. Le "sans voitures" lui va bien, avec l'absence de  bruit de circulation, c'est une ville où l'on a encore pied. Les bus, les taxis, les pompiers, les livreurs, les pompes funèbres sont sur l'eau, et même quelques français venus randonner à la force des rames, dimanche de pentecôtes.

Pour nous les amarres sont lâchés, et c'est magique ! Du haut du  11ème pont du navire, la ville de Venise défile sous nos yeux, une vision panoramique, lente et longue à souhait pour bien s'en imprégner. Moment inoubliable, de proximité avec la ville, ses canaux, ses perspectives, ses monuments, que nous venons d' appréhender à pied durant 2 jours.. Ma position me souffle: "je suis sur un édifice contemporain et  je domine l'histoire".          
Bari, pause. Les amateurs de pâte l'avait annoncé d'un beau geste : Bari là !  Un petit concentré d'Italie nous appelle à quitter le bord, les "mamas" fabriquent les pâtes locales dans leurs cuisines sur les planches posées à même la table couverte d'une toile cirée et de farine, d'autres nettoient les venelles et les cours. Le chic italien en chaussures cirées impeccables croise l'utilitaire rafistolé, sac à main inspiré par un triporteur emblématique. Création qui cacherait presque la façade du  quotidien laborieux. Ils m'épatent.
 Mais par ailleurs et comme pourrait le faire un discours, dommage qu'ils parlent trop et trop fort.      



Athène, quartier de la "placa" vue sur les vestiges grecques depuis un quartier populaire, déclin et tranquillité à l'ombre d'une terrasse ombragée, nous y gouttons. Ici aussi ce n'est pas que luxe, calme et voluptée, la croisière comme une opulente scintillance montre d'autres facettes que celle de la mer où l'homme se repose après s'être battu parfois encore au travail,  pour manger, dormir...
Ce n'est pas qu'un jeu d'oisif, sans fleurs des champs d'ailleurs, c'est une autre vision du monde, qui nous arrive celle de la vie d'un homme à l'approche des 50 ans qui touche cette vision élargie, c'est plus....














Je me suis autorisé à naviguer sur ce paquebot, à la poupe en regardant les sillons fait dans la mer, un peu comme mes propres traces quand je marche.





jeudi 29 mai 2014

L'eau de là,

Visite guidée à la fondation Schneider, art contemporain et eau. Il est  vrai que nous sommes bien lotis concernant les eaux de boisson en Alsace, même si certain préfèrent le vin d'ici à l'eau de là .
Nos humeurs changeantes s’accommodent très bien des seules eaux minérales contenant du lithium. Boire Wattwiller c'est prendre soin de sa soif, et pourquoi pas contenir pour une infime partie les débordements de l'esprit ?
Les grandes coupes à glace pourraient recueillir quelques nuages, mais au fond de la coupe c'est l'illusion d'un spectacle d'eau qui vient vers nous. "Baptiser" revu par l'art contemporain !
Une nef remplie de quelques troncs, on pourrait se croire à l'église. La grande salle devient une pièce à grume , mais ici les 6 troncs sont érigés.Une grosse pluie tombe et fait le spectacle au sol juste sous le tronc, tout se joue sur la même ligne verticale, celle du spirituel.
 Je m'imaginais alors une rencontre pour s’abriter de la pluie.    
Ecrire un recueil sur l'eau, ça peu prendre plein de formes c'est aussi donner la possibilité à la pluie d'y participer, l'art du goutte à goutte amplifié, et récolté.
Cette forme de pluviomètre est pourtant sonorisée par un bruit qui évoque l'évacuation, l'eau qui entraîne les souillures. Recueillir et effacer...  
En sous sol, un chemin d'eau sur une table qui évoque visuellement le courant mouvant d'une rivière, alors que la sonorisation est celle des vagues, l'eau disperse. Autour de ce chemin de table, les dessins techniques, préparatoires des œuvres, les croquis de voyage, les idées. L'espace est utilisé comme une crypte, origine et construction de l'oeuvre. Une place nous est faite dans le processus d'élaboration, j'essaye de capter, mais une partie m'échappe c'est comme si je jouais avec l'eau, bien joué l'artiste! 

Les sphères évoquent une forme d'opulence, il y a de l'eau  dans le lait. Les formes rondes de la sculpture de Niki de Saint Phalle, jouent un peu dans le même registre.
Le voyage de l'eau, permet d'inscrire l'eau comme une force d'inspiration artistique d'évasion et de ressourcement.
La visite a eu lieu sur une belle idée au conseil d'administration de l'association du foyer de Steinbach,  voisinage et culture, vont bien ensemble,  merci

dimanche 18 mai 2014

Steinbach dans tous les sens

,
Ce petit rongeur coquin et plutôt voyou est venu se nourrir de nos pommes, et du pain dur, il s'était installé chez nous, à l'arrière du meuble sous évier, jugeant la place tranquille. Nous l'avons côtoyé plusieurs soirs avant de pouvoir le capturer et le relâcher. Il a filé, le lérot .  
 Nous avons ouvert notre jardin plutôt sauvage, Gérard a bien aimé la recherche de modération autour du mot "sauvage". L'emprise de l'homme sur la nature dans le but de chercher à se nourrir, ou de gouverner l'ordonnancement des végétaux, est très partiel chez nous. C'est un Jardin nomade, d'une vie active en vadrouille, à vélo, dans un livre, au bureau, où à domicile.
 Steinbach dans tous les sens n'était pas un concours des plus belles plantes, il n'y avait pas qu'à voir. J'ai proposé et animé 'un atelier autour du toucher :
" UN DES SENS"
découvrir une plante par le toucher nous l'avons tous fait, pour l'ortie parfois, ou les ronces.
 Ces souvenirs ne rendent pas simple l'appréhension des plantes par le toucher.
 Et puis sommes nous suffisamment tactile, pour reconnaître rien qu'en touchant ?
Pour  découvrir d'autres plantes, d'autres sensations: des très douces,  des veloutées,des rêches, des lisses, des nervurées.... certaines avec des tiges carrées, une autre avec une section de tige en étoile, 
Au moyen d'un sac long et étroit avec un feuille glissée dedans :  vous  arpentez un lieu clos pour retrouver la même sensation, et le nom de la plante.
Les sacs réalisés à partir de jambes de pantalons usagés  étaient accrochés  sur les fils à linge, et distribués avec quelques consignes. Des familles, quelques adultes et surtout des jeunes enfants  se sont laissé prendre "la main dans le sac" et ont sillonné le jardin. Recherche, trouvaille et déambulation ont accompagné  l'ouverture ludique et sensorielle de ce lieu presque caché derrière notre maison.      
le guetteur sculpture Francine Stentz
Il y avait 14 autres ateliers et activités au village, c'était la fête !
Avec une tombola, la musique de l'harmonie, l'inauguration d'une oeuvre collective éphémère, de la bière pression, des viennoises et des frites, les tables et les bancs étaient bien remplis, l'herbe attenante était également accueillante avec des enfants qui jouent tout autour. Avec le bonheur d'une belle journée, beaucoup de mobilisation  et de belle énergie pour cette animation innovante et inventive, une des récompense a été   l'ambiance et la convivialité de cet événement.
bourrache alba

oreilles d'ours et prêle des champs

samedi 10 mai 2014

Apéritif littéraire à Steinbach

 L'apéritif littéraire est un espace de rencontre et d'échange.Il y a toujours des lectures, des prises de parole sur des livres qui nous touchent, et, nous emportent parfois dans une nouvelle lecture grâce à ce lien vivant issu de l'attention à l'autre. Et puis il y a le geste  "tiens, ce livre là il est pour toi ! " Prêt, don, découverte, y  font bon ménage. J'arrive à peine à lire ce que je me choisi, mais j'aimerais remercier ceux qui choisissent pour moi et me tendent un livre.
Je peux rarement dire "je n'ai rien à lire". Je pense aux filles qui disent "je n'ai rien à me mettre" mais elles ne sont jamais nue quand elles prononcent cette sentence. Mes seules pannes de lecture c'est quand moi je n'arrive pas à lire. Je ne réussi pas à lire tout ce qu'on me confie, avec mes lectures de polars, de poésie, d'érotisme, de psychanalyse, et de bouche à oreille : j'aime bien glisser une petite surprise à chaque apéro parfois de la poésie, de l'humour, et des recettes de cuisine : comme ça l'apéritif littéraire continue à faire recette. Pour cette fois ci extrait de la "cuisine de madame de Saint Ange" Les principales garnitures et le dressage du jambon chaud, j'indique que chez "Edel" boucher à Cernay, il y a un magnifique jambon braisé encore chaud de sa cuisson matinale, le samedi matin. Jambon aux épinard avec sauce madère.. une recette printannière.
Si l'apéritif  présentait un petit creux , où pour un risque de devenir prise de tête, j'aurais aussi pu proposer la lecture des "apprêts de la cervelle..."mais je me suis abstenu.

J'ai imaginé quelques menus, pour créer des restaurant dans les anciennes gendarmeries à vendre de Thann et de Cernay
spécialité : poulet aux amandes, cuisson à point
amuse bouche : gendarme/mett  et pas de Saint Tropez cette fois çi, amendes salée
entrée  en garde à vue avec panier à salade
ou entrée entre deux gendarmes, bataille d'avocat/gendarme
menu poisson gendarme qui investit un lieu accompagné d'aubergine
menu viande gendarme qui met la main au collet fumé
café suivi de tranquillité publique et n'oubliez pas de serrer les menottes..

C'est la saison de l'aspérule, les sous bois nous y invitent et ensuite la fabrication du vin de mai, permet de réjouir nos papilles de cet arôme sympathique de foin et d'amande.




et pour l’apéritif littéraire c'est tous les deuxièmes samedi du mois démarrage à 10h30 autour de la buvette du Silberthal.

lundi 5 mai 2014

Les aventures de Lou et Léo

Nous nous sommes prêtés et "éclatés" à être disponible pour Lou et Léo, pendant notre séjour printanier dans le sud, et nombres de beaux sourires nous ont récompensé.
Lou et son air espiègle est allé voir les moutons, les chiens, il écoute les oiseaux, les avions et les klaxons. Le mot que j'ai le plus entendu c'est "papy" ! Nous avons joué avec l'eau des fontaines de Vences, Mougins et Valbonne en suivant les chiens, parfois les chats, et visité quelques galeries de peinture et sculpture.
Les poissons du parc de Mouans Sartoux et le muret arrière sont devenus des alternatives à l'aire de jeux, il n'y avait presque plus de pissenlit en graine après quelques visites, et des tempêtes dues à notre souffle.
Les graviers, le sable et les cailloux sont encore des matières qui animent les mains et l'apprentissage de la dextérité, Lou en a fait bel usage. J'ai eu droit à des cailloux préparés et cuisinés pour une dégustation. J'ai eu plaisir à partager " le faire semblant".
Nous avons marché sur une poutre, essayé de faire de la marche arrière et des pas de coté.
Et fait des bisous à son "doudou" pour dire bonne nuit! Quelle vitalité !
          
Léo avec son regard malicieux est très attentif à son grand frère : cette proximité, rend certainement notre "intervention" inhabituelle un peu plus rassurante. Nous l'avons accompagné au plus proche de son rythme biberon couche et dodo. Nos bras plutôt que la poussette double l'on fait voyager et nous l'avons observé avec beaucoup de plaisir à saisir les petits jouets et peluches pour les porter à la bouche et les découvrir ainsi. A part dans la voiture, il est plutôt tranquille.
  

dimanche 4 mai 2014

Plateau de Briasq randonnée dans les Alpes maritimes

Départ d'Escragnolles où l'on quitte la voiture pour les grosses chaussures, et elles sont indiquées sur ces sentiers caillouteux de l'arrière pays niçois. Cette randonnée ouvre nos aventures printanières dans le sud, par le tour du massif du Briasq et cela nous confronte à différentes expositions au soleil, mais aussi des pentes diverses, la présence ou non de l'eau et à partir de cela  nous allons rencontrer des variations végétales très intéressantes.
Le confort  a sans doute contribué à délaisser le hameau de Rouyère avec l'eau courante à 150 mètres des habitations, mais les ruines de ce groupe d'habitation offrent de très belles fenêtres sur un ciel bleu délicatement moutonné.  

Sur les vestiges de deux fours à pain, l'un me parait presque encore près à l'emploi, à quand le prochain pain des Rouyères ?
Pour la mise en bouteille de l'eau locale et la dégustation, nous n'avons pas attendu.
Est-ce qu'un glacier passait par là ?
En tout cas une belle pente remplie de pierre blanche c'est immobilisée plus ou moins en une surface presque blanche. Les chênes verts n'ont pas réussi à y pousser dans ce chaos rocheux. Nous avons repéré quelques tentatives grillées.
Une semaine après la randonnée, j'avais encore grâce à un petit bouquet,  l'odeur dans mes poches du thym serpolet.

orchis brûlé

globulaire

lundi 21 avril 2014

Steinbach station lunaire


Le vert tendre des sous bois encore bien lumineux est agrémenté de nombreuses taches mauves. Le vallon du Silberthal  est rendu très accueillant par la présence en masse, de cet "amour" de plante, venez aussi voir les feuilles et rechercher les différentes nuances de mauve entre rose et bleu. La remontée du ruisseau et des petits vallons adjacent offre une belle station "lunaire". Bien que localement très bien implantée c''est une plante rare  des forêts de gorge humide caillouteuse et riche.
ceci n'est pas une lunaire, mais fleurie en même temps

vue depuis la  cabane du Becherkopf

sculpture et accessoires : Francine Stentz  


dimanche 20 avril 2014

THUR en TANDEM

La magnifique clôture du tribunal de Cernay, mérite une attention particulière, cette oeuvre ancienne en fer forgé, est inspirée par un assemblage d'éléments végétaux et d'outils. Ici une serpe, plus loin un marteau et aussi une scie, le décor à la serpe est caressé par un liseron aventurier. Je voulais prendre des photos avec le givre hivernal, mais il y en a peu eu, mais avec un ciel bleu printanier, nous pourrions faire oublier la rouille.  
Les pentes du Rangen au  dessus de Thann, donnent-elles un gout salé au vin d'ici ? Mais les 45° de pente, rendent l'idée de descente, vertigineuse, même à jeun.
oeuvre de José Pimel
Des commères...s'adonnent à la médisance, mais Francine et moi nous avons bien apprécié la biennale de Thann. Suivre les courants esthétiques c'est souvent pour nous une recherche d'équilibre : en nous y rendant à tandem. La culture à velo c'est une modeste ouverture au monde, autour de chez nous.
sculpture d'Hervé Spycher
et les magnifiques inventions travaillées autour d'une jeune femme à corps de métronome et l'autre de violon.


Art de Haute Alsace nous a fait découvrir ce beau verger d'hiver par un peintre local, dans le but de faire mémoire autour des œuvres  des cents dernières années  de peintres alsaciens, Saint Amarin  se prête bien à cette exposition  d'histoire contemporaine,  de montrer ce qui est caché habituellement.
Et, nous enchaînons sans dérailler  sur le tour de la retenue d'eau de Kruth Wildenstein à Tandem, avant de redescendre en bord de Thur puis remonter le vallon du Silberthal.

mercredi 9 avril 2014

derrière les livres, rencontre entre ceux qui lisent et ceux qui écrivent QUAIS DU POLAR

Ian Manook pour Yeruldelgger, Caryl Férey pour Zulu, Olivier Truc pour le dernier lapon
voyage garanti avec un peu d'âme noire
 Je lis pour me raconter.
"La moitié de ce que j'écris vient de ma propre expérience. Mon mari me l'a d’ailleurs reproché : en lisant une scène de ménage vécue dans un de mes livres" Camilla Läckberg, princesse de glace.
" J'écris pour me compléter" Je mêle fiction : ce que je voudrais être à ce que je suis.
Je n'ai pas de très grandes connaissances mais j'ai peur du vide, je ne connais pas grand chose à la physique par exemple, pour moi  un atome c'est un truc crochu. Atomes crochus et sciences sociales ça fait bon ménage pour moi.
Ce que j'entend et partage ici, va sécréter une vague...lire et délire... lire et délire...rebondir sur l'a- mer me tue peut-être pris comme une dance macabre,           mais c'est aussi une dance de l'égalité, parce que la mort entraîne tous les êtres. Romans noirs. Fins et débuts.        
avec Tim Willocks  autour de dompter de la force, du savoir et des sentiments 
Plus de mille pages de voyages partagés, ça façonne des liens. L'écrivain Tim Willocks a été Mattias Tannhauser en écrivant " religion", et je l'ai suivi même dans la descente vertigineuse d'un combat fait de sang et autres giclures malodorantes, taillées à l'épée, dans la folie humaine multipliée et portée par la foule devenue hystérique, contre une autre foule. S'étriper, carnage , boucherie prend un sens différent, et, je me suis laissé prendre, je suis devenu moi même Mattias Tannhauser. Il faut aussi être prêt à aimer, à s'engager, à se faire rejoindre dans son bain, pour être troublé par le partage de l'amour.

un moment calme
J'ai assez bien traversé l'obligation de l'alphabétisation, j'ai appris à lire avec des mots écrits sur des étiquettes à combiner pour faire des phrases. La lecture m'a fait rêver très tôt, avec une histoire d'esquimaux. Avant de naître ici, je pensait avoir été là-bas. J'ai peu lu de grands classiques, j'ai un problème avec "grand" surtout quant il est devant guerre.
J'ai essayé de lire des choses que je comprend très peu : Gilles Deleuze, Felix Guattari, Jacques Lacan, Emmanuel Levinas, Emmanuel Kant, je n'ai pas tout à fait abandonné, mais je lis des polars.
Je lis des polars comme je roule à vélo, pour sentir l'éffort, parfois le dépasser, je roule pour découvrir et c'est moi même que je découvre aussi. J'ai une sensibilité aux paysages. J'aime vivre avec la rencontre, la rencontre des différences, des langues ,des êtres, il y a d'autres façon de vivre...

  
Je m'interresse aux passages : de la sauvagerie, à la barbarie vers la civilisation.
De la sauvagerie l'idée d'être sans chef me séduit partiellement, la radicalité de la survie et les pulsions à assouvir, de la barbarie je retient l'entrée dans l'histoire, les réunions, la naissance de la propriété, de la civilisation : l'organisation, la recherche d'une vie harmonieuse, les routes qui mènent à tout, et qui ouvrent vers un rapport critique: on ne peux plus faire gober n'importe quoi...

à l'opéra pour un show narcicique, d'auto persuasion à l'américaine:
James Ellroy
et pour rebondir sur pas sage je vous invite à la lecture d' un extrait d"Augustine de Villeblanche" écrit il y a près de 300 ans  par Donatien Alphonse François Marquis de Sade, et voilà ça ressemble à l'ouverture de l'apéritif littéraire du samedi 13 avril à Steinbach 10h30 à la clairière du Silberthal.

mercredi 2 avril 2014

préparation aux aventures à vélo


   A destination de Breisach, une paire de sandwich dans un sac, une carte routière et un toilettage du tandem, pour une journée sur les routes et les pistes.
La traversée de la plaine d'Alsace, agricole et forestière, terres nues et galets en attente de culture, maïs le plus souvent.
Je m'arrête pour écouter le bruits des cerisiers en fleur, non, ce ne sont pas des hallucinations auditives, mais les abeilles qui s'activent.  
vue sur le Rhin depuis Breisach
Nous flânons dans Breisach, et nous attaquons la montée à l'église, un peu hors du temps sur une route pavée et pentue comme de nombreux chevaliers avant nous, à l'issu de cette ascension  notre monture grise y  est attachée.
toits marron et feuilles marrons ?

L'or du Rhin

Avec de très belles roues rayonnées, des galbes époustouflants, une harmonie des formes et de la classe, venue de Mulhouse ville voisine cette voiture anglaise jaguar XK, vient faire voyager charme et standing. Il n'y a pas que les voitures allemandes, pour faire rêver.
dessin Alain Jeltsch
Nous devons encore beaucoup nous entraîner avant de repartir pour de  plus grandes aventures sur l'Elbe en république tchèque et en Allemagne  . Alain Jeltsch , me prépare à sa manière : à quelques commentaires sur  des épreuves cyclistes, il dit que j'ai déjà les lunettes de Fignon. Il me prête aussi quelques appétences pour le vin, pendant que Francine fait avancer  notre Fahrrad.