mercredi 30 septembre 2026

mes feuilles d'automne

colchique dans les prés

 

centaurée
J'aime l'automne, par gourmandise... C'est la saison des récoltes, les pommes, les raisins se sont gorgés de soleil. Les pommes de terre se sont multipliées sous la terre en cachette. Les courges avec leur langueur végétale ont envahi les jardins pour quelques fruits de couleur. 
J'aime l'automne des couleurs, des feuilles et des fleurs. L'emblématique colchique sourit à nos mémoires de chansons enfantines. Avec sa couleur et son esthétique douce, c'est un poison ! Tous les ans des confusions entrainent des troubles graves. C'est une plante de sorcière, de la sorcière Médée au bord de la mer noire, cette plante s'appellerait l'herbe de Colchide, son pays d'origine. Médée nous donnerait-elle méditation et médecine ? Venez m'aider !  L'étroit chemin entre le poison et le médicament aiguise ma curiosité. Les vertus thérapeutiques de cette plante ont été isolées il y a à peine 200 ans et servent à lutter contre la goutte, mais aussi pour des problèmes cardiaques. 
Pas de tisane donc, préférez sa cousine le safran, et les crocus d'automne pour votre jardin.
C'est au printemps qu'elle tue, du fait qu'elle habite parfois dans des prés humides et riches, les cueilleurs d'ail des ours doivent se méfier, ne vous laissez pas endormir, par la ronde "monautomne"
Si vous écrivez sur la colchique en automne, c'est sans feuilles, donc ne pas imprimer. Le printemps par contre permet l'usage du papier.

La centaurée est de la famille du bleuet celui des champs de blé, mais aussi de l'artichaut pour les plus gourmands, à moins que vous me mangiez une salade de pomme de terre avec des fleurs de bleuet, pour une présentation alléchante. Mon grand père appelait les pommes de terre : des rondes ; évitons les rondes monotones 


La campanule, c'est la grâce d'un bonnet de lutin. Nos amis suisses sur un territoire plus petit ont compté  vingt espèces et nous en France le double, merci d'entretenir cette belle  diversité.  


campanules 
tanaisie
La tanaisie contiendrait de l'insecticide naturel. Elle ressemble à une marguerite sans pétales, elle apporte une touche jaune au fleurissement de saison. Colchiques, campanules, centaurées et tanaisie doivent accompagner tous les rêveurs d'espace naturel, le bouquet est dans la  prairie.   

Mes lectures de fin d'été : les piliers de la mer Sylvain Tesson, les herbes sauvages Hisao Nakahigashi


dimanche 20 septembre 2026

Voyage avec le vent, les iles Kornati

Un dimanche matin, Christine sonne chez nous ! Guy  j'ai deux questions à te poser "Est ce que tu sais nager ?" Oui. "Est ce que ça te dirais de partager une semaine à la voile, toi et Francine ?" Oui ! Francine a confirmé, et j'ai pu solder quelques congés, à la date convenue.  Le choix du bateau de location,  la destination, tout c'est organisé, par Marc notre skipper. Il nous accueille et organise  même une rencontre, une série de rêve est née. Puis le réel !

L'équipage prend la mer. Quelques jours de navigations, d'émerveillement et la douceur d'un relief se dessine à mes yeux. Mes yeux caressent crêtes et vallonnements. Des murs de pierre jettent un léger surlignage d'ombres. Quelques arbres parsèment l'ondulation des graminées. La mer me soutient, je nage et explore un peu de l'autre rive, au  soir et au matin. 

Dans de nouveaux rêves, j'irai construire un tipis, marcher sur la montagne à la fraicheur d'un levé de soleil, comme une extension à ce voyage. Aventure, quand tu nous tiens ! 

Winnetou n'est pas loin, les histoires d'amérindien créés  pour la télévision germanique ont trouvé les paysages adéquats. Nous en rêverons depuis notre voilier, bercé dans une crique, bien amarré.

L'ancre coule. 
C'est toujours un peu brouillon d'écrire avec la chaine de l'ancre. Sur le fond, elle se dépose, petite boucle comme une note de Mozart. L'amarre s'ancre en manœuvre marche arrière. La chaine est ramenée très partiellement. Christine notre nageuse émérite s'élance vers le bord pour amarrer la poupe aux rochers de la berge. 
Christine enviait la personne qui portait le prénom de Cédiciple, parce qu'il recevait toujours le pain et le vin. "Quelle chance de s'appeler comme cela !"
Par ailleurs elle nous propose un jus de mangue, du lait de noix de coco alors que nous ne disposons que d'eau...elle a toujours à faire à ses disciples...avec malice !
Criste marine, îles et mer

Entre les iles, le vent nous propulse depuis un voilier de 15 mètres
Prêt à virer !     On vire !

Dans mes expériences en mer, je ne me souviens pas d'avoir utilisé des winch, d'avoir sorti, et entré le génois, la grand voile à la manivelle... que mes années d'entrée dans  l'âge adulte sont loin.
Pour les manœuvres de stationnement, je stress, je ne me rappelle plus du nœud, de la consigne. Je suis à l'épreuve, je me sens gauche dans les moments qui engagent. J'ai des difficultés à m'améliorer. Même si  à la fin du séjour, j'aide un peu plus efficacement et apporte aussi  un coup de pouce à un bateau pour accoster dans l'esprit de solidarité des marins. Je ne suis qu'un Blachkanalisazionmariner, petite piqure de modestie. 
Cela me procure l'apaisement des grands espaces,
  la douceur d'être porter par la mer,
de remettre les pieds sur de nouvelles terres
chaque jours.

Vitex agnus castus

Une des découverte botanique, nous avons cette plante "poivre des moines" dans deux grands bacs de notre jardin, pour être rentré l'hiver. Cette plante vit avec nous depuis plus de trente ans. Et là, elle est en fleur, nous avons rencontrer pour la première fois des sœurs sauvages.