![]() |
| colchique dans les prés |
![]() |
| centaurée |
J'aime l'automne, par gourmandise... c'est la saison des récoltes, les pommes, les raisins se sont gorgés de soleil, les pommes de terre se sont multipliées sous la terre, les courges avec leur langueur végétale ont envahi les jardins pour quelques fruits de couleur. J'aime l'automne des couleurs, des feuilles et des fleurs. L'emblématique colchique sourit à nos mémoires de chansons enfantines. Avec sa couleur et son esthétique douce, c'est un poison ! Tous les ans des confusions entrainent des troubles graves. C'est une plante de sorcière, de la sorcière Médée au bord de la mer noire, cette plante s'appellerait l'herbe de Colchide, son pays d'origine. Médée nous donnerait-elle méditation et médecine ? Venez m'aider ! L'étroit chemin entre le poison et le médicament aiguise ma curiosité. Les vertus thérapeutiques de cette plante ont été isolées il y a à peine 200 ans et servent à lutter contre la goutte, mais aussi pour des problèmes cardiaques.
Pas de tisane donc, préférez sa cousine le safran, et les crocus d'automne pour votre jardin.
C'est au printemps qu'elle tue, du fait qu'elle habite parfois dans des prés humides et riches, les cueilleurs d'ail des ours doivent se méfier, ne vous laissez pas endormir, par la ronde "monautomne"
Si vous écrivez sur la colchique en automne, c'est sans feuilles, donc ne pas imprimer. Le printemps par contre permet l'usage du papier.
La centaurée est de la famille du bleuet celui des champs de blé, mais aussi de l'artichaut pour les plus gourmands, à moins que vous me mangiez une salade de pomme de terre avec des fleurs de bleuet, pour une présentation alléchante. Mon grand père appelait les pommes de terre : des rondes ; évitons les rondes monotones
La campanule, c'est la grâce d'un bonnet de lutin. Nos amis suisses sur un territoire plus petit ont compté vingt espèces et nous en France le double, merci d'entretenir cette belle diversité.
La tanaisie contiendrait de l'insecticide naturel. Elle ressemble à une marguerite sans pétales, elle apporte une touche jaune au fleurissement de saison. Colchiques, campanules, centaurées et tanaisie doivent accompagner tous les rêveurs d'espace naturel, le bouquet est dans la prairie. Mes lectures de fin d'été : les piliers de la mer Sylvain Tesson, les herbes sauvages Hisao Nakahigashi




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire