dimanche 28 juillet 2024

mobilité douce, notre "vélo route" du soleil

 



épipactis helléborine en fleur dans notre jardin,
un orchis des forets 


Vivre puis  partager  des alternatives à l'autoroute du soleil, nos vacances ont un peu cet esprit là, en suivant des vélos routes du soleil...

Dans la plupart de nos planifications de voyages-vacances à vélo nous recherchons   la possibilité d'un aller ou d'un retour avec un autre moyen. 

Cette année le retour en train nous a inquiété, c'était déjà un moment de stress, avec les changements de trains, les montées dans les trains, repérer les espaces disponibles vite, et gêner le moins possible avec l'encombrement tandem-bagages  

Jusqu'à ce jour les avions  nous ont bien convoyés, avec 6 vols en Europe.

Avec les trains c'est une autre histoire, cela fait 14 ans que les choses évoluent. Sur nos lignes  très locales, nous n'avons jamais eu de soucis.  Nos débuts à tandem  sur les lignes plus importantes, ne furent pas simples, rejoindre Dôle. Le contrôleur nous a accueilli sur le quai et nous a dit les vélos oui, mais  les tandems non ! ...Mais ! 

Il y avait un Mais...Nous sommes aller voir ensemble, la place disponible, et la configuration de l'espace réservé aux vélos, il a dit ok ! C'était notre première expérience d'un stress particulier, du voyage à vélo-tandem, avec le train mais dans une ambiance manifeste,  de tolérance.

Nous avions aussi  rencontrés des contrôleurs chouettes qui venaient s'installer avec nous et parler de voyage, de balade-aventure à vélo, et nous de leur parler du long apprentissage de rouler à deux, de nos découvertes, de nos plaisirs..

Nous avons aussi  eu de l'aide pour avoir des billets de trains, par exemple  de Lille à Mulhouse en TER avec le minimum de changement. Nous évitons absolument les trains à grande vitesse,  créer un minimum de gène, oui c'est un peu encombrant.


composition  avec tandem fleurs et train


 Je crois que le  format 130X90 maximum  pour les bagages en train  est un peu juste pour le tandem, l'avion pour les bagages "spéciaux", ne m'a pas donné de telles limites, ouf ! Je peux toujours utiliser un carton d'arrivé de vélo dans un magasin de cycle  avant la mise en vente 

Pourtant le réseau du chemin de fer français est encore assez bon. Bien que de nombreuses lignes soient devenues des pistes cyclables. Ironie du voyage en train, c'est recyclable à vélo.

Bon quand la SNCF déraille ( ses voies), nous ont pédale !

En Suisse, en Autriche souvent le train a un wagon où il faut se présenter pour la prise en charge, on paye ! mais c'est tranquille. En Slovaquie, Serbie et Croatie nous n'avons pas rencontré de problèmes avec le tandem dans le train.

Ici le contrôleur dis qu'il nous aurait refusé, si il nous avait vu sur le quai. Il oblige les voyageuses à vélo de défaire leurs "bagages, sacoches" et d'accrocher les vélos verticalement. L'emprise sur le couloir et l'accès au toilette est de ce fait négligé. Il menace de poursuivre en cas d'incident au pénal et au civil, dis que si les vélos ne sont pas  accrochés il y a refus d'obtempérer et 200€ d'amende. Il restait 20 minutes de voyage et quant les vélos furent débarrassés des sacoches et accrochés, 10 minutes. Il ne contrôle ni nos billets ni nos réservations vélos. 

 Je n'avais encore jamais vu de panneau tandem interdit, mais dans le train Occitanie, c'est possible.

Avignon Valence .  Non ! vous ne montez pas  ! Pas de tandem dans le train !

C'est sec! Sans réplique possible , il ne me laisse même pas  monter voir, sans vélo.

Comment on rentre à la maison ?

Mais à vélo !



Nous vérifions la validité de nos titres de transport auprès du guichet de la gare, et le train suivant nous embarque. Le tandem n'y gène personne, sauf la contrôleuse, qui nous demande comment cela s'appelle  ce truc ? Elle ajoute: je ne me souvient plus,  mais c'est interdit ! .  Plus tard ,4 policiers du rail l'accompagnent, j'ai cru que c'était  là notre expulsion, mais plus un mot d'échange avec nous. 

Dans le train suivant, l'espace vélo est envahi, 8 vélos au lieu de 4 ! et du monde. 

Aucun contrôle de validité des billets durant l'ensemble de notre journée de voyage. 


  Voilà comment le mot "tandem" devient à la SNCF "tant de haine" !

Le trajet Montpellier-Belley est fait en un jour, pour le train, avec un départ tôt le matin à vélo depuis La grande Motte et un retour de nuit de Virieu le Grand notre terminus gare, à Belley à tandem. Notre voiture nous attendais sur le parking de l'ancien hôpital, et la pizzeria sous les arcades nous a encore servie, retour à la maison de nuit . 

Nous avons traversé les embuches du retour. Avec trois contrôleurs différents qui rappellent : une règle.  Mais nous avons compris que la politique SNCF devait voir plus grand en matière de mobilité douce.

Nous proposons à la SNCF de mettre en place sur les lignes TER qui longent les grands itinéraires "Euro vélo" un espace vélo plus important, pourquoi pas payant, qui permette le voyage des vélos,  une prise en charge au wagon et sa restitution à l'arrivée, serait classe. L'ouverture aux tandems, comme en Suisse, Autriche serait bien venue, et celle des tandem avec l'un des cyclistes mal voyant, une légère ouverture d'esprit.   

De maintenir le service gratuit pour les voyageurs vélos du quotidien, qui peuvent accéder aux quelques places verticales pour leurs vélos. Nous étions ici sur le retour de notre  "vélo route" de vacances", pas le train train quotidien.

  

      

 

  

samedi 13 juillet 2024

partie australe de la vallée du Rhône à vélo




C'est la ViaRhôna piste cyclable du Léman à la Méditerranée qui nous fait onduler suivant le parcourt méandreux du fleuve. Nous passons sous les appellations prestigieuses de Condrieu, avec son cépage viognier magnifié, paysage de rêve, vin d'exception. Le cépage syrah de l'appellation Saint Joseph suit...puis des étiquettes géantes sur le sommet des vignes avec Paul Jaboulet et à peine plus loin Chapoutier... du rêve à boire sur la route des vacances. Nous avons roulé, roulé, et mangé et sélectionné un tout  petit échantillon d'adresse, avec le cœur.  

Valence : 2 minutes d'arrêt, j'ai cet élément sonore en mémoire avec un son de  piètre qualité Sncf.

Francine a presque finit la lecture du roman embarqué, une pause librairie est bienvenue. Je déniche un libraire d'ouvrages d'occasion, mais rien n'attise notre curiosité, à coté je vais lire... la carte du restaurant "la suite", mon flair me dit que ça à l'air sympa, une carte réduite une décoration épurée et un cuisinier qui travaille ce tout début de soirée  porte ouverte sur la salle et sur le dehors. Il vient prendre notre réservation.  Du croustillant et du fondant dans l'assiette, une cuisson de poisson très bien menée, un vrai dessert de restaurant avec du chaud-froid, c'est subtil.
 Notre choix de vin :  un viognier élégant qui fera le retour à l'hôtel dans la sacoche du tandem, pour une circulation en ville sans ondulations. 







et une 2eme nuit en cabane, l'alternance hôtel, chambre d'hôte et camping se fait avec plus de confort , j'ai bien aimé ce model, avec deux lit sous le toit, et le très bon rapport qualité/prix de ce camping municipal à Saint Vallier du Rhône. 








A Orange, une brochette de la mer : poulpe et calamar, des légumes confits et en dessert deux boules de glace, nous sommes "Au glacier" salle et terrasse ne désemplissent pas, c'est du fait maison, ou de chez le voisin. Notre vélo est gardé par Oscar le dernier arrivé dans la famille, de ses hôteliers- restaurateurs, où il fait bon s'arrêter.  










Invraisemblable, de part et d'autre de l'itinéraire cyclable une sorte de cimetière d'éléphant, tracteurs Güldner, Ursus, Bautz... camions Berliet, utilitaires Mercedes et Renault...


Aigues-mortes avec des couleurs comme si nous arrivions en Afrique du nord
Dernière Ligne droite du soir sur l'espace entre marais et mer méditerranée avec une colonie de flamant rose.
La Grande Motte, ville nouvelle de 1972, je trouve qu'elle a bien vieillie, j'y suit arrivé la première fois par la mer en été 1985.

Pause, plage et balade du soir, Marcia Baïla dans les oreilles, elle dance avec des jambes affutées comme des couperets...puis Montpellier gare saint Roch suite des aventures pour le retour en train. 

voyage à vélo le long du Rhône

Partie septentrionale


Nous avons rejoint Belley dans l'Ain en voiture et cela a été notre point de départ à vélo. J'aurais aimé partir en longeant le lac Léman plus en amont du Rhône. Mais le passage par Genève,  nous a restreint. Il ne nous a pas été possible d'y prévoir un hébergement avec un prix compatible avec  notre budget voyage. Mardi 2 juillet au matin, départ, la voiture est garée sur le parking d'un hôpital désaffecté. Nous allons vers la mer, avec la pluie intermittente, en longeant plus ou moins le fleuve qui évacuera tous ses ruissèlements. Le fleurissement sauvage des abords de piste cyclable est foisonnant, orchis en troupeau, œillets... 




Nous avons traversé passerelles et ponts en nombre, longé tantôt les parties sauvages avec des paysages de zone humide idyllique. Mais aussi longé le Rhône navigable, et croisé quelques péniches à vocation de transport fluvial, et des bateaux de plaisance. 
 


A Morestel nous avons dormi en "cabane", simplicité et originalité d'un hébergement plus confortable que notre tente de haute montagne. Francine a pu sortir son tricot, sur la route des vacances.



Des paysages grandioses et variés nous accompagnent. Le tracé et le revêtement de ce parcourt est bon jusqu'à Lyon. La sortie de la métropole est déplorable, une sorte d'itinéraire bis entre voies partagées avec la circulation automobile dense et des passages pour vététistes expérimentés, dans un sentier en devers, grandiloquence et défaillance. Les cyclistes sont en danger.
Largement plus au sud les surprises du Rhône continuent avec un passage à gué, une ouverture de vanne et c'est un mètre d' hauteur d'eau qu'il faut passer ou revenir et chercher un contournement. Passage non signalé, donc dangereux, une fois traversé en plusieurs voyages, un enfant arrive depuis la rive d'où nous venons, comme grisé par la vitesse, il se retrouve effrayé et criant dans l'eau mais toujours sur son vélo, ouf !    










 Ce fleuve a un côté majestueux



Lyon, c'est déjà la Sibérie pour les gens du sud, et pour nous c'est la porte vers le sud.



dimanche 23 juin 2024

ouverture sur le ruisseau

travaux céramique Francine Stentz

A l'arrière de notre terrain, un portail s'ouvre sur le ruisseau.

Nous recevons peu de visiteurs par cette entrée, les sangliers n'ont jamais poussé le portail.

Les bambous difficilement contenus grandissent aussi chez nos voisins.

Vases bouteilles et vases boules
 création Francine Stentz

L'humidité de ce printemps déroute pluie fine et averses drues s'enchainent.
J'allais oublié, nous sommes passés à l'été.

La pluie  a réveillé des mots endormis : ciré et bottes, boue glissante, limaces et ...champignons.


comme une rencontre chorale au jardin, Francine Stentz

première récolte de l'année

 

mardi 18 juin 2024

boucle bourguignonne côté terre







Nous sommes partis pour la grande boucle de Bourgogne Sud à vélo, l'itinéraire de base fait 145km. Notre ville de départ est Chalon sur Saône, puis Tournus, Mâcon, Cluny, et retour à Chalon.
Cela nous a permis de faire du vélo dans des beaux paysages de campagne, avec des pauses patrimoines, restaurations et gites dans de beaux endroits.
Le revêtement de l'itinéraire cyclable est agréable.
Pour nous c'était une belle découverte le parcours est sympas, même si nous ne l'avons pas toujours suivi.
Pour des cyclistes débutants, des familles, c'est certainement possible de le faire en 4 fois, voir plus et passer un bon moment.
C'est à faire à son rythme avec de très belles pauses. Je voulais le faire en deux jours, mais Francine a négocié 3 étapes, qui sont devenues 2 jours et demi. Mon étape préférée a été Tournus, pour une certaine discrétion touristique qui donne l'impression d'être un peu aventurier.


 A Macon, nous avons 
quitté les chemins de hallage,
 pour une certaine rectitude
 de tracé pour voie ferrée

Mais nous continuons d'avancer " à la bricole" enfin c'est un peu présomptueux de dire cela ! Francine roule avec une assistance électrique.
Les péniches qui avançaient à la bricole étaient tirées par des personnes.

Un pédiluve pour vache, j'y découvre des vaches à l'eau. Je connaissais déjà quelques vaches à lait, aussi des vaches à viande et maintenant les vaches qui se cachent à l'eau.

Le déclic de mon appareil photo a surpris deux jeunes femmes recueillies. Elles auraient pu me dire : mais Taizé vous ! Les petites plantes grasses sur le mur de pierre, donnent une belle touche de couleur 


Le tunnel du bois clair, une expérience de traversée cathédralesque, dans le sens de notre circuit c'est avant Cluny.

 Notre carburant a été composé entre autre avec des escargots, des rognons de veaux, des andouillettes, du bœuf bourguignon et du Mâcon rouge, un pain bio délicieux des "Communs", quelques cerises de bord de parcours...Les fraises des bois n'avaient pas de gout, l'abondance d'eau et le manque de soleil les ont rendues fades.

la prairie a inventé le pointillisme,
touches blanches

 

lundi 17 juin 2024

voyage à vélo en sud Bourgogne (coté eau)


 Oups !
Un problème de frein sur le tandem lors de l' essai jeudi juste avant le départ du vendredi ! Ce qui fait que nous avons  changé de vélos. Heureusement nous en avons en réserve !
 Francine a  pris son vélo à assistance électrique et rempli les sacoches. J'ai pris mon vélo de sport.
Au programme 2 jours et demi de vélo,  et garer la voiture  à proximité de Chalon-sur Saône, pour effectuer une boucle. Départ à 15h vers une première nuit à Tournus. Rapidement nous quittons le long de la Saône pour entrer dans les terres et nous traversons de nombreux  petits villages, comme une plongée dans la campagne. Crachin puis pluie drue nous tombent dessus et nous  recevons ! Nos chaussures se sont très vite remplies d'eau, et nos vestes de pluie ne nous protègent plus !
Dans la campagne française des hommes grenouilles pourraient faire du vélo.

"Si nous étions partis de Sœur, nous aurions su combien il y a de Sœur à  l'abbaye de Cluny".

Sous un auvent, un monsieur âgé martèle des coquilles d'huitre pour ses poules. Il nous indique sa meilleure petite route pour  rejoindre Tournus.  
Arrivée en ville, sur les rives de la Saône, nous nous abritons pour localiser le gîte que nous avons réservé, le restaurateur sort pour accueillir ses premiers clients, l'odeur qui accompagne son ouverture de porte est alléchante, il nous renseigne pour le chemin à suivre pour le  gite et prend notre réservation. 
Temps à escargots !  et bruits de grenouilles... nous accompagnent.
Francine aime les boucles à vélo, et ce temps de pluie lui rend bien, pas besoin de "friseur"




EH ! les copains je n'aurai toujours pas fait les 3 jours à Macon ! Nous n'y ferons que passer, pour notre déjeuner. Mais je pense avoir trouver un bus qui a transporté les conscrits vers les casernes.


Tournus, nous y faisons étape,   un studio dans la ville historique charmante,  un patio est desservi par un bel escalier en pierre, l'accès à la chambre en mezzanine  par une échelle de meunier, nous fait retourner au temps des rêves de cabanes.

Les vitraux contemporains non figuratifs, font entrer la lumière avec poésie, un mur de verre fait allusion  et lien entre  dedans et dehors

Café brocante et musée du vélo seront maintenant  dans nos projets de voyage.


dimanche 2 juin 2024

Un passeur de lumière


Ici, vous voyez les choses à travers ma passoire.
A vous de voir au delà.




Notre saison culturelle, dure toute l'année, mais la pratique des sports de plein air, vient grignoter cette fenêtre. Nous devrions être à l'air.

La pluie, le froid, de ce tout début juin  nous fait faire plus de hors piste cyclable.
Musées, expos, art contemporain, nous baladent encore au croisement des saisons.
Il y a quelques années, lors d'un périple en tandem vers l'océan, les vitraux de Manessier à Abbeville m' ont émerveillé.
A partir de là, nous avons cherché les lieux les plus proches pour accéder à ses œuvres, et puis nous avons découvert d'autres auteurs de vitraux, extra ordinaires... 



Recherche, hasard et surprise. 

J'aimerais proposer un circuit vitrail non figuratif de l'est. 

 Pour ceux qui aiment la douceur, la progression ça commencerait à l'église des Bréseux dans le Doubs, avec les premiers vitraux non figuratifs dans une église catholique en 1950, aussi les premiers vitraux de Manessier. pour les passionnés d'histoire, d'histoire de l'art...Bon pour moi, ces vitraux là sont encore très "trop" décoratifs, et le figuratif est très proche encore. Même si Manessier avait dit qu'il ne ferait pas de concession, il a certainement veillé lui même à ce que ça soit acceptable. C'est sur le chemin  de l'abstraction.  


Pour ceux qui aiment les feux d'artifices, les engagements, et qui se laissent surprendre par l'autre : les vitraux de Fernand Leger, le baptistaire de Jean Bazaine et la crypte de Jean Le Moal à Audincourt dans le territoire de Belfort. En 1951. Là ça a fait plus polémique,  le non figuratif  y est plus éclatant. Le baptistère de Jean Bazaine m'a fait plonger dans une ambiance calme et agitée, douce et rugueuse, dure avec le jeux des  formes, des couleurs et  des lumières La place très harmonieuse des liaisons, structures et contours et des découpes de dalles de verre est aussi remarquable. 

Avec peu d'arrivée de lumière, la crypte est magnifiée, avec  sobriété.


Saint Dié des Vosges attend aussi votre visite.

Puis Illhaeusern, et



En 1959, Paul Martineau signe ceux  de Bennwihr



Le Baptistère de l'église de Bennwihr, une découverte monumentale ! Dans un petit espace.

le baptistère, enrobe dans beaucoup de douceur. Nous ne sommes pas trop désorientés comme dans un paysage entre terre et ciel. 

Trop de pluie pas de pique nique, 
Ma passoire de lumière, sert pour un : 

Bouillon de cosses de petits pois à la menthe du jardin. accompagné d'une tartine de pain toasté, mousse d'avocat

Lasagnes végétales, béchamel et petits pois frais,  côte de porc grillée au poivre noir, oignons confits au vin rouge, salade verte, piment /coriandre et tiges d'oignon nouveau   



Audincourt et Bennwihr sont pour moi à ce jour les plus beaux baptistères que j'ai pu voir...

mardi 28 mai 2024

Passer au travers

Nous sommes allés loin, là où les étoiles nous frôlent.

L'auberge d'à coté, peu utiliser le même parking. 

La nuit habituelle y avait délivré de nombreuses étoiles.

Un livre rouge  a évalué un travail de casseroles et de mots  pour que l'échafaudage qui mène aux étoiles, soit bien installé, mais ce n'était pas  pérenne. 

J'ai  partagé avec Francine une salade ce midi, les haricot rouges, des carottes coupées en paysanne, des cubes de sot l'y laisse de dinde grillés, des oignons rouges confits au vin, du millet, du citron confit au sel, des tomates séchées confites à l'huile, des fleurs de mauves, des graines d'ail des ours au vinaigre.

Les couleurs de mon repas sont presque transparentes pour vous. 

Voici quelques extraits  des lumières qui m'ont prêtées  de la joie. 

Dalles de verre,  église d'Illhaeusern 


La lumière passe au travers. La passoire que je préfère c'est le vitrail, il laisse passer de la lumière. Même aux Pâques  les vitraux laissent passer la lumière. 

Il faudrait faire la lumière sur certaines incompréhensions du monde, sur le sombre de l'humain. 

Il faut faire la lumière dedans avec celle du dehors. 

Créer des couleurs, des ambiances, des paysages.

Les parties non figuratives, ne m' obligent pas à voir quelque chose. Je peux le chercher en  moi même. 



J'aimerai que les églises soient plus petites pour que je puisse voir les vitraux en étant en face, au même niveau. J'aimerai avoir accès à l'étage, pour ne pas me tirailler le cou, avoir une échelle à disposition.
Sinon on pourrait croire que les vitres hauts sont moins "utiles".
 Pour que votre lecture soit un peu facilitée, des presque 6 mètre de haut des baies, je me suis permis de vous  coucher 2 photos, c'est une légère atteinte à la cinématique de l'œuvre.

Le choix du non figuratif  serait d'ouvrir la voix de la représentation  à ce qui est irreprésentable, comme une analyse du silence dans les paroles, une absence dans la présence...




 Ici à Illhaeusern, je fait le choix de présenter des parties non figuratives, mais l'ensemble de l'œuvre est construite avec des représentations  de nombreux symboles, nous serions ici à un croisement, entre l'attachement aux images et la recherche d'un détachement. Conception en 1957 par Pierre Potet.






"passer au travers"
composition Guy Holder
intégrer une passoir dans du vitrail