jeudi 2 août 2012

DES VACANCES SANS VOITURES

Un petit gout de nostalgie pour ce départ depuis Bruges : il y a vingt ans déjà nous avions apprécié cette ville, et petite déception culinaire en entrée de ces nouvelles aventures, au pays des frites et de la bière, le premier restaurateur nous propose du pain en accompagnement d'un filet de sole et de la bière en bouteille. Les gaufres sentent le piège à touriste, à cause du prix pratiqué. Heureusement, ce petit coin de paradis s’appréhende mieux à vélo sans guide qu'à "fourchette ". Les pavés nous secouent dans les quartiers touristiques et commerçants. Mais nous font vibrer dans les petits enclos calmes, participant à une sérénité des cours , jardins et petits ponts battis autour d'un réseau de canaux. L'architecture flamande est bien préservée "toute en harmonie". 

Une part de poésie, de récits, s'y libèrent, s'y répandent par les nombreuses sculptures bien implantées. 


Notre remontée vers le Nord se fait par la côte. Nous passons très vite au pays de "culture vélo" : les Pays bas, ceux qui sont nommés Hollande.
Les dunes nous protègent souvent du vent fort présent. Les passages de digues et les nombreux bacs empruntés, nous font sentir cette lutte contre les forces de la mer. Les rivages de bord de mer sont un lieu de préservation de la faune et de la flore, dans lequel est tracé la piste cyclable, invitant à la découverte, s'interdisant la ligne droite et la platitude, c'est surprenant, et, cela rend ce parcourt très ludique et fort plaisant. 


dimanche 15 juillet 2012

Les vacances ont commencé avec un pied de nez à la météoLe vallon du Silberthal est très vert et en éclairage de fin de journée, avec ce temps humide et doux, les bords de mer ne sont pas loin. Notre départ pour notre 4ème séjour de vacances itinérant, est imminent. De nouveaux pneus, une tente légère, sont venus compléter notre équipement, et un fanion pour la remorque, orné d'une caricature personnalisée de notre dessinateur ami : Alain Jeltsch ; il a inversé les rôles c'est moi qui suis devant, et Francine n’emmène pas de rouleau à pâtisserie. Nous prendrons le train pour Bruges, nous longerons la côte belge vers Amsterdam, puis nous remonterons le Rhin avec un détour visite de l'Ahr.      


Avant de glisser nos pieds dans les pédales automatiques, nos sorties pédestres locales, nous ont permis une belle récolte de "pied de mouton". Ils sont venus agrémenter le repas dominical, salade de pot au feu, concombre aillé et pimenté puis, médaillon de filet mignon pané, boulgour et sauce vallon du Silberthal et pour finir : des groseilles et un peu de chantilly maison. Théo qui est venu passer un week-end ici, avant de retourner travailler en Champagne, il a apprécié ce repas. 


mardi 3 juillet 2012

LES PORTAILS DE STEINBACH

Pour les automobilistes, un panneau sans issue pourrait signaler qu'après il n'y a plus rien, mais...Il faut peut-être passer le premier portail de sa voiture, quitter l'asphalte...
Si le village est bien en prise avec le coté urbain par sa liaison sans discontinuité d'habitations, avec la petite ville de Cernay, ce n'est qu'un aspect de façade. La route mène suivant une pente qui élève, à la forêt.  Là l'ouverture peut se faire à la fraîcheur, pour les randonneurs et les cyclistes des chemins.
Mais pour nous bien avant d'arriver à ce bout, en nous glissant dans nos chaussures usées par la pratique. Nous quittons notre maison puis notre jardin à demi civilisé, colonisé par des bouillons blancs respectés, et nous refermons notre portail.
Les aventures renouvelées d'une promenade du soir, nous entraînent tour à tour dans l'un ou l'autre vallon, sur les chemins d'exploitation, de prairies, de cultures, vignes et forêts. Ce soir de début juillet, 3 chevreuils étaient de sortie aussi. Dernièrement, nous avons trouvé que la cascade de l'Enzenbach sonnait mieux avec la pénombre, la chapelle de la Loh après que les derniers rayons de soleil se soient glissés de l'autre côté des Vosges, la luminosité met en relief les étoiles d'un plafond peint entre réel et imaginaire. L'odeur du bois mouillé, des champignons et de la terre des forêts est variée. La douceur humide de ce soir renvoie à une île dépassant la mer urbaine.    
Le caractère monumental de ce portail peu échapper, c'est une porte de propriété, ça n'ouvre pas sur l'infini, mais depuis le bord du ruisseau vers d'ancien verger, un peu à l'ombre.

lundi 18 juin 2012

ART ET TANDEM

Le journal papier nous sert parfois de source, pour le potentiel de visite à effectuer. Les offres sont nombreuses et nous obligent à une sélection, tenant compte de la distance, du temps, de la météo ainsi que de la qualité attendue des oeuvres. Se rendre à Altkirch à la recherche d'une fresque métallique, nous permet de rendre visite au passage à mon père, à l'aller. Et par chance ça marche, il a toujours quelque chose en chantier : là, il se prépare à la culture des asperges, son potager devient un grand espace.
 Certaines parties de la fresque nous plaisent particulièrement : les vagues et les courants de l'Ill sont peuplés de poissons, dans de beaux mouvements. 
Des parties mobiles auraient été les biens venues peut-être avec des gouttes suspendues aux nuages, des oiseaux animés par les souffles du vent...et petit tour de la ville avant de se "repauser" sur le trajet du retour, chez ma tante et mon oncle.


Le marché des potiers chez nos voisins outre Rhin à Breisach se fait en voiture : on pourrait dire que c'est plus pratique pour ramener de la vaisselle.
La gare de Sentheim affiche Expo, mais est-ce un panneau oublié  que celui visible depuis la piste cyclable de la Doller ? Nous actionnons les freins pour vérifier, et surprise nous avons même droit à une visite commentée par le marqueteur Changi, l'usage de bois teintés et d'essences classiques donnent de la fraîcheur aux marqueteries, la vue sur le village de Burnhaupt est bien rendue.

Le jardin d'Issenlor à Lautenbach,  nous accueille après un parcours entre vignes et champs, seules quelques cerises noires sont degustées, avant les retrouvailles et découvertes de cette mise en scène dans le jardin et les appentis : de toiles et de sculptures très diverses, mais qui suscitent plein de surprises émotionnelles.
Couleurs, lumières et formes d'une entrée cossue pourraient être le terrain de "la marquise sort à 5 heures..." Art et écriture se lanceraient sur la même ouverture ?


Des mats et des voiles sont mis en tension avec un réseau de cable, comme les voiliers d'antan pour la construction de machines  à voler proches de l'avion, de la montgolfière et du poisson. Les machines font rêver et, reprendre le tandem pour donner à regarder les rayons autrement.

dimanche 3 juin 2012

2) plaisirs de jardins

La montée au Haut-Koenigsbourg se fera dans une ambiance humide, mais l'accueil au son du violon, par des lutins géants, nous réjouit. L'artistique, le fabuleux, l'historique et le pédagogique de ce jardin sous muraille est bien mis en valeur, par l'animation. Nous nous prêtons au défit de retrouver une plante grâce au touché : dans un long sac en tissu, une feuille est glissée, que la guimauve est douce, et la fougère rêche. Le carré des légumes feuilles a attiré mon attention et m'inspire une bonne soupe verte, mais irons-nous jusqu'à manger les tiges de "maggi" en gratin?      

Le jardin des délices d'Orschwiller village n’existe pas, en plus les cerises sur les arbres à proximité n'étaient pas tout à fait mûres. Les jardiniers ont dû s'endormir et les journalistes n'ont pas vérifié.
Le village de Saint Hippolyte, avec un petit clin d'oeil à la maison historique des grands parents de Francine ; sans tapage nous laisse découvrir un petit coin "magique" avec des plantes de sorcières, d'autres médicinales, des légumes racines et des légumes feuilles, bien paillé et bien sur-élevé dans de rustique mais plaisant carré.
Ribeauvillé, puis Kaysersberg reçoivent notre traversée touristique, avant de rejoindre à nouveau Ingersheim où un jardin de particulier ouvre ses portes au public, à la mi-ombre, avec ces sentiers pavés  de rondins, un belle roue à aube, une conception de jardin chaleureux qui met l'accent sur le partage de la fraîcheur tant musicale que visuelle.

La polyphonie des jardins, nous a fait mêler quelques efforts, pour un week-end sport et "culture" comme nous les affectionnons, avec 140 km de vélo et 20 de train. 

1) "Rendez-vous aux jardins"

Départ de Steinbach pour un tour d'un week-end à tandem, avec la remorque sortie de son remisage hivernal. Entre vignes et montagnes,  nous remontons vers le Nord, au détour de Wintzenheim, nous capturons quelques rangs particulièrement bien fleuris, "rouge d'Alsace". 

Notre pause repas à Ingersheim, près de l'église, nous permet de découvrir dans une aire de jeux un petit bassin agrémenté de beaux nénuphars. A quelques coups de pédale, nous faisons une pause un peu plus longue dans le très sympathique jardin de Fabienne à Bennwihr, nous y sommes très bien reçu, et leur espace de plein air est mis en valeur, agréable en restant un lieu d'agrément.  


 Au détour de Bergheim, un village qui exerce sur nous son charme, nous optons pour une entrée par le contournement des remparts qui permettent de mettre en perspective colombage et jardin, avant d'y pénétrer par de petites rues sans débordement commercial extravagant. La montée à Thannenkirch clôture ce premier jour de périple à tandem. A l'entrée de ce village de montagne, le jardin médiéval reçoit notre visite à pied après le repas du soir à l'auberge de la meunière.

mardi 29 mai 2012

entre vélos et jardins

Les premiers" légumes" que nous consommons issus de notre jardin potager sont les orties, vers Pâques. Alors que les jardiniers concourent pour des légumes précoces, nous sommes des jardiniers tardifs, les pommes de terre sont à peine en terre et les potirons sont passés par les pots et ont rejoint le jardin. La lutte contre la prolifération des herbes concurrentes aux légumes n'étant pas notre priorité et l'usage d'herbicide encore moins, la surface de culture s'est réduite. Y a-t-il un lien avec plus de temps passé sur le vélo ou le tandem ? 

 Pour la régulations des limaces, nous comptons sur "kirié" le hérisson. Après que le merle ai mangé les premières fraises, il nous reste les suivantes, et après le repas nous voilà partis sur les routes et les pistes jusqu'à Wesserling où le jardin se pare et se prépare pour sa saison touristique, nous profitons de son accès libre, pour mêler vélos et jardins.

 Un souffle féminin sur une tige de pissenlit en graine, la semeuse de mots"image de la culture française" a sa place dans notre jardin. Et un vélo aussi.Photo du pissenlit en graine Guillaume Nini

mardi 8 mai 2012

circuit de la Carleva

Ciste à fleurs roses fripées
Fritillaire involucrata





l'entrée moyenâgeuse de Breil sur Roya

circuit de Cuore

orchis
Les routes en lacet de la mer aux Alpes, nous aurons menées dans des paysages grandioses, impressionnant : les gorges et les cirques encaissés aux ambiances changeantes suivant la pente et l'exposition. Vivre quelques jours entre la mer et la montagne nécessite de prendre de la hauteur très vite. A pied, nos aventures sont marquées par des ascensions à la découverte de perspectives en dent de scie, mais les nuages les voilent souvent, et les nébulosités cachent parfois des vues sur la mer. Mais c'est dans la grande proximité que nous découvrirons une variété impressionnante de fleurs, nos aventures printanières ont pris des teintes subtiles et rares.  
Breil sur Roya

Gentianes "bleues irréelles"

Sospel est en bas

architecture familiale en travaux

C'est avec des catalogues de layette que nous avons pris la route vers le sud, pas en vélo... L'architecture familiale nous propose un agrandissement. La grand-parentalité se profilant à notre horizon, une escapade printanière s'imposait pour un regroupement. La mer à la montagne, ou presque, c'est une recherche de croisement emblématique, géographique, mais aussi d'une idée de la famille comme un socle d'aventures individuelles. Etre ensemble autour d'une table bien garnie, de saucisses d'Alsace, de kougelhopf maison, avec des légumes et fruits bio et locaux, de tapenade, de fromage de chèvre et de brebis. Le gewurstraminer a fait le voyage lui aussi. Pour l'animation des soirées place aux jeux de société, ils sortent de la riche panoplie de la pouleauxjeuxdor, "quirkle" nous aura particulièrement convaincu. 




le vieux pont à Sospel