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dimanche 16 mars 2025

Rêvasser en Autriche

A partir de notre "nid" autrichien, blotti entre d'imposantes montagnes, le village de Sibratsgfall nous accueille  pour un moment de calme et de détente. A partir de ce village nous partons à l'aventure, pour ressentir et expérimenter un environnement riche. Nous partons à pied, nous partons à ski, les paysages "beauté de la montagne" nous gagnent. Nous approchons d'un hameau et nous nous posons sur le mur, comme une vue sur la tranquillité du monde ici.
 

Nous écoutons les sons de la nature, le ruissellement du Subersach est doux.
Le blanc et le vert clair des nivéoles jaillissent presque sous les pieds des randonneurs. Marcher...
La foret est ici plus lumineuse qu'ailleurs, le parfum du sol forestier n'est pas encore réveillé, le chant des oiseaux est lointain, le bruissement des cimes nous accompagne.
Les méandres racinaires, suivent les rochers affleurants, les pierres sont enlacées par les courbes végétales,
rêver en plein  jour.
Skier et profiter des vues..

Zum Glück entscheidet das Hertz manchmall schneller, als der Kopf denken  kann.

vendredi 11 août 2023

depuis les hautes montagnes à de petites mers (3)

Même si notre objectif initial de longer l'Inn n'a été que très partiel. Les à cotés nous ont ravis. J'ai trouvé surprenant qu'un restaurant s'appelle mangeoire, et une cabane notée sur un topo pour boire un coup : abreuvoir. Au musée, ils annoncent une exposition de mangeoire : c'était des crèches ! Je me suis moqué de moi, les nuances de la langue allemande m'échappent.
 En sortant d'un restaurant de  Hall en Tyrol, à une terrasse de bar, des chanteurs de Yodel poussent leur appel mélodieux dans la nuit venue.   
Non loin de la maison en pierre, un tronc d'arbre évidé avec l'eau fraiche qui coule dedans,  faisant fontaine et les bouteilles de bières et du coca local, à disposition... au mur une petite boite en bois avec écrit "Kasse" dessus. 
Nous quittons l'Autriche pour l'Allemagne, la vallée de l'Inn s'ouvre sur la plaine du Danube.
Une part des eaux des Alpes germaniques vient s'y jeter. Nous faisons le tour du lac  Chiemsee de près de 90 kilomètres, en tandem. Le temps orageux  nous aura presque  laissé faire. 
Quand je randonne j'aime bien me retourner pour voir d'où je viens, ici dans notre circuit  à tandem, ces vues sont  un régal.

Une régate  pour finir un séjour à la montagne, ça vous dit ?


Katharina Grosse à la Moderne Pinacothèque, Munich

"Ma planète" : j'y dessine un tandem pour en faire le tour, un bonhomme à ski pour descendre des montagnes, un autre qui les gravit avec un sac à dos et des grosses chaussures, un tracteur pour aller en forêt, des arbres, des fleurs, une maison et des casseroles... et vous ?


Un rêve de prochain vélo, cadre en bois de chez "my Esel"
 Il existe une version électrique mais elle broute un peu. Prenez l'option klaxon  "hi han" !

 Je suis rentré avec le sourire. J'ai l'impression d'avoir approché  quelque chose du cœur allemand. A ma quette de restaurant dans le secteur, l'employé de l'hôtel, nous propose,
 une pizzeria...
Je lui demande quelque chose de plus local, il me dit "ça va être bruyant et emploie un terme qui me fait penser à de la démesure". Je souris et nous y allons. Tout au bout de la deuxième salle d' anciennes écuries, cela parle très fort, bois et mange généreusement des centaines de personnes sont attablées,  et nous y  trouvons deux places .

C'est joyeux, bruyant et glouton. Finir son assiette est un défi . L'art du service avec un plateau chargé de bières et  victuailles, relève de l'haltérophilie et du jonglage en même temps.
J'aime l'opulence et le sourire, des plats pour quatre servis pour un seul, cela a quelque chose de rassurant,  qui crée une ambiance de fête. 
"Deutsches Opulenz" 

Merci d'avoir divagué avec nous,

Être bord de l'Inn et remonter la Ziller (2)

 Borderline et asilaire

Je me suis senti protégé dans cette vallée, avec des murs de montagne élevés, des sommets piquants et rudes, mais aussi j'ai été un peu craintif de la puissance de ces montagnes : des risques météorologiques, neiges et eaux.

Dans un musée, j'ai rencontré la peur des gens d'ici, peur des forces de l'hiver, peur que cela ne renaisse pas, que cela ne se recolore pas..  Peut-être aussi crainte  de ne pas avoir assez de réserve pour manger...

Le printemps c'est vraiment la fête chez eux. Le carnaval a toujours une grande place dans les sociétés qui ont peur de la mort.




J'aime gravir quelques montagnes, me retrouver confronté, à la dureté pierreuse des sommets alpins. Au retour redécouvrir  les fleurs en contre bas comme un sourire de printemps, même en plein été. 

Manger des myrtilles au petit déjeuner,
Gouter à la fraicheur subtile d'une boisson aux abricots maison,
Dévorer des desserts d'après ski " kaiserschmoren" ou "apfel strudel", et  l'opulence et la générosité  d'une cuisine de montagne. 


L'Autriche et les règles : ici ça doit-être comme ça !
Nous avions très bien mangé la veille, mais nous n'avons pas vu ni entendu que le petit déjeuner c'était jusqu'à 9h. 
 A 9h c'était rangé, rappel de la règle, pas sympa le ton !
Bon nous n'avions pas sollicité l'information la veille lors de notre arrivée, ni à la fin du repas..
Le patron nous apporte une tasse de thé dans le couloir, puis un petit bout de pain beurre confiture. Servi comme si c'était de la charité chrétienne plutôt que du bon sens !
Je lui dis " J'espère pour vous que votre journée aura mieux commencé !"

J'ai regretté de ne pas avoir emmené le réchaud de camping, pour griller du lard et des champignons et faire une omelette matinale, cela me fait du bien de l'écrire et m'évite de dormir dans l'odeur de cuisine.. L'accueil des touristes, c'est aussi tenir compte de l'autre. L'esprit des vacances rencontre le travail, une touche plus sympathique et  même de la  flexibilité, serait  à travailler. 
Les vaches des Highland, elles  sont venues pauser décoiffées

un asile de flou

La où je suis je ne peux pas aller plus haut... 


Innsbruck, une ville bord de l'Inn, j'adore la couleur de  cette eau.

Notre carnet de voyage, indiquait que la vallée da la Ziller un affluant de l'Inn avait du charme. Si votre travail a à voir avec la folie, suivez l'asilaire ! 



Le long de l'Inn la piste cyclable nous fait passé à coté d'un entrepôt de conception contemporaine mais  fait avec du bois ancien réemployé, ça sentait bon le bois. Le hangar protégeait des poutres historiques, planches, bardeaux et autres bois d'œuvre,  près au réemploi.
J'aime leur conjugaison "Modern mit Tradition" 

lundi 7 août 2023

Vacances sur les sentiers, et les pistes autrichiennes (1)

Notre projet de vacances, c'est modifié petit à petit. Nous avions sollicité des travaux  et ils se sont engagés chez nous avec 2 entreprises. Quelques travaux annexes, et l'accompagnement des artisants a décalé notre départ.

 Les pays baltes initialement prévus comme lieu d'aventure à tandem, sont éloignés dans l'espace et maintenant en plus dans le temps. Cela nécessitait un vol aller pour  Tallinn en Estonie, et un vol retour à partir de Vilnius en Lituanie.  C'est partie remise... 

J'ai proposé un tour de la Bourgogne, ou la descente de l'Inn, principalement  en Autriche...
Vendredi matin je fais encore une retouche de plâtre autour d'une boite électrique, alimentant notre volet roulant électrique et hop : tandem démonté dans le break, chaussures de montagne, sac à dos et Francine se charge de  préparer la valise et de trouver un hébergement pour notre 1ere étape. Les lieux dans nos moyens financiers ne se trouvent pas aux bords de l'Inn. Ils sont dans les stations de ski qui recherchent à diversifier l'accueil blanc pour du vert.
Nous partons vers l'Autriche.
Nous avons randonné, vers quelques sommets

suivi des cascades sans chute

pour vivre caché dans la foret, et y être attentif

rêver à une cabane, dans un monument végétal

Innsbruck, suivre les couloirs vers une galerie d'art

Hall en Tyrol, le bonheur de vivre dans les ruelles
 C'est la ville aux oriels, le moyen âge y est encore présent , comme une beauté grâce à l'ombre d'Innsbruck. 

Puis de retourner  sillonner  des gorges encaissées

 La première gorge perpendiculaire à l'Inn nous avait mené sous la pluie à un monastère, dans une montée solitaire et encaissée. La gorge du loup.

L'autre gorge, nous l'avons approchée comme les touristes "lambda" dans une remorque de tracteur déguisé en petit train. Un allé retour à pied, sur un chemin tranquille en compagnie nombreuse. J'aime ses lieux, mais quand leur accessibilité est populaire, ils perdent du charme. Lieux encaissés : "payez!" 
 

samedi 7 mars 2020

retrouver les Alpes autrichiennes enneigées

Nos vacances de ski ne s'annoncent pas dans la certitude de neige suffisante pour skier, la douceur effrayante de l'hiver nous a mordu, autrement que par  la neige et le froid. Au fur et à mesure que les vacances approchent, les conditions météos se précisent. Un ciel chargé est annoncé, pluie ou neige selon l'altitude. Nous arrivons dans la soirée, le village a gardé les tas de neige des déblaiements successifs, les nivéoles sont en fleurs sur la pente la mieux exposée au soleil. Surprise au lever du premier matin  : la neige est venue. Le village de Sibratsgfall, retrouve un manteau blanc. Les corbeaux de l'arbre fruitier devant l'église, s'y distinguent, contraste de facettes sombres qui ressortent.
les corbeaux dans la neige, une mise en valeur esthétique...

.

 Nous skierons dans de la neige fraîche, agréable, un peu cotonneuse. Notre activité de plein air nous rend plus attentif au temps qu'il fait. La grisaille du ciel nous laisse plutôt tranquille, une touche de ciel bleu nous enverra quelques signaux optimistes. 
Nous aurons vu du ciel bleu, et c'est reparti pour un temps de pluie à basse altitude, et la neige tombe à nouveau en hauteur, la visibilité est largement réduite. Nous skions au ralenti dans la partie haute de la station et dans la partie basse sous la pluie. Deux heures de lutte contre les éléments  aurons suffi à nous traverser les habits. Fin de la partie, nous avions l'impression d'avoir loué la station pour nous seuls.
La pluie s’arrêtera au moment du retour au village d'altitude, j'ai enfilé un autre pantalon, des chaussures de randonnée et mis les raquettes dans un sac à dos. La neige s'est gorgée d'eau elle devient glissante, le sentier du Rindberg me servira de terrain de découverte pour ce jeux de raquette.
Les nivéoles ressortent de dessous la neige, elles se redressent  gracieuses, la pluie nous les révèle résistantes. 

Nivéoles libérées par la pluie
Retour sans ski vendredi, mais après nos achats de pain, chocolat, bière, fromage, lard, gendarmes, huile de graine de courge, gaufrettes "wanner" et autres subtilités locales...
Pause détour par Zürich, découverte de la Kunsthaus. 
Oeuvres d'Olafur Eliasson

plongée sous marine virtuelle, dans l'oeuvre d'Olafur Eliasson
Ambiance étrange dans cette salle du musée d'art de Zürich, nous sommes en dessous d'une circulation de liquide comme du thé au lait, mais en fait cela serait plutôt du fumigène de spectacle !
Le concert rock sous marin n'est que visuel, le thé au lait qui se mélange au dessus de nos têtes, créé des nuages qui nous éclairent partiellement, le sol est d'une noirceur abyssale.
Nous venons d'une portion d’univers blanc, nous avons suivi la piste la plus noire...   

samedi 23 mars 2019

petite neige légère et après, le printemps s’annonce

A l'entrée de notre village de prédilection pour nos vacances en Autriche, quelques Nivéoles étaient en fleurs sur les bordures les plus exposées au soleil, mais après l’accueil et le repas de la neige fraîche et légère en venue les recouvrir.  Nous venions pour skier et bien voilà ! Lundi blanc sur fond gris et puis les autres jours blanc sur fond bleu. L'après midi, il fallait chercher les pistes les moins exposées pour trouver de la neige pas trop lourde, mais d'être ici avec un temps radieux, c'est un petit bonheur. 




samedi 24 mars 2018

skier dans un pot de yaourt

 Les nivéoles de notre village de ressourcement en Autriche nous montrent qu'elles sont bien là, et la nuit neigeuse pose son calme sur le village, et un manteau sur les fleurs sauvages. L'hiver de mars s'installe pour nos 5 jours de dépaysement , nos vacances à la neige sont servies.  

Les nuages bas,  la neige qui déverse des flocons et le support blanc rend nos repères difficiles, nous skions dans un verre de lait, puis le lendemain la densité des chutes de neige altère encore notre vision et nous skions cette fois dans un pot de yaourt.
Cela fait en même temps référence à Henri Michaux :"skieur au fond d'un puits"
Parfois des arbres apparaissent, et plus rarement des sommets.
Peu de risque de collision avec d'autres skieurs, la sensation d'être seul sur les pistes avec cette mise à l'épreuve météorologique est une surprise.

Les oiseaux n'ont pas encore sifflé pour appeler le printemps, en mars il faut avoir de la patience.



En bas de la station, elle observe les enfants qui apprennent le ski, depuis une sorte de terrasse qui lui permet d'être un peu dehors, elle est curieuse s'approche des personnes  du village qui se croisent pour mieux entendre leur conversation.

Zum Hirschen, hotel- pension du village de Sibratsgfall, nous apprécions le Sauna d'après ski, et le bain massant en plein air, à l’intérieur décors de couronne d'oignon, de saule tortueux cueilli à carnaval et des œufs peint avec simplicité et grâce.
L'esprit familial et local propose une cuisine de saison et de tradition, la cuisine des montagnes autrichiennes nous séduit à chaque fois. La proximité avec la cuisine de tradition alsacienne rend hommage à nos grands mères,