Nous publions notre blog depuis un vallon alsacien, Steinbach où nous nous sommes implantés, depuis 27 ans cette année. Nous y faisons de la cuisine, des activités culturelles autour du livre et de l'art, mais aussi dans la nature. Nous entretenons un "jardin sauvage". Francine travaille la terre en sculpture, la peinture, je cuisine et j'écris et nous voyageons en tandem ensemble, nous partageons une partie des aventures qui font aller loin parfois près de chez soi.
Le retour du confinement, implique pour moi des desserts pour le moral, un peu regressif : avec une tranche de semoule au lait puis revenue au beurre, une compote de coings du jardin cueillette des fruits que je vois depuis ma cuisine et dont le magnifique jaune d'or ressort en cette saison." holder mus" :des baies de sureau noir cuites avec une touche de sucre, et les petites poires de Claire et Bernard arrivées à maturité après 3 semaines de repos dans notre cave, et cuites au sirop maison.
des coings vers la cuisine
L'entrée des coings dans la cuisine est plus longue que d'habitude, je dois trouver de nouveaux gestes, pour suppléer au peu de mobilité de mon épaule gauche. Pour étaler la pate à tarte je n'ai pas trouvé comment faire, dès que mon bras est utilisé loin du corps, la douleur vient, j'ai encore besoin d'aide.
Une clavicule c'est plus vite cassé que réparé. Même si je regagne un peu de possible, je dois me resservir de mon expérience avec des personnes handicapées, pour moi, et être content de peu.
Mes nuits sont morcelées par la douleur, je dors avec Codéine qui fait des retours nocturnes ..Je paye la nuit les efforts du jour, j'essaye d'être actif, surtout de marcher pour atténuer la douleur, mais j'ai du mal à lire et à rester concentrer.
Les coings sont très durs à couper, donc j'ai ressorti mes pierres à aiguiser. Attention ça coupe !Les coings je les frottes avec un sac à patate en maille jaune, pour enlever le duvet. Je les coupe en quartier et les recouvre tout juste d'eau, puis cuisson jusqu'à attendrissement, l'eau de coing ainsi obtenue me servira pour une faire une deuxième infusion avec d'autres coings pour une gelée riche en gout.
Les pulpes sont passées au tamis, pour les pâtes de coing, le deshydrateur aura tourné pour arriver à un résultat
dessert pulpe de nèfles cuite avec une touche de vin chaud épicé (mespilus germanica) et yaourt de brebis
, délicieux.. Lou et Léo disent c'est les bonbons de Papy.
Au dessert aujourd'hui il y avait tarte de coings "juste pochés", et glace rapide de coing.
J'ai aussi coupé en fine tranche du coing, frais, pour le déshydrater en vue des infusions d'été, et des vins chauds aromatisés.
les poires posent au jardin
une tarte aux poires dédiée à Lydia Jacob: une modiste et aventurière strasbourgeoise
une partie de notre récolte de jack bee mini
Poires au sirop, sorbet pulpe de poires crues, tranche de poire deshydratée
tranches de semoule, compote de coings, holder mus, poires au sirop, pulpe de coings sèchée
Vue depuis notre location de vacances près d'un hameau avant Beuil, le champs de vision s'ouvre sur de la culture, des herbages puis des forets. Les sommets poudrés de neige ne sont pas loins.Le petit vallon entre les deux montagnes mène au col de la Couillole, Lou et Léo y sont montés à pied avec nous, et donc ont pu dire quelques gros mots...
Les toits recouverts de bardeaux, si ils perdent de l'étanchéité avec le temps ils gagnent en richesse esthétique. Le toit redevient terre.
comme un vélo"Alpenchallenge" remisé mais vieilli à l'air libre !
A une soixantaine de kilomètre de Nice, vous attendriez de la douceur ? et bien voici déjà la rudesse des montagnes, le premières neiges parsèment les sommets du Mercantour, les gelées blanches sont à nos pieds le matin. Notre installation pour la semaine, dans une estive rendue confortable et chaleureuse, à Beuil, a du cachet.
Les kilomètres qui séparent notre domicile et cette villégiature ont été fait par étapes. Francine roule seule depuis mon accident à vélo, "pourquoi celui qui est passager roule mieux que celui qui conduit ?" Je dois faire l'effort de me taire, sinon j'ai droit à takaroulertoi ! Avec l'écoute des gratitudes de Delphine de Vigan en livre lu, ainsi qu'une pause remarquable sur la route Napoléon grâce à la boulangerie du village de La faurie, pique nique dans les gorges d'Agnelle.
Un pain artisanal remarquable, des tartes, brioches et de la vente de vin, le vin " la bête" m'a tenté, et à peine reposé du reste du voyage, sa dégustation m'a plu, complexe : sauvage et fruité, fort et doux à la fois.
Feu de cheminée avec du bois de mélèze, de belles buches jaunes, le confort et le réconfort. Et dehors des montagnes nous appellent...
Roméo né le 13/09/2020 de Théo Holder et Léa Foret
Le bonheur d'être parents, dire oui à la vie
Bienvenu à Roméo
Il y a quelque temps Théo me fait une démonstration de selfi
Théo ado, dos au mur Nos prémisses familiale de voyages à vélo
La modification du rôle des pères..est toujours d'actualité. Théo est né le 19/08/1995 de Francine Stentz et Guy Holder
et mon père devient arrière grand père de Roméo
André né le7/10/1938
Guy né le 19/12/1964 de Holder André et Wanner Renée
Guy, mes premières vacances à la mer en 1966
Roméo,
Viens ! découvrir avec nous l'intranquilité du monde !
-Avec la gourmandise comme recherche, repère et refuge.
- Avec la recherche de manger bien et bien faire à manger, de découvrir l'art en cuisine pour la beauté des plats, et celui de l'écologie avec l'art de ne rien jeter et de cultiver, d'acheter des bons produits.
-Viens nous aider, nous aider à nous entre-aider, viens nous aider à donner pour recevoir à notre tour.
viens ! voyager, découvrir depuis le bout du jardin, jusqu'à là ou on croirait que les hommes marchent à l'envers tellement c'est à l'autre bout de la terre.
viens apprendre plein de choses, apprendre aussi ce qui vient des gens simples : de comment ils s'arrangent avec la vie; apprendre aussi des choses complexes pour nuancer, argumenter et calculer, mais aussi rêver et créer.
viens construire avec nous des choses qui durent, mais aussi des choses pour le confort quotidien.
viens observer une fourmi qui grimpe sur un cerisier, une abeille qui visite une fleur de bourrache, écouter le bruit du vent dans les feuilles des trembles
Va manger de la saucisse de Lyon à Lyon, gouter de l'anis à Nice, faire un petit pont à Pontarlier.
Va glisser sur les pentes enneigées, marcher et pédaler sur d'autres continents
Viens lire avec nous des histoires d'ogres, de sorcières, de policiers, de loups et hérissons.
Viens te promener en forêt, respirer
Va aux bains Romains et passe d'une O à l'autre, Met l'Eau froide, l'O tiède, l'eau chaude pour distinguer et mélanger les eaux
Va faire du bateau pour aller sur l'eau, boire du sirop de fleur de sureau, nom allemand de sureau ? et naviguer, piloter avec et contre les vents, avec et contre les vagues, aussi jouer avec, et tenir le cap,
Fin de saison à vélo pour moi, un peu trop en avance à mon gout !
surtout avec ma nouvelle expérience d'un vélo qui stimule la griserie de la vitesse, voici mon engagement mis à mal.
ironie de sort je me rendais à l’hôpital pour une rencontre avec l'assistante sociale, le médecin et le monsieur pour lequel j'exerce une mesure dont l'état de santé compromet l'autonomie.
je me suis ramassé
négligeant la courbe nécessaire pour rejoindre la piste cyclable depuis la route, je suis resté dans l'axe lié au très léger changement de hauteur entre les deux voies. Certaines de mes connaissances ont dit que je regardais des filles...
et j'ai volé bras tendu vers l'avant, comme un plongeon, mais mon atterrissage, sur le dur m'a coûte quelques lésions, la clavicule gauche a encaissé un choc trop important, elle est en plusieurs morceaux.je suis en réparation..je lutte avec une douleur perfide et encombrante.
je me fais engueuler par Jacqueline et je lui réponds :
avec des séquences de sommeil courtes, au choix je suis réveillé par la douleur ou mes propres ronflements position à plat sur le dos
je pourrais facilement faire des cauchemars avec une forme de déraison ordalique, alors que j'estime le trajet que je faisais plutôt tranquille.
j'ai mal évalué ma vitesse, et les discontinuités avec rebord entre la route et la piste cyclable
pour le moment je porte des anneaux qui me maintiennent les épaules un peu en arrière, à la manière des militaires au garde à vous, putain ! ma liberté est mise à mal!
je suis sonné par la fracture, la douleur et les médicaments, je retrouve l'usage de la codéine, encore un fois après le petit doigt, le fémur, je suis un combattant avec et contre moi
Dans mes histoires il y a souvent une chute, mais la manière Multi sens avec laquelle ça prend sens me plombe...
Je laisse un bordel pas possible dans mes dossiers, liés aux choses en cours ou à faire.
Je rejoins Francine dans sa retraite active, comme une irruption, elle cumule hôtellerie, restauration, et soins pour moi ; avec les expos, les vendanges, les cours , la vie associative et les petits enfants
et je passe avec fracas d'une vie active à un arrêt subit, ma fracture en plusieurs morceaux devrait se ressouder sans intervention, mais ce n'est pas une certitude, le chirurgien se réserve quant à sa proposition, il veut me voir régulièrement. ce n'est pas très rassurant;
alors que la construction d'une consolidation heureuse serait plus à propos, je pense être à la maison pour un moment, j'ai bien entendu l’engueulade comme une réaction affectée,
j'ai souri de cet élan de maternage thérapeutique, ce qui contribue aux soins et qui relève du "bon sens" de la culture et du ménagement.
après la chute du 25 août j'ai été opéré le 7 septembre
l’opération de la clavicule s'est bien déroulée, une heure d'intervention pour visser les fragments, plus nombreux que ceux visibles à la radiographie,
la douleur est à fleur de peau, mais la prise en charge hospitalière était bienveillante, l’hôpital "usine" du Moenschberg se révèle très humain grâce au personnel soignant. j'avais un compagnon de chambre qui était la mascotte du service, la première fonction de l'homme n'est-elle pas de plaire? même a 82 ans, ce qui laisse de la marge pour la séduction.
je suis de retour à la maison," Francine pourrait passer une vae d'aide soignante", je ne peux que me servir d'une main pour quelques temps encore, et ai besoin de son soutien.
Guy, dompteur de vélos, c'est fait mordre par un trottoir.
Au service de tutelle, le prochain stage de conduite en condition difficile sera animé par Guy Holder mais à vélo ! Bon pour le programme de formation je n'ai trouvé que la chute.
Dans quelques jours nous connaîtrons la joie de devenir grands parents.. Il y a un peu plus de 25 ans Théo dansait dans le ventre de Francine. Nous étions allés écouter et voir Césaria Evora en concert à Mulhouse. Elle a chanté mon petit pays je l'aime beaucoup, petit pays je t''aime beaucoup et Théo a dansé dans le ventre de Francine, sa mère...la mer..
Aujourd'hui encore il aime utiliser les espaces détentes des lieux d'eau, est ce un souvenir lointain des espaces temps in utero? Flotter et percevoir le monde adouci par le filtre de l'eau.
musique sous marine, si Théo prend un bain la musique l'accompagne. Je lui ai donné le premier bain, après sa naissance, il pleurait et l' immersion partielle dans l'eau du lavabo de la maternité l'a apaisé.
Moi j'aime la sonorité particulière des ambiances de film sous marin, je pense à Octobre rouge, et aussi à une nouvelle radio phonique écrite par Henig Mankel, autour de la disparition d'Olof Palme, nous avons assisté à l'enregistrement.
Résonance, écho, résonance, celui qui parle crée la résonance par sa voix et regarde l'écho de l'impact de ses paroles et du son produit. Je pense même que l'architecture des lieux de culte est conçue pour créer un écho à la parole, et pourquoi pas utilise cette logistique in utero par rapport à la perception sonore de la où nous avons été. je veux dire été bien, pour nous y faire revenir en fiction.
Pour Léa,
il y avait une histoire de bisous, c'est un enfant qui voulait resté dedans, on lui disait vient nous voir mais il ne comprenait pas ce qu'était voir, mais quand ses grands frères, son père faisait des bisous, ça sa lui plaisait, il était même un peu jaloux, il aurait bien voulu sentir cette marque d'affection qui faisait plaisir à sa maman. Il voulait aussi ressentir cela, et puis tout compte fait, il se trouvait un peu à l'étroit, alors il est venu..