lundi 4 août 2014

voyage à tandem "boucles de la Sarre"

Départ de Sarrebourg pour un parcourt cyclable au cœur de l'Europe, notre périple estival commence bien avec le grand  vitrail de Chagall visible de l’intérieur de la chapelle, nous apprécions aussi l'effort renouvelé de cette petite ville pour accueillir une exposition de sculpture sympathique et parfois même espiègle.
Les usines de Mulhouse étaient alimentées par du charbon venant de Saarbrücken, le canal des houillères de la Sarre construit en 1860 servait à l' acheminer. Nous ne sommes plus au charbon mais en vacances alors  la vocation touristique de la voie navigable et du chemin de hallage transformé en voie cyclable nous convient bien.
"L'espiègle"sculpture Jean Laniau

 Sarralbe, Sarreguemines, mais aussi un pont-canal et ça c'est toujours une belle marque de l'ingéniosité humaine, plus loin nous nous refugions sous un pont pour laisser passer un orage. L'entrée en Allemagne et la ville avec Saarbrücken, construite sur deux rives et cette jolie place avec une belle église baroque "Ludwigskirche" dont le  décor intérieur est surprenant du fait qu'il soit majoritairement blanc. Richesse et  sobriété s'y associent harmonieusement.
Avant d'aborder, la belle boucle, nous nous réfugions à nouveau sous un pont, devenu l'abris des cyclistes, le temps d'un orage.
Voyager en Allemagne, c'est aussi apprécier cette langue et la malice qui peut s'en dégager leur coiffeur est un "friseur". Aborder les boucles de la Sarre, peut ce faire joyeusement.
L'environnement préservé, et la magie du lieu rend cette partie du  parcourt extraordinaire. C'est comme si nous réécrivions partiellement  le "o" de l'Europe en grand.


Un  détour dans la petite cité médiévale de Saarburg, pour une chute d'eau au centre de la ville, et puis encore un peu de campagne, avant de retrouver le cour de la Moselle.











Comment s'appelle un "selfy" quant on fait une photo en tandem ?
En tout cas l'image est un peu rabotée, tandem et remorque ça fait long mais en cliquant dessus vous devriez pouvoir avoir une vision plus panoramique.

dimanche 3 août 2014

Steinbach,il pleut des cordes !

photo : Guillaume Nini

Un orage mémorable, l'eau, la grêle ce sont abattues sur notre village. Fini le doux bruit de la pluie place aux cordes, d'abord celles tombées du ciel puis celle du 2ème concert, festival d'été à Steinbach.
Pluie, guitare et violon version orage d'été et bottes, cirés et parapluies et pompes à eau pour pluies torrentielles en duo. Le vallon du Silberthal et ses conditions acoustiques souriantes ont été frappées très forts. Même le chemin d'accès est devenu un torrent.
L'angoissante montée des eaux, et la puissance de la boue charriée ont crée des dégâts autres qu’acoustiques. Le concert a eu lieu en salle, plus ou moins au sec, après un rapatriement épique. La lutte contre les éléments nous aura rassemblé pour que le Mélo des fous puis, Jan Vanek puissent nous entraîner chacun dans leur monde musical.  
photo Guillaume Nini
Nous avons fait solidairement face encore le lendemain, dans la remise en état du site de la clairière du Silberthal. Pompiers, ouvriers municipaux , maire , association du foyer en "harmonie" pour évacuer l'eau et nettoyer la boue et les grilles engorgées. L'Harmonie du Silberthal ne joue pas que de la musique.
La déferlante a entrainé quelques rues en travaux, la reconnaissance d'état de catastrophe pour cet orage du 25 juillet 2014 pourrait être classée grand cru.

photo Guillaume Nini

depuis le Molkenrain  photo Guillaume Nini
Nous pouvons nous décaler un peu d'autres réalités, pendant la guerre il a pu pleuvoir des bombes, au moyen âge il pouvait pleuvoir des hallebardes, au Mollkenrain et ailleurs il peu pleuvoir comme vaches qui pissent,
ici, il n'a plu que des cordes. Les photos de Guillaume Nini notre chasseur d'orage donnent même une touche poétique à ce phénomène.  

sur une courbe gracieuse de l'Elbe

Entrée en Saxe, après notre passage en Bohême, la chanson d'Aznavour occupe encore mon esprit, même si ce n'est pas la même orthographe que la région que nous venons de quitter," la bohème, ça veut dire être fou, ça veut dire avoir 20 ans, manger un jour sur deux, croire à la gloire" Nostalgie de bons moments dans les périodes difficiles, pauvreté et insouciance, et une certaine forme de flânerie pour prendre son temps.
De la gare de Dresde au centre ville, une avenue piétonne s'élance rectiligne entre d'imposants immeubles rectangulaires. L'austérité de l'urbanisme utilitaire et communiste suinte encore. Les commerces, services, restaurants et hôtels sont venus égayer et dynamiser cette longue avenue. Je me suis demandé si les nombreuses fontaines étaient déjà installées sous le régime de la RDA, il y a vingt ans nous serions de l'autre côté du mûr.


La ville a conservé des palais qui évoquent Versailles, des dômes italiens, et le baroque viennois et même le "pissenlit mulhousien" . Tiens donc ! Mais où il est celui là ?      


"couple" Hans Körning  
Nous centrons notre visite de la ville, autour des bâtiments et de l'art moderne, nous avons espoir de découvrir des œuvres d'Otto Dix, nous sommes lundi, ici les musées sont fermés, nous resterons donc un jour de plus. En attendant, nous dénichons un petit musée sympathique qui nous permet de découvrir  l'oeuvre de Hans Körnig, nous y reconnaissons des proximités avec l'oeuvre d'Otto Dix et nous  y découvrons un portrait de Dix par Körnig. Cela éveille notre curiosité, le lendemain à  la galerie Albertina, nous visitons et attendons les œuvres de Dix, à la fin de la visite des salles sont fermées. La galerie  avait consacré une exposition autour du triptyque sur la première guerre, et accueilli de nombreuses autres œuvres du peintre. J'ai dû contenir une certaine rage, j'avais même envie de déchirer les cartes postales qui reproduisent les toiles que j'aurais pu voir réellement et qui étaient là à deux pas. Le triptyque sur la guerre ne s'inscrira pas comme un élément potentiel pour alimenter mes cauchemars.
      
"famille" Hans Körnig

L'après midi à la galerie d'art communale, leur tableau d'Otto Dix a été prêté à la Galerie Albertina qui ne l'avait pas encore rendu.

vendredi 25 juillet 2014

randonnées dans le parc national de Bohême

Départ d'une pension misérable au bout du village de Hrensko envahit par des boutiques d'articles de mauvais gout, mais une épicerie un peu perdue vend des produits locaux, nous pouvons partir avec de la saucisse fumée artisanale qui va supporter plusieurs jours de sac à dos, sans soucis, et qui a le bon goût de l'évasion un peu à coté de la civilisation.

Dès l'entée dans les bois l'ambiance des lieux fantastiques est présente, la géologie a fait des sienne, et c'est grandiose. Les habitants en parlent comme d"un conte en pierre". Quelques rochers comme "Prebischtor",  les gorges de la "Kirnitzsch" et bien sûr "Basteï" sont des lieux très touristiques, peut-être incontournable ?


Mais  ce parc national situé sur deux pays est balisé par de très nombreux sentiers de randonnées pédestres qui permettent la découverte d'endroits très insolites. Bien sûr il faut s'éloigner de la reposante croisière que l'on peut pratiquer sur l'Elbe en bateau à vapeur, les distances à parcourir sont selon votre soif de surprises,  mais attention ils peuvent être truffés de passages techniques que se soit de marches d'escalier gentilles mais après 900 ça commence à chiffrer dans les articulations, ça peut finir dans un compromis entre l'escalier et l'échelle, ou , escalier et escalade, l'appréhension du vide doit être maîtrisée. Et, oui on est là pour souffler...mais après l'effort !

La villa Zeissig à Kurort Rathen nous a bien plu, pour l'accueil, le sens de l'échange et le confort. Au restaurant Strandgut de l'Hotel Helvetia à Bad Schandau, nous sommes arrivés par le côté jardin, avec un potager de rêve au bord de l'Elbe, nous avons mangé beau, très bon et bio...
Si les passages difficiles vous sont déconseillés, prenez le temps de bien préparer votre rencontre avec le terrain, vous pourrez parfois contourner en additionnant les kilomètres.
Et quand je dis que l'on est là pour souffler, j'ai envi de me reprendre pour dire qu'il faut s'en méfier : les vues sont à couper le souffle.
"L'amour est enfant de Bohème"

VOYAGE ITINÉRANT DU COTE DE L'EST

 Voyage itinérant du côté de l'Est fabuleux, de Prague à Dresde.
De la capitale tchèque à la grande ville allemande, nous allons retrouver quelques signes communs : les chaussettes dans les sandalettes, la saucisse au petit déjeuner, et la grande consommation de bière. Le  récent passé communiste a marqué l'histoire de ces habitants.

Prague est un beau mélange de médiéval, d'aristocratique et de mystère avec le dynamisme d'une capitale, de l'art déco joyau de cet Est novateur, et de la mousse de bière par dessus.

Nous avons flâné dans la ville,  les musées et expositions d'art, j'ai beaucoup aimé ce dialogue engagé autour de l'expression culturelle, nous étions venus il y a vingt ans et la discussion continue, bien sûr j'y ai vu un rapport avec notre vie de couple.  




dimanche 29 juin 2014

inventer des possibles avec les loulous

Câlins de loups sculpture  Francine Stentz

tuilerie hartmanswiller
Visite d'un atelier ouvert à la tuilerie de Hartmanswiller, exposition de photos et de sculptures

La maisons et les œuvres se mettent en valeur mutuellement.
Le cellier voûté comme lieu d'exposition, j'ai apprécié sans réserve.

José Pimel
La touche mystérieuse, parfois inquiétante, des toiles de José Pimel, crée une intrigue qui met en route l'esprit.

Dans un collège mulhousien, nait une querelle entre deux élèves. 
Cette altercation évolue et continue hors des murs, sur le trajet vers le domicile.
Par après,  le collège sanctionne celui qui a malmené sa camarade.
Le jeune a du mal à accepter que le collège puisse intervenir sur un fait qui s'est déroulé en dehors.
Dans la sanction, il doit s'expliquer par écrit et revenir sur les faits dans un texte ou
Il reconnait qu'il est aller trop loin.
"eh, bien voilà pourquoi le collège l'a sanctionné ! il est allé trop loin !"


La forêt de Steinbach va être le théatre de verdure d'un premier festival d'été avec 3 soirées de concerts, organisées par l'association locale du foyer. vendredi 4 juillet 20h premier rendez-vous autour de la caravane de "ROSE BABYLONE". Le vallon du Silberthal permet de belles escapades, avant les concerts vous pouvez y découvrir quelques belles fleurs, mais pas de "ROSE BABYLONE" .


mardi 17 juin 2014

un tour en méditerrannée

Débarquement à Ismir,  cela fait contraste après la Grèce qui donne l'impression d'être  un peu assommée par l'économique qui va mal.
 Nous arrivons dans une ville qui fourmille, dynamique et commerciale, nos premiers pas en Turquie nous donnent le gout d'une ouverture à d'autres aventures.
 Nous organisons notre propre programme pour cette demi-journée,  la proposition de Costa, était trop onéreuse. Ismir-Ephèse.Visite guidée par une guide qui partage sa passion, de belle manière, avec une langue française à consonance exotique et un parapluie amanite. Le site archéologique  de cette ville romaine est extra ordinaire, la guide nous fait entre-voir l'organisation qui découle de ces vestiges avec les assemblés, le marché, les boutiques de luxe, les toilettes publiques, la bibliothèque, et les maisons closes. C'est la plus grande trace d' implantation romaine que nous avons vu jusqu'à présent. Elle nous renvoie à la lecture de la "lettre aux éphésiens" après le séjour de saint Paul ici, à la naissance du christianisme.
Le chauffeur de taxi, lui après une leçon de conduite qui relève du pilotage, nous guidera en voiture puis à pied dans le souk d'Ismir.  
Le sud de la Croatie nous accueille en brume, créant ainsi une touche mystérieuse à ce pays de miel et de sang. Dubrovnik ouvre ses portes au flot de touristes, nous nous échappons de la ville basse centrale pour monter et descendre dans les deux quartiers hauts. Les escaliers sélectionnent les touristes téméraires, qui s'offrent ainsi des vues inouïes  sur une ville du 11ème sciècle, construite et résistante avec des maisons en pierre de 5 étages. Les chats y  font la sieste, protégé par des remparts, le linge y sèche même avec peu de vent.



Et des traces de balles encore bien réelles... 1982
Retour à Venise, revisitée toujours sous l'angle particulier d'un ami en fauteuil, c'est la ville des ponts, avec des marches à monter et à descendre. C'est le renouveau du siège à porteur qu'il faudrait y prôner !
Plutôt qu'une accessibilité presque de façade, pour nous, seul  3 ponts ont été revisités sous cet angle là.  
Les nouveaux cinquantenaires sont partis à l'aventure, en s'offrant un cocktail méditerranéen, style "mojito", et  des soirées dansantes, ça a fait du bruit de se rappeler le cri de ralliement des conscrits, et de partager sympathiquement de bons moments .