mardi 8 mai 2012

circuit de Cuore

orchis
Les routes en lacet de la mer aux Alpes, nous aurons menées dans des paysages grandioses, impressionnant : les gorges et les cirques encaissés aux ambiances changeantes suivant la pente et l'exposition. Vivre quelques jours entre la mer et la montagne nécessite de prendre de la hauteur très vite. A pied, nos aventures sont marquées par des ascensions à la découverte de perspectives en dent de scie, mais les nuages les voilent souvent, et les nébulosités cachent parfois des vues sur la mer. Mais c'est dans la grande proximité que nous découvrirons une variété impressionnante de fleurs, nos aventures printanières ont pris des teintes subtiles et rares.  
Breil sur Roya

Gentianes "bleues irréelles"

Sospel est en bas

architecture familiale en travaux

C'est avec des catalogues de layette que nous avons pris la route vers le sud, pas en vélo... L'architecture familiale nous propose un agrandissement. La grand-parentalité se profilant à notre horizon, une escapade printanière s'imposait pour un regroupement. La mer à la montagne, ou presque, c'est une recherche de croisement emblématique, géographique, mais aussi d'une idée de la famille comme un socle d'aventures individuelles. Etre ensemble autour d'une table bien garnie, de saucisses d'Alsace, de kougelhopf maison, avec des légumes et fruits bio et locaux, de tapenade, de fromage de chèvre et de brebis. Le gewurstraminer a fait le voyage lui aussi. Pour l'animation des soirées place aux jeux de société, ils sortent de la riche panoplie de la pouleauxjeuxdor, "quirkle" nous aura particulièrement convaincu. 




le vieux pont à Sospel


dimanche 22 avril 2012

LES RECOLTES SAUVAGES DU PRINTEMPS

Samedi : Avec un panier en osier fait maison,la recherche de morille peut commencer, le long de la Doller, sous les ondées d'un samedi après-midi, avec un soleil venant parfois d'en bas, depuis un champ de pissenlit en fleur. L'absence ou l'art du camouflage des morilles nous aura bien eu. Nous rentrerons avec de l'ail des ours et des coquilles d'oeuf de mésange. Au retour à la cuisine, après le tri, le lavage et le séchage, je les mixe avec de l'huile d'olive, des pignons de pin grillés, du fromage blanc égoutté et du sel. Sur des tartines de pain avec des tomates ou des radis, hum...
Dimanche : Découverte ! Après une seconde sortie de recherche, quelques kilomètres parcourus, quatre très belles morilles et un morillon n'ont pas réussi à se déjouer de notre perspicacité visuelle, et nous n'en sommes pas peu fier. Au menu du soir: tagliatelles d'asperges et morilles à la crème.



dimanche 15 avril 2012

histoires humaines de rage et de passion, sincères...

Se lever, après une nuit un peu perturbée par la digestion d'une andouillette grillée, prendre une douche et après le petit déjeuner, se promener en ville et sous un passage couvert, croiser Michael Connely. Aller dans une église du centre ville et y écouter Déon Meyer nous parler de l'évolution de l'Afrique du Sud. Rêver que l'on adopte un pingouin déprimé et en rire, imaginer de se faire agresser par d'autres pingouins qui ont abusé de cocaïne, et demander à Tim Willocks psychiatre et ceinture noire de karaté de nous venir en aide...Manger des vieux mots par les oreilles en écoutant : l'historienne des cuisines madame Barrière nous raconter les recettes préférées de Louis XIV, et en faire une intrigue liée à des meurtres au potager du Roy. Belle récolte pour nous aussi, puisque que nous revenons chez nous avec une dizaine de livre dont beaucoup sont dédicacés, des découvertes de nouveaux auteurs et des retrouvailles. Les histoires humaines de rage et de passion, sincères et qui nous interpellent, sont vécues et écrites. Nous les retrouvons dans la littérature policière et autres polars, dont la lecture nous passionne. Quai du polar, Lyon 2012


samedi 24 mars 2012

STEIN PAQUES

STEIN PÂQUES c'est faire découvrir des endroits sympathiques du village, à de jeunes enfants accompagnés de leurs parents, ce n'est pas de la chasse aux oeufs, donc pas de fusils, mais une promenade théâtralisée, donc des chaussures et de bonnes oreilles, sont nécessaires.
Le monde des fêtes, s'est perdu à Steinbach. Mais en fait c'est la formule pour avoir des oeufs qui est perdue.
Barrjo et Rabbajoi seront-ils capables de nous guider pour retrouver les morceaux de formule perdue ?
Alors qu'ils ne pensent qu'à eux ! et encore à oeufs ! Nous devons rencontrer des gouverneurs du monde des fêtes, ils détiendraient des morceaux de formules pour que les poules pondent à nouveau. Pour cela il faut retenir des salutations bizarres et chercher les soeurs jumelles du 1er mai, monsieur Nouvelan qui aime trop le Champagne, madame SaintValentin qui aime les bisous, et madame Pâques qui aime les poules et ses poules sont tristes elles ne pondent plus d'oeufs ! Mais avec la formule dans le bon ordre : elles devraient ressentir l'envie de pondre... Si votre enfant repart avec le sourire et des friandises en chocolat c'est gagné !!



dimanche 11 mars 2012

Après ski

Le petit déjeuner en Autriche tient des promesses extraordinaires, de quoi passer une journée sur les pistes sans avoir faim, même si une pause pour un thé et un dessert sur les hauteurs est toujours le bien venu, c'est l'après ski qui va nous ravir. Assez tôt dans la soirée nous regagnons le restaurant : le Gasthof Rössle à Galtür aura mis un point d'honneur à nous réhydrater joyeusement et à régaler nos papilles. Velouté queue de boeuf, pot au feu de sanglier crêpe fourrée aux airelles choucroute, l'escalope viennoise y est servie avec des pommes de terre légèrement beurrées, et le buffet de salade est comme un jeu de couleur, de texture et de bon gout. A notre retour nous ramènerons du fromage, des graines de courge, des soupes, de la bière, et du chocolat au lait des alpages, les souvenirs ça passe aussi par la bouche.

Retour de l'hiver

Surprise! des glaçons ont tentés de souder notre voiture sur place, de la neige fraîche est tombée. Nous l'avons cherché, et, bien nous voilà récompenser de cette escapade au Tyrol. Nous chaussons donc les skis pour découvrir cette station installée en fond de vallée. Galtür nous ouvre ses portes, les nuages denses et la neige tombe dru. Nous skions donc dans un verre de lait. Le relief est masqué. Nous passons de la piste damé à la neige poudreuse, avec quelques acrobaties mais aussi des ... chut ! La météo s'améliore un peu le lendemain et nous repérons où nous avons skié la veille, mais les vues grandioses ne s'ouvriront à nos yeux que le jour suivant avec la neige fraîche et un ciel d'azur et l'horizon en dent de scie.


A la sortie de l'hiver

Rouler en tandem à la sortie de l'hiver en bordure des prés qui sont en train de reverdir tranquillement, de village en village avec de nombreuses maisons à colombages...c'est un plaisir bucolique.
Il serait dommage de foncer tête baissée.
Entre Traubach le Bas et Buethwiller nous nous regalons toujours des perspectives vallonnées du Sundgau, c'est une des petites routes que nous préférons.




vendredi 2 mars 2012

NUIT BALOISE

Une sieste d'entrée de nuit, et se mettre en route pour prendre le train départ 2h14. Le train est partagé avec un pèlerinage nocturne très animé, les étudiants de la chimie mulhousienne s'échauffent avec le renfort de boissons alcoolisées et de chansons paillardes. Jeanneton fait encore des émules. La foule prend place sur le parcours du carnaval, nous ne réussirons pas à rejoindre la Marktplatz au vu de la densité du public. Mais nous serons aux premiers rangs. Les lumières de la ville s'éteignent, le défilé s'ébranle éclairé de lanternes extravagantes, les fifres et les tambours sonnent une marche organisée de près de 400 troupes. L'univers bâlois conjugue à travers cette marche colorée dans la nuit, un mélange d’effrayant, de plaisant et de moqueur. Cela fait naître en moi une sensation étrange : musiques de guerre et couleurs de fête s'associant entre rejet et fascination. La nuit n'est jamais toute noire.
J'accompagne les "veilleurs des tutelles" pour une balade dans un bal nocturne. DSK y a été salué, Bâle ville banquière s'est aussi nourrie des ses égarements, il y soulève la robe de la justice américaine pour glisser un oeil aux dessous ; c'est chic !



dimanche 19 février 2012

COULEURS D'HIVER

Pas de paysages blancs ! Pas de couverture de neige pour réjouir nos yeux et apaiser nos oreilles, que du grand froid, dont nous sortons doucement. Le coté isolant de la neige aurait pu aider nos bâtiments à lutter contre la rigueur du froid. Dehors c'est les gris qui dominent nos perspectives, avec l'herbe gelée et les arbres nus. Les villages aussi sont gris, les volets clos peuvent même renforcer cette teinte. Les couleurs plus joyeuses sont elles tournées vers l’intérieur des maisons?
Sortir le bout du nez c'est encore assez facile, mais la reprise du vélo met le bout des pieds à rude épreuve, nos orteils y sont sensibles.
Les lichens jaunes d'or sur les arbres le long de la Doller et les rencontres surprises avec les marcheurs du dimanche sont venus mettre de la couleur. Avant de retrouver le fourneau et les couleurs rougeoyantes. Une tisane "joie de vivre" et une part de tarte aux pommes avec les fruits de notre verger, et l'onglée est oubliée.