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samedi 22 novembre 2025

Lumière froide

atelier d'écriture "le Stein" novembre 2025 

lumière froide


Je suis la maman de deux filles, et j’en suis fière. Elles ont de belles mains toutes les deux. De très belles mains. Avoir de belles mains c’est extrêmement important quant on est princesse.

Un jour viendra qu’un beau prince arrive et demande la main d’une de mes princesses, puis de l’autre.


Elles viennent de passer les quinze ans, le premier bal c’est dans un an et ça approche. Le plus beau prince de notre contrée propose « pour trouver chaussure à son pied », de choisir prioritairement parmi les cavalières qui entrent dans la magnifique chaussure brodée et ourlée de fourrure rare.


Moi j’aurais préféré qu’il propose une bague, tout de suite...

câlin d'arbres

Mon mari est roi, il avait déjà une fille quand je l’ai épousé, elle ressemble à la mère morte. Elle c’est les pieds qu’elle a de jolis, petits pieds et longues jambes.. Y a pas que les chinois qui aiment... la salope ! Je déteste cette fille, elle nous fait de l’ombre !

Je ne lui octroye que des rôles subalternes, des rôles de servante, pour apprendre son rôle de femme au foyer, elle a la responsabilité de l’entretien des foyers pour 3 cheminées et un four, et un four ça compte pour quatre, pour l’évacuation des cendres... autant dire qu’elle est souvent appelée. Elle a un diminutif, le personnel de service, les visiteurs ne l’appellent que par celui ci !

Elle n’a jamais répondu « je ne veux pas descendre ! »


ourlée de mousse


Je ne l’ai pas  fait  peindre par le peintre de la cour. Celui ci  serait obligé de tricher, en corrigeant les autres pour équilibrer.

Tiens ! Mais elle est pas mal cette idée, si je faisait corriger mes filles, pour qu’elles aient des très beaux pieds…


Dans mon club « ragots et médisances » mes copines m’ont parlée d’une clinique en Turquie, extrêmement propre, avec des capacités techniques invraisemblables comme réimplanter des cheveux, faire grandir les personnes de plusieurs centimètres, trouer les mains, aplatir le ventre, rapetisser le nez, grossir les lèvres…

Je convaincs mes filles d’aller en Turquie, ça n’a pas été une mince affaire.. A l’une j’ai laissé le prix d’un diamant au bijoutier, et à l’autre j’ai dû lui promettre qu’on lui remette ce qu’elle a perdu dans les fourrés, lors de sa dernière participation à la chasse, la chasse d’été. Aussi qu’on lui enlève quelques plis au ventre et lui remonte les fesses…

Ma première fille est revenue de chez le bijoutier avec un petit diamant dans le nez, et des épingles en métal très rare l’ inox . Les épingles lui traversent les tétons. J’ai cru défaillir.


Le chirurgien esthétique en vogue les opère, l’une pour un talon trop fort, l’autre pour le coup de pied et toutes les petites annexes demandées. Le voyage du retour a été reporté à plusieurs reprises, l’opium anti douleur courant sous ces contrées, a fait deux adeptes, et les loukoums à la rose aussi.


Et quand le bal fut venu, elles ne purent pas encore danser.




« déguiser les mères ampute, mais vous sauvez Cendrillon !»


Ceci est un exercice d'atelier d'écriture, très légèrement repris. Je devais réécrire Cendrillon vu par la belle mère... 



jeudi 23 octobre 2025

Octobre jaune

Feuilles de chêne sous la pluie

 Atelier d'écriture : " Les femmes doivent se méfier des hommes avec des cicatrices"
c'est ma proposition de sujet pour écrire de la poésie ce soir à partir d'un extrait d'une  création d'Abd al Malik, non éditée mais entendue sur France Culture, quand le petit groupe est bien lancé, je demande d'introduire une sentence qui vienne rythmer le texte ou les strophes : comme Abd al Malik  propose  : "t'as capté?!"

Tanaisie  entre vignes et forêt 

Les femmes doivent se méfier des hommes avec des cicatrices,

t'as capté !

Les cicatrices sont les traces d'un corps, décor d'une peau réparée. Les cicatrices des hommes pas net sont celles de brutes reconstruites.

t'as capté

Quand le dedans va dehors, c'est la mort qui rode, la cicatrice n'est qu'un léger empêchement. 

plutôt que d'être toujours des mâles adroits c'est certaines fois maladroits

t'as capté

Les cicatrices des hommes ne saignent pas toujours, pour certaines celles des femmes leurs rappellent.

C'est les jours en rouge, autonettoyants.

t'as capté ? 

Mais d'où ils sortent sans cicatrices, ils veulent toujours entrer. Par là ils sont sortis !

Je voudrais que les hommes à cicatrices soient parfois des femmes la nuit quand il faut chercher la voiture au parking, t'as capté !

t'as capté

feuilles de vignes sur fond rouge

Jeux :

Même au masculin il est un rare pluriel à deux lettres !!. Ce truc : c'est un jeu de mots à deux balles !

Ce n'est pas un mal entendu mais  pour les cruciverbistes aussi il se voit à la radio. Il n'y a pas que la télé dans la vie...


 Avec deux lettres multipliées c'est un as, cet Oscar. Avec que des  deux lettres multipliées, elles forment la structure qui nous tient debout. Vous êtes réveillés ?


 Comme un rond point, le boucher les contourne. 


Au pluriel ils sont 206,  c'est l'unité de mon squelette 


prochain atelier 19 novembre  20h au "Stein"



lundi 1 septembre 2025

J'écris pour crier en silence

 Si je cherche l'image de l'opulence,
et de la générosité, 
le chêne du Schletzenbourg
m'y invite.
Petite respiration, et
 une caresse à l'arbre,
 avant la montée au
 Wolfkopf.  

 

La dentelure des canines alpines, s'immisce
à l'horizon. Un dimanche après midi,
sur les hauteurs du Wolfkopf.


je me pause en bordure de zone,
là  ou la pente change d'exposition
 ici "encre de chine", roche et chênes


sculpture et  présence,
même desséchée la vie au vert continue,
les branches écrivent maintenant des histoires plus lisibles, 
un échange entre arbres s'y dessine



Une silhouette de danseuse,
la grâce d'une fille indoue,
 les courbes d'une croissance au vent,
arbre passager de mes rêves

Une échelle vers la mort,
cassée par la tempête, et restée là...
 depuis longtemps.


2 chamois adultes s'en vont
à mon approche.
Je ne vois pas de suite, un tout jeune..
"J'espère que tu feras la gueule
 à tes parents,
ils t'ont laissé seul."
 Il crie, mais c'est un petit sifflement
qui sort,
 il se déplace peureusement.
L'histoire du Wolfkopf se réécrit.
    

J'écris pour crier en silence, j'écris pour ne pas entendre grincer les portes.
J'écris pour descendre en moi. 
J'écris comme un ayant vu, je cris pour faire peur, j'écris attendri. J'ai peur du mot attendri même chez le boucher. J'écris sans prévoir. 
J'écris comme une rivière coule, j'écris avec de l'encre liquide, je dessine des coulures avec des mots. Écrire c'est nager avec des mots, je les fais tourbillonner, certain m'aident à flotter. Je rejoindrai la mer plus tard.
J'utilise les chemins et parfois pas, je monte abrupt je descend abrupt, les cailloux me glissent. Je monte à l'ombre, je traverse au soleil, et je voyage sous les arbres.  

vendredi 23 mai 2025

Ouvrir les portes d'un atelier

 

ATELIER D’ÉCRITURE

 

Dans l'ancien fournil de la boulangerie du village, l'association le Stein propose un atelier d'écriture, une fois par mois, nous étions 7 ce mercredi soir avec Sonia, Jojo, Claude, Véronique, Noelle, Claire et moi 
écrire en atelier  comme un travail manuel 
en groupe : je veux tout savoir sur…
faites des propositions
détail d'un  vitrail  plateau d'Assy

 
Venez faire des copeaux de mots,
Apprenez à les raboter, ça s'assemble pas tout à fait
Venez labourer avec vos mots dans un sens et revenez dans l'autre sens…

 

créez un dialogue autour de comment aborder une personne à partir de cette proposition :

Je suis sûr que vous avez de jolis pieds !

Je dance le soir à l’Alcazar, venez me voir…
Je suis fier d’avoir détecté à travers votre ample pantalon cette possibilité esthétique ! Je viendrai vous voir.
A l’Alcazar ce soir à 21h, vous en verrez plus, venez m’épier dans le coin du bar après le spectacle, emmenez quelques billets pour le champagne !
Dans mes pensées le spectacle d’effeuillage sera extraordinaire.
Si m’épier vous plaît, il faut aussi que vous me fassiez rire, jouir et rêver, alors à ce soir.

 


L’objet raconte l’histoire : mon tirage au sort est : cafetière,
rouge, caveau, et la violence
Je suis la cafetière rouge de la victime.
Elle me cherche le café qui va pour ce matin, il est 5h30, la nuit n’a pas été très bonne. Dans le placard il ne reste que du café acheté en Turquie, dans un caveau sous le souk principal du marcher aux épices. Ce café me faisait voyager mais j’étais contente qu’il y ai encore un peu de café suisse « la semeuse » dans le frigo, et un filtre écru. Elle me fait chauffé un peu sur la plaque. Puis vide une demi bouteille de calvados dans la casserole et met à frémir, voilà comment elle boit le café le matin.
Interlude :  « la première fois qu’un homme a mis de l’eau pour faire du café, ça m’a fait violence ! »
A l’aéroport quant elle est arrivée, il lui on dit qu’elle planait trop et qu’elle sentait l’alcool, qu’elle ne pouvait pas assurer le vol. Elle n’a plus jamais piloté. Même pas 747 pour Sidney, quelques jours après elle a mis fin en vol plané depuis le sommet de la tour de l’Europe.
Une cafetière rouge était à vendre chez Emmaüs et sentait l’alcool, C’était moi.



mardi 15 décembre 2020

Fenêtre de l'avent, l'épicerie du Stein











 

Voici la vitrine partagée de l'apéro littéraire avec l'atelier d'écriture deux activités menées au village et  qui font vitrines parce qu'il se passe des choses à Steinbach. 

Pénélope Holder travail sur sac en papier au pochoir


Pour l'atelier : 

Inventer une histoire de girafe avec le maximum de lettre G, en 10 minutes, puis la lire aux autres.

Inventer une histoire d'essui glace...

Nous devenons lecteur de la liberté de soi même, de notre propre écriture.

Je complète la phrase : J'ai passé ma vie à.... que je  cache en pliant et passe à mon voisin qui continue par : sauf que maintenant je...

Nous transpirons stylo à la main, on bricole, on invente, et nous nous régalons des lectures...

Nous accueillons de nouvelles personnes pour jouer avec l'imagination, la vivacité et profiter de la belle dynamique d'écrire ensemble.

C’est le deuxième mercredi du mois à 20h au Stein. Reprise après le confinement.


Pour l'apéro : 

A l'apéro littéraire, des personnes viennent pour les livres et d'autres personnes pour boire,  et se sont parfois les mêmes. Nous nous retrouvons à la buvette du Silberthal, le deuxième samedi du mois.

Après le marché de Thann, à 10h30 je vais à l'apéro littéraire, comme si je retournais dans le marché de ma tête, où nous sommes plusieurs.

Je viens en tant que chercheur de belles histoires, pour me nourrir et je "vends" celles que je me suis appropriées.

Il y en a de toutes les couleurs, du blanc avec des livres venus du froid, garçon un p'tit blanc !des nouvelles et des romans, un autre petit blanc ! du noir avec les adeptes des romans policiers, du très noir et autres horreurs, garçon un grand noir, s'il vous plait ! Des livres couleurs télé de ceux qui regardent les émissions littéraires, de la philosophie, des classiques, de la poésie, des livres de cuisines,  garçon ! un bretzel! des livres de boite à livres et des solderies qui retrouvent des secondes vies. Reprise après le confinement.

 

Pénélope Holder sacs de librairie 2020

Pénélope Holder sac au pochoir pour les libraires éditions 2020

 

Pour l'aspect artistique, j'ai sollicité Pénélope Holder qui a crée de superbes sacs, travail très délicat lié à la miniaturisation , d'un travail habituellement sur les murs, elle a utilisé des  pochoirs qu'elle se fabrique et des bombes  aérosols   de peinture. Peinture, encre, collage et couture avec des boutons, elle maitrise quelques techniques et adore la lecture, elle vient quant-elle peut à l'apéro littéraire. 

la lectrice blonde création Pénélope Holder

Remi est venu déposer quelques livres, pour augmenter l'éclectisme des choses lues et parlées à l'apéro, et aussi pour faire les photos. Jojo est venue pour nous donner un coup de pouce, un coup de main, mettre des grains de sel, non des lettres, pour égayer la fenêtre.

Guy Holder


samedi 23 mars 2019

"le Stein" la boulangerie de la foret lointaine


A Steinbach, nous avions un commerce, mais voilà vivre de la revente de pain et de petits services, ne parait pas évidant, pour ré-ouvrir ce lieu central d'un village, c'est autour  l'idée d'une mutualisation plus large que l'association du foyer a mobilisé des habitants intéressés. Autour d'idées très diversifiées, la boulangerie deviendra un espace de vente : pain et produits locaux, et certainement un espace postal et relais colis, et un lieu d'activité et de rencontre. Pain contre l'isolement, pain contre le gaspillage, pain thur et tricot, 
Le projet rêvé est en train de prendre une belle tournure, avec la location de l'espace "boulangerie" au 1er avril 2019
des idées et des forces nouvelles se solidarisent autour du maintient d'un commerce au village et à la mise en oeuvre de nouveaux services avec la participation des habitants et voisins, il faudra encore mettre la main à la pâte. 
En attendant :    
Je propose "la boulangerie de la forêt lointaine" et que la sonnerie d'entrée fasse "oucouc oucouc" (les habitants de Steinbach, portent le sobriquet de coucou).
 ou pains des coucous & bar oxalis (références botaniques)
du grain à moudre, blé café, et baratin 
au bretzel argenté
au cœur de Steinbach,
le vernissage : bar et boulangerie artistique ...

Nommer les choses,  donne existence par la parole, nous sommes des parle-être.


Le bus comme illustration matérielle, est venu à l'atelier d'écriture de Steinbach. Une activité de l'association du foyer, prochaine rencontre le 10 avril à 20h. 

Un bus à la peinture écaillée...Quand je l'ai trouvé avec des arbres qui poussaient tout autour et dedans, je me suis dit qu'il allait être difficile à remettre en marche. Châssis, moteur et trains roulants avaient disparus, le vitrage et l'aménagement intérieur laissaient une carrosserie en état surprenant, pour un séjour forestier d'une quarantaine d'année. Au vu des arbres que j'ai abattus, pour y accéder, même l'agent technique de l'office national des forets en fut surpris.

C'est le bus de mon enfance, celui que je prenais de temps en temps avec ma mère pour aller au Globe et dans d'autres boutiques mulhousiennes, pour acheter des habits, et des livres  à la ville. Michel mon frère détestait cela, mais moi j'aimais, j'aimais qu'on me regarde à la main de ma mère. Elle était toujours plus souriante, plus joyeuse, quant il s'agissait d'aller à la ville.
Je voyais des regards qui se portaient vers nous puis de l'un à l'autre. Dans le bus, le marchand de tapis d'origine maghrébine passait d'un village à l'autre. J'aimais les pulls rouges, les gilets écossais...mais surtout regarder tout ces gens, des gens qui venaient d'ailleurs. J'adorais les lèvres des africains. Mulhouse c'était déjà très diversifié. Des clochards fouillaient les poubelles, d'autres ramassaient les mégots, d'autres  quémandaient. Dans les magasins les vendeurs étaient flatteurs. Dehors une dame en fauteuil roulant  haranguait les passants pour avoir de quoi manger. Aller à Mulhouse c'était une aventure inespérée grâce à ce bus.
Je l'ai sorti de la foret, et son immense carcasse est dans mon garage.
Je le caresse le soir, comme un projet de réhabilitation, et je revois dans mes temps de  rêverie  ma mère souriante et belle. 



"le port rouge" Francine Stentz  


Commentaire de tableau :
C'est mon arrivée après une semaine de pêche, je sentais le gaz oïl et le poisson, ma barbe avait poussé. A chaque sortie en mer je devenais de moins en moins humain. Je parlais peu, mon camarade de rafiot fumait des gitanes et picolais du rouge, mais ne savait pas très bien parler. Nous avons pêché jusqu'à ce que la soute réfrigérée soit pleine. Il y a dix ans  nous faisions cela en deux jours le plus souvent, pour la même quantité. Seul mon chat noir aux yeux jaunes m'attendait, je n'avais pas emmené de  bière et cela me manquait, mon arrivée dans le port rougeoyant me le rappelait.
"la bière ne résoudra pas ce problème, d'ailleurs le lait non plus"


jeudi 20 septembre 2018

Atelier d'écriture


Si j'avais su que les fleurs étaient si chères, j'aurais regardé mon chat comme un assassin.
Si j'avais su que les noirs pouvaient avoir des coups de soleil, j'aurais serré la main à tout le monde.
Si j'avais su que la policière était si sympathique je n'aurais pas hésité un instant.
Si j'avais su que l'oeuvre de ce peintre allait atteindre cette valeur, je n'aurais pas pris la voiture.
Pénélope Holder fait voyager les timbres



Christophe sculpture à "engrangez de l'art" Burnhaupt le Haut
Il manque de finesse. Il suit le maître comme si il était un esclave. C'est un aliéné à l'homme, comme si il avait inventé lui même la laisse.
Pour avoir à manger qu'est ce qu'il ne ferait pas ?
En tout cas, il se met au service de ses maîtres, en dehors de toute convention et avec des horaires de fou.   Il garde la maison, surveille la venue du facteur, mord même les copains des enfants du maître, pour protéger cette maison. Il promène son maître, pour qu'il puisse rencontrer les voisines.
 La nuit il ronfle, quant il pète ça sent très mauvais. 
Il est fier d'aller chasser le sanglier le dimanche alors que par ailleurs, il a la trouille des rats!
Il ne ronronne pas, il grogne.
Il ne sait pas parler, il  aboie.
Il est ridicule après l'accouplement : collé à sa femelle, sa bite de chien coincée dans la femelle, il est comme pris au piège du ridicule. 
 C'est Le chien  vu par le chat
Le chat vu par le chien
Le chat est maniéré. Il se croit libre alors que pour avoir à manger,il se frotte dans les pieds de chaque personne qui va vers le frigo. Je trouve qu'il a des mœurs légères, l'art de faire la pute pour du "schebba", si au moins c'était du bon !
Le jour il dort,  parfois il fait le cirque pour amuser la galerie avec une ficelle et un bouchon que l'on agite pour lui.  Quand le maître le caresse et qu'il dit "rrrron,rron" c'est parce qu'il est taré, son cousin sauvage avait un plus grand cerveau que lui et c'est seulement quant il tétait sa mère, qu'il faisait ce bruit, c'est un bruit de dégénéré, il est arrivé à 6 semaines d'âge mental depuis qu'il vit avec l'homme ! et il se croit libre, quelle régression !
Dans l'accouplement on dirait du marquis de Sade, son caractère de jouer à faire souffrir l'autre est transcendé. Ils se battent, ils pleurent et se lamentent des nuits entières, ont les entend mais ont ne les voit pas. Il se croit discret, mais il est très bruyant.   






Ashlikala à "engrangez de l'art"





Nous avions des mots, tirés au sort, chacun en choisi un et puis nous nous mettons d'accord pour que tous travaillent sur le même OUBLI avec un temps de 20 minutes.

Vers 50 ans, pris dans le monde du travail, je faisais des oublis du jour, un peu comme des plats..
Je ne le sais déjà plus, mon oubli d’hier : c’est un truc que je devais faire et que j’ai laissé de coté… Je n’ai pas tellement oublié mais à force de procrastiner peut-être que j’ y arriverais
Je suis Confus, Confucius disait : « j’entends et j’oublie, j’écris et je retiens, je fais et je comprends »
J’ai presque 85 ans et un type vient me voir régulièrement à l’EHPAD.
Je sens qu’il m’est famillié mais je ne sais pas vraiment qui c’est. J’aime bien quant il me prend par la main dans le parc, je me sent protégé et fort quant-il est là.
Je crois que c’est lui qui m’avait emmené ici, il disait il y a trop de post-it sur le frigo, c’est un signe que tu oublies trop !
Dans ma figure, j’ai plein de ride, j’ai du mal à me reconnaître, mais certaines sont là parce que j’ai beaucoup ri dans ma vie, et, d’autres parce que j’ai été triste et  eu des soucis. Avant j’avais une histoire pour chacune et maintenant, je ne sais plu.
De temps en temps je me souviens, mes parents écoutaient « je n’ai pas oublié...et aussi : souvenir, souvenir » et aujourd’hui si l’on me passe de la musique nouvelle, je ne sais même plus qui c’est 2 minutes après.
A midi, j’ai mangé de la compote, ce soir de la soupe, hier de la purée et le soir du potage, avant hier un velouté, c’est mou et je ne mâche pas mes mots …
La nourriture ne sent rien, l’odeur est oubliée, la consistance est oubliée..
L’EHPAD est une petite oubliette.


Prochaine rencontre le 9 octobre de 20h à 22h à Steinbach
 au Foyer pour "l'atelier d'écriture" Vous aimez écrire, partager,échanger? Laisser votre imagination et votre créativité s'exprimer à travers vos mots et vos textes







vendredi 17 juin 2016

Joëlle au balcon, Jacques au tison

J'ai proposé un détournement d'expression :
autour de l'idée de : la marche à suivre .

"Pourquoi  avoir choisi la marche à suivre plutôt que le mode d'emploi ? - parce que mon père a été  militaire,
- parce que j'aime randonner et que j'aurais tendance à m'égarer. Je dois faire attention à ne pas me perdre.
-J'ai du mal avec la méthodologie, bien que l'organisation des choses se fasse sur du papier : une liste de course,ça s'oublie à la maison.
-Ce qui m’embête dans la marche à suivre
c'est que ça ne laisse pas beaucoup d'espace de côté, avec la marche à suivre on ne danse pas tous les jours. C'était la saint Guy et ça , ça se danse !

La marche à suivre, j'aime bien si je suis devant, ou si j'oublie celui que je suis, je suis sans suivre.
La marche à suivre  ça donne du mouvement avec ça on avance.

La marche à suivre permet de décapsuler une bouteille alors qu'une consigne  ne vous intéresse qu'une fois vide.

Le mode d'emploi est toujours en chinois, c'est de la théorie autour des brouettes, pour que ça marche il faut y mettre les mains, avec la marche à suivre vous y mettez les pieds."
Guy Holder à l'atelier d'écriture  du foyer de Steinbach

Balade du soir, sans aucunes gouttes de pluie, notre village fait concurrence aux villages normands, quand il ne pleut pas, c'est qu'il va pleuvoir.
Les prés et la foret sont gorgés d'eau. Notre maison sent le pot au feu et la tarte aux pommes, nous aurions dû être sur les routes en tandem, et je crois que nous irons au musée.


Un étrange animal est venu me renifler.

jeudi 16 juin 2016

bleu couleur d'écriture


 le bleu, c'est la couleur de l'encre de mes premiers bic, c'est la couleur du ciel, le bleu c'est une  couleur d' yeux ,
Le bleu ne me donne pas faim,
Mais le bleu chasse les mouches
Cachez le bleu et vous avez du gris, les nuages voilent.
Cachez le bleu et vous avez du noir, c'est la nuit et tous les chats sont gris.
Cachez le bleu de ses yeux et vous aurez moins peur de ce regard transperçant.
Cachez la bleue et vous aurez de la carola verte ou rouge, ça sera moins tranquille.
Cachez le bleu à votre entourage, mais montrez le au médecin légiste et ne dites pas c'est une chute dans les escaliers. Il ne faut pas croire que les bleus tendent le coup.
Le bleu  jean's a un effet anti-dépressif.
Le Danube est gris, brun, mais pas bleu.
La mer est verte sauf au large de la Croatie.
Les bleus se mettent au travail se sont des bleus d'usine, combinaison bleues des mécanos.
Le bleu noble : c'est la couleur des garçons et de la chirurgie, avec un peu de sang bleu.
La couleur des pulls marins même mouillés, ils me tiennent chauds.
La couleur de la confiture de myrtille et hop je vois mieux, le noir est plus bleu maintenant.
(ça tombait bien j'avais oublié mes lunettes lors de l'atelier d'écriture du mardi au foyer de Steinbach)

coté rue

coté jardin
qui a coupé les cheveux de Francine ? sans raccourcir aucunes mèches !

dimanche 5 juin 2016

raison poétique

le festival de la pluie  nous a fait accélérer la finition d'une grenouille géante,
pour le travail de sculpture : Francine et pour la peinture : Guy  et  pour la pluie Lafontaine
Trouver une raison poétique - de regarder son chien dans les yeux

elle aurait pu sortir d'une toile de Jean Jacques Henner, et elle venait de partir sans prévenir...
alors que je rêvais d'une vie de couple à construire
Le silence est devenu fort après le démarrage de la voiture
Mon chien est venu se poser la tête sur mes genoux et m'a jeter un regard triste,
le regard d'un chien, puissance d'un lien à l'homme.
et s'il pleuvait des papillons blancs ?
Regard de celui qui ne peut pas partir
Lien construit ne devient pas laisse.


-de caresser l'espoir
C'est à main nue que l'espoir peut-être caressé, caresser c'est sculpter un corps de ses mains,
avoir l'espoir de le faire, c'est cette construction mentale qui nous fait défi ,
de sentir le frisson du velours  de la peau, l'espoir c'est le moment de rêve créateur qui sonne comme une caresse.
Musique de prélude pour mains gauches adroites, caresser l'espoir c'est jouer du piano à deux, sans répartition.
J'ai envie de partager les arrangements floraux de la ville fait avec des fleurs de la campagnes 


jeudi 26 mai 2016

nos paysages familiers

Nos premières sorties en tandem sentent le printemps qui s'installe, les feuilles du hêtre pleureur sont d'un vert tendre, il peut déjà faire rideau, notre vélo est posé contre l'arbre voisin, c'est notre pose. 


La saison blanche a viré au jaune
puis les bourgeons sont sortis en vert
et la poésie des cerises finit en boucle d'oreille.
La renaissance ne s'arrête pas là.
L'asperge montre sa pointe,
saison d'amour un peu fofole,
un brin hésitante peut-être ?
Vers une équinoxe de mon cœur...