Affichage des articles dont le libellé est baecherkopf. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est baecherkopf. Afficher tous les articles

mardi 3 mars 2026

prendre de la hauteur


Monter au Baecherkopf, et une fois à la cabane s'y pauser quelques minutes, dehors au soleil, boire une grande tasse de tisane dans le vent frais d'une fin d'hiver presque printanier.  Sécher un peu  la transpiration, diffusée  pour gravir la montée abrupte du Jaegerpfad. Et Écrire un mot dans le cahier du lieu.

Dans ma descente après Pastetten Platz, dans le sentier vers Thann, mes premières fleurs de " haute altitude" pour cette année,  me donnent de la joie. 

la floraison des hépatiques


une vue vers la haute vallée de la Thur


une vue vers Thann




retour au village de Steinbach

mardi 9 mars 2021

STEINBACH INSOLITE

Laine secrète

Suivre le fil de la laine vers des endroits tenus secrets... 
pour comprendre ce que font ces drôles de bobine au plafond, vous pouvez lire
https://lessablesrouges.blogspot.com/2021/02/gertrude.html 
Ici je propose un contre pied à la création des bobines.

J'avance avec mes pieds et je débobine un peu la pelote à secret : épaule infirme à réparer...Entre les cailloux, les arbres,  les vallons et les reliefs raides, je me promène une pierre à chaque main, comme un échafaudage de reconstruction ; pour l'espoir d'un retour à un mouvement de balancement plus harmonieux.

Je voyage depuis des espaces connus en partie, espace du dedans, je vais vers l'ignorance.

Je vais en dehors des sentiers, parfois suivre celui des chamois est un jeu. 


vers la douceur d'être sous un toit


le banc du Pastetenplatz


le Sommet du Baecherkopf
Je redécouvre des lieux à proximité de Steinbach, avec des espaces souterrains, au Hirnelestein avec la traversée du rocher, à l' Amselkopf avec la salle qui permettait d'émettre des signaux lumineux, puis ici au Baecherkopf. 
Trouver des endroits où il se passe quelque chose entre la lumière et l'obscurité pour soi même, des échos du silence, des contours à respirer, de la laine à débobiner, va où la  laine te mène ...
Le Capillaire des murailles fait son petit rideau de cheveux en sortie de souterrain
reste de repas, c'est plus rare que de l'emballage de "Mac"

"Ich mache mir eine kleine Erleichterung"
 

jeudi 7 janvier 2021

J'ai caressé la tête du loup

œuvre originale sur enveloppe de Pénélope Holder
  
J'ai trouvé que le chaperon rouge de Pénélope ressemblait un peu au père Noël, elle lui a emprunté  ses habits de cérémonie, et les a revêtus le jour où elle est allée faire cadeau à sa grand mère du petit pot de beurre... 
Le masque du loup a dû tomber du  clou qui le tenait au dessus du lit, il y était accroché comme décoration  et trophée de sa grand mère, pour une de ses conquêtes amoureuses. 
 Les couvres lits griffés sont d'une très grande maison de couture parisienne.
Le tableau placé comme un timbre poste, représente une scène du chaperon rouge, n'est ce pas la grand mère, sur le chemin du loup ? 

Bon ! est ce que tout le monde sait que le loup n'est pas un loup dans l'histoire du chaperon rouge !


Mais le Wolfskopf je l'ai caressé avec mes pieds en vrai, au fait mais pourquoi le loup a un verre de sang sur sa table de nuit ? 
Ah bon c'est un verre de rouge de Steinbach !
Bon ben méfiez vous quand même ! à minima il y a des traces d'herbicide dedans.


les chênes du Wolfskopf


depuis les balcons du Wolfskopf

Loup tagué pour la vitrine du Stein
détail d'une œuvre de Pénélope Holder, le croisement d'un loup et d'un crocodile rend à l'animal une mâchoire redoutable doublée d'une endurance et d'une vivacité hors du commun...



+Plus de neige! vers le camp Turenne 

la cabane du Baecherkopf sort encore de la zone d'ombre

Au retour de ma randonnée, je croise un marcheur qui va vers le chemin qui longe le wolfskopf au plus près des sommets par le  sud, il me souhaite une bonne fin d'année... alors que nous sommes le 8 janvier. 

  
une histoire de loup à inventer : ça vous dit à partir de ces  2 éléments ? Bien sûr vous pouvez vous servir du fond de bois, pour écrire l'histoire

 


 

lundi 30 novembre 2020

entrée dans la période de l'avent

Hollywood dans la foret de Steinbach

Cette nuit fut bonne pour moi, j'ai senti le sommeil glisser sur moi pendant 6 heures, même si la chimie m'a aidé à partir dans le rythme réparateur, et que mon réveil fut douloureux, les réverbères municipaux qui s'allument à 5 h brillaient de leur électricité à mon lever, il était déjà 6 heures. A pas de loup j'ai allumé le feu, préparé le petit déjeuner et cherché  le journal, le froid mordant avait aussi habillé de givre ma boite aux lettres. Je me suis préparé à aller en randonnée, pour  monter au Becherkopf. J'ai du m'abstenir d'emmener à boire, il faut que je trouve une ceinture ou une bandoulière pour glisser une gourde. Dans les vignes 2 ouvriers viticoles taillaient, vignes et bavettes, seule autre rencontre humaine un vététiste aux abords du camp Turenne. J'ai allumé le feu au refuge du Becherkopf pour les promeneurs suivant, un peu comme si j'avais deux foyers ce matin.

Je voulais écrire un mot dans le cahier, journal du lieu, mais je n'avais pas de stylo, la dernière illustration m'a un peu surprise "confinement" un dessin de 3 hommes se m.... mutuellement, c'est pas fin ! Cela fait dessin de cabane, en taule, et n'a pas trop sa place dans un cahier de refuge .

J'avais prévu de gravir le sommet sur la crète, mais j'ai renoncé le froid mordait fort la haut et la soif commençait à être ressentie, je reviendrai gouter de cet environnement sauvage avec des traces de guerre, entre les rochers sommitaux.

Il n'y avait pas  de frissonnement de feuilles, la foret sans vent était d'un calme,  seul le bruit de mon aspirateur de plaie m'a accompagné quand j'essayais de saisir les bruits feutrés d'une foret au matin.

Je suis revenu à ma maison rempli et vidé, tranquille.
depuis le camp Turenne, vue vers l'ouest encombrée et sombre
sous la crête du Becherkopf, vue vers le sud, du bleu apparait

Francine a décoré la vitrine d'un jour, avec ses créations enfumées, pour "remplacer" le marché de Noel steinbachois, créateurs artisans et commerçants s'y sont succédés.

samedi 13 avril 2013

café littéraire à Steinbach

caltha des marais (entre la mounimotta et le village)
Pour arriver à la buvette du Silberthal,  après avoir quitté le village le plus classiquement vous montez vers le fond d'un petit vallon humide ou de manière plus originale vous descendez depuis l'espace entre les deux petits sommets près du Baecherkopf. Il y a là haut une cabane comme un joyau entre deux seins. C'est beau la géographie quand même !
Marie-Thérèse  avait lu un récit extrait d'un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, le couple de jeunes amoureux devant elle semblait avoir mis au placard nombres de plaisirs, et ils  passaient,  même leurs nuits dans des lits gigognes.  En écho à cette épopée j'avais proposé en lecture : Thérapie de David Lodge, et en lien avec des textes d'Aragon il s'agissait pour moi de rebondir sur le lit gigogne, avec un extrait : le con d'Irène.
Un instant, je me suis cru dans un lit à baldaquin, et j'ai failli me faire assommé par les montants.
Mais c'est bien d'un lit gigogne que je dois partir, comment faire l'amour avec un tel espace entre les personnes, si ce n'est avec les mots ? 
"la lecture est une porte ouverte sur un monde enchanté" 
En ouverture, je dépose le livre sur le comptoir et j'entends même "quel con !" Comme la géographie peut me le permettre je fais lecture du "blason du beau tétin"  de Clément Marot année 1535, puis page 65 et suivantes pour l'extrait du con d'Irène d'Aragon. En 1926, il est seul et il écrit "il est si petit et si grand.....
Emmanuelle a lu une belle histoire de coucous en parade nuptiale, Dominique et Rémi en duo un extrait d'une pièce d'Albert Camus, Jeanine une histoire sans télé, nous avons eu notre première carte postale du cercle polaire, un poème de Victor Hugo. Nous avons pu voir de la très belle calligraphie...J'ai lu un  extrait de "graine de crapule" de Fernand Deligny et passé le livre à Emmanuelle. En  présentant Pascal Garnier et sa manière d'écrire bien taillée, j'ai précisé que cette lecture était risquée, dans un bus ou un train,  risque de manquer l’arrêt initialement prévu : "Lune captive dans un œil mort" est actuellement le dernier que j'ai lu, et, il est à la bibliothèque de Thann. 
Prochain café littéraire le 11 mai 2013 à 11h, et tous les 2ème samedi du mois. Vin, limonade et bière pression plus souvent au même lieu.