samedi 5 septembre 2020

CONTES D'ORIENT AU JARDIN

C'est aller vers le soleil qui se lève et tous les matins recommencer en 4L en 2CV  à pied ou à vélo.

Bienvenue dans la partie orientale de notre maison,
cette partie est habituellement cachée de vous , 
c'est notre jardin. on y rêve... on s'y repose ,
on n'y mange, on s'y cultive,
 on y cultive avec modération , nous y prenons le soleil , l'ombre, la fraîcheur et la chaleur.
Le soir "Lucie-Neige" la chauve-souris fait son tour, elle est d'enfer!













Nos destinations orientales , nous mènent vers des paysages impressionnants, là où les pierres racontent des histoires, le long de l'Elbe entre la  république Tchèque et l'Allemagne, en Cappadoce c'est en Turquie. Le long du Danube en jouant a saute frontière avec la Slovaquie, Hongrie, Croatie et la Serbie. Goûter les douceurs pimentées, des plats au paprika, goûter les contrastes de miel et de sang, de l’histoire des hommes de la-bas. 
Goûter à la langoureuse nonchalance des filles de là-bas,
Rêver à un bain turc caresse douceur et volupté, s'imaginer le tableau d'Ingres comme une vision de trou de serrure pour les touristes envieux de harem. Faire mieux ! être dedans. Fermez les yeux !
Ecouter le son d'une flûte  qui réveille le serpent.






Le bain turc   Ingres



Laurent a crée la bande son, qui nous promène dans les histoires
 de Virginie, il l'a met en lumière, et la photographie







contribution photographique jacky Derrendinger










Boire du café, manger des raisins secs dans les vignes à la campagne, suivre des parfums envoûtants, marcher dans les venelles labyrinthiques d'une ville, se poser sous un platane, repartir à vélo pour goûter de nouveaux horizons aller ver le soleil du matin parce que de l'autre coté il y a un pays qui s’appelle le Finistère là ou la terre finis.
L'aventure est à l'Est.
Première pause pour aller à l'est ...Mulhouse , merci Virginie de nous apporter le vent d'Est et "l'été indien "au haut-bois...on ira....   où tu voudras,
quand tu voudras .... 

Une 30 taine de personnes de notre entourage, amis,copains,voisins sont là, l'une d'elle dit que c'est la première partie quand j'accueille et introduit le spectacle, je glisse quelques péripéties vélo dramatiques, je met une chute à mes digressions et renvoie sur l'usage présent pour moi de codéine, j'invite à la lecture de Morphine une nouvelle très forte  de Boulgakof , et pour ceux qui ont moins de temps la lecture d'Henry Michaud Connaissance par les gouffres. 
les filles au bain sculpture de Francine Stentz "un petit air de bain turc"


Musique et contes nous entraînent dans une nuit de pleine lune magnifique, l'expérience de fermer les yeux, pour suivre avec les oreilles....


Vivez cette expérience, faites venir ou aller écouter les conteurs... cela replace la parole comme un outil indispensable du lien social.

 

3 ème partie :en prélude Francine a exposé ses œuvres au jardin, terre, tissages, sculptures, peintures comme une déambulation possible avant les contes, mais elle a aussi préparé une brioche au pavot, une tarte à la ratatouille, des verrines de tomate basilique et ail, et sélectionné le vin  un klevner de heiligenstein, ou une bière blonde du vallon. Pour les buveurs sans degrés, une infusion à froid de pommes,citrons, raisins,dates et tisanes qui chauffent le cœur. 

   

samedi 22 août 2020

Frissons au jardin

AU 13 rue de Cernay 

à STEINBACH

Francine et Guy, vous ont  proposé une soirée :

« FRISSONS AU JARDIN »


vendredi 21 août 2020 accueil à partir de 19h30 et à 20h des légendes qui font froids dans le dos. Les 29 chaises de jardin étaient occupées, après que les visiteurs d'un soir se baladent dans notre jardin, peintures sculptures valises toile de matelas courges,tomates, bourrache alba, crane de sanglier...et céramiques

Luc raconte et crie, lance des incantations, ricane,   accompagné au piano par  Roland .

C’était pour les adultes et les enfants qui aiment avoir un peu peur, il fallait emmener son doudou et une petite laine !

Respect des gestes barrières, places limitées et  contribution libre...

Luc est venu, avec sa fille  Margot passionnée de jungle guyanaise, qui rejoindra prochainement les missions de recherche locale là bas, pour son entrée dans le monde du travail.Elle n'était plus venue chez nous depuis son enfance. Apprendre  que Théo l'un de ses compagnons de jeux d'enfance allait  devenir papa lui a fait quelque chose. De regarder cette vie qui s'écoule depuis une posture d'adulte vers ce dépassement de l'enfance.

Avec Luc bientôt 40 ans d'amitié nous réunissent encore une fois avec cette magie inespérée de la parole humaine qui rassemble...

Qui rassemble autour d'un feu depuis la nuit des temps, qui fait vivre et revivre des aventures

Nous nous sommes rencontrés autour d'une passion naissante pour l’étude de l'environnement,  l'animation, et l'éducation populaire. Dans mon enfance, il m'est arrivé d’écraser   des scarabées et d'écouter le bruit que cela faisait..J'ai dépassé cela.

 Et ce soir Luc explique la création d'un filtre noir, avec des trompettes de la mort et une petite grenouille rousse écrasée...

 Frissons : tremblement convulsif et passager, accompagné d'une sensation de froid. Mouvement convulsif qui accompagne une émotion. Léger mouvement qui se propage par ondulation ou vibration.

Bruit léger qui accompagne ce mouvement"écouter la chanson douce d'un frisson d'eau sur de la mousse" Verlaine  

Luc joue avec le feu, un filtre maléfique mis en scène et il sert une tisane confectionnée dans la marmite pendant le spectacle devant nous.

J'ai cherché, puis  récolté ou acheté les ingrédients et travaillé les amuses bouches, fait tourner le four la nuit pour ne pas avoir trop chaud.  

Une petite tartine de pain au paprika maison, du fromage frais et des cerises griottes aigres douces,

Un pinot blanc de chez Flesch ou une infusion à froid de cassis, pommes citron et "bora bora" et une touche de paprika

Un amuse bouche tarte aux orties du jardin, servis sur (un attention ça) pique, paprika dans la pâte à tarte 

Une verrine sauce tomate crue basilic huile d'olive pignon de pin grillé, tomates jaunes du jardin, paprika dans la sauce

Brioche maison, farine du Stein et gelée de bouillon blanc ou confiture de mures au paprika


mercredi 29 juillet 2020

Le retour d'une belle aventure


Voyager à vélo, c'est aussi se ménager  des temps de récupération

Le voyage des trois capitales Bratislava, Budapest,Belgrade nous aura réservé de très belles surprises dans nos locations d’hébergements citadins.  Un appartement dans une résidence bourgeoise et cossue, salon cuisine avec lave vaisselle, machine à laver, salle de bain avec baignoire et wc séparé et chambre le tout de près de 75 m2 pour moins de 25e la nuit. Le tandem vient prendre place dans le salon après avoir gravi les 3 étages de l'escalier en pierre et belle rembarde en fer forgé , vacances sportives tout de même !
Les hongrois, les croates fabriquent une soupe rouge aux carpes, nous avons adoré. A Souza, un restaurant spécialisé, nous a servi dans un  chaudron en inox, avec  un nombre de  tronçons de carpe impressionnant, accompagné de pâtes maisons. Poivron tomate et paprika s'associent avec la carpe.

En Serbie, notre aventure culinaire continue par le choix du plat du jour, sans rien en comprendre, qui s'avère être des poivrons farcis à la viande saumurée et de la purée de pomme de terre, simple et bon.

Nous quittons les lieux la faim apaisée, Francine va se rafraîchir avant la reprise du  tandem, et une alpha roméo noire se gare en travers et 3 hommes s'empressent vers l'entrée, un quatrième vient les rejoindre en tracteur, il est à la limite du dérapage pour son arrêt. Je me dis "des pompiers qui n'ont pas pu se changer pour une urgence !"
Francine sort affolée par une porte arrière du bâtiment, ils sont en train de casser les chaises, dans la salle à manger ! Les serveurs prennent la poudre d'escampette eux aussi.
Ce n'était pas une version locale des tontons flingueurs, ni une caricature d'un règlement à la Corse mais ça pouvait y ressembler.
C'est l'approche des Balkans, douceur et violence, miel et sang... 
     

Une berline Mercedes est garée sur le bas coté, une femme blonde bien apprêtée sort des sacs poubelles de son coffre pour les jeter, nous sommes entre route et champ cultivés. Ce n'est pas une fiction, les bas cotés fourmillent d'endroits dépotoirs, rarement avec des bennes débordantes, et souvent sans ! la pratique du dépôt sauvage, nous surprend désagréablement.    





Notre retour depuis Belgrade vers Bratislava, est une nouvelle aventure à partir de la gare de Belgrade, excentrée et desservie par une centaine de mètre de pistes cyclables neuve à son arrivée, mais c'est tout. C'est un chantier commencé il y a plus de cinquante ans, toujours en travaux. Les guichetières mangent tranquillement et me demandent de revenir à 11h pour me rendre à Novi Sad, afin de rejoindre Budapest.
Le lendemain, une nouvelle guichetière m'explique qu'il n'y a pas de train mais un bus à prendre au centre ville,  houps ! Nous sommes suffisamment en avance pour tenter le coup. A la gare routière, nous devons acheter les billets mais c'est le chauffeur qui décide si il accepte le tandem. Je défais la remorque,  je démonte aussi une roue après avoir disposé le bagages de la soute autrement, pour que le tandem entre, c'est possible... Le voyage retour aussi est long
Etape à Novi Sad, où le train  effectue les liaisons avec Budapest.
Contrôleurs de train et policiers, interviennent  à la gare juste avant la frontière et font sortir quelques passagers, venaient-il de Roumanie?Les policiers embarquent nos cartes d'
identité et nous les restituent qu'au démarrage du train. Quand nous arrivons à
 la frontière, il y a autant de contrôleurs douaniers et de policiers que de passagers. Nous devons changer de train, fouille et contrôle sur le quai. Jouer à saute frontière,c'est parfois avec des frissons... 


Théo et Léa nous attendent chez nous, j'irai retrouver le sommet du Wolfkopf avec leur "louve"
Lou et Léo viennent en séjour et participent à la cueillette des fleurs de Bouillon Blanc

 
si c'était les traces de notre bronzage qui disparaissent..
sculpture Francine Stentz.
Nous sommes allés rendre visite à Bernadette et Jean -Pierre qui n'avaient pas vu de Holder depuis un moment, puis à Jasmine et Ezekiel que l'on n'avaient pas vu depuis Noel.

dimanche 12 juillet 2020

Belgrade à vélo




En longeant le Danube, nous faisons de belles rencontres, dans un hameau de quelques maisons,loin de tout une épicerie, tenue par une vieille dame, quelques fruits, des légumes, de la bière au frigo, un fromage, du pain et hop, à la recherche d'une place de bivouac ! Nous profitons de la bière  encore fraîche, dans un bel endroit, mais les moustiques nous attaquent.Changement de lieu pour monter la tente. Sur une prairie bien tondue,sous les relief remparts des crues nous nous hâtons de monter la tente. Au levé du jour un troupeau de mouton, mené par trois chiens et un berger qui se ressemblent tous, viennent à notre rencontre. Le berger aimait aussi faire de la bicyclette quand il était plus jeune.Nous lui expliquons que nous avons des soucis avec les moustiques, et il sort de son sac, la "lotion" qu'il utilise. Lotion est en français chez les hongrois. Sur ma prise de photo, le berger c'est un peu déplacé. Mais j'avais adoré que les chiens se placent dans son ombre, pendant la discussion.  
       Nous entrons en Croatie
frontière croate ça ne rigole pas !
Pause à Vukovar, nous nous recueillons sur les traces de la guerre de l'ex- yougoslavie, le chateau d'eau porte des stigmates qui sont en train d’être masqués. Il y a eu ici, une expédition de l'armée officielle yougoslave et de la milice serbe, avec des centaines de morts en une nuit, une exécution collective,  les victimes ont été enterrées dans des fosses communes. Et dans 2 jours à vélo, nous nous retrouvons dans le pays voisin, dans la salle de restaurant,de l'homme d'une soixantaine d'année a son portrait où il pause, fièrement il y a une trentaine d'année avec une arme de guerre dans les bras.


Les Hommes partagent le même fleuve...mais pas



Les rives du Danube, l'agriculture est très présente, et variée...

avec des espaces sauvages...

même à l'abord des villes, couché de soleil sur Belgrade. 


Budapest à vélo

voyage à vélo Budapest

-quelle joie d'entendre à nouveau parler français dans la ville!
C'est un habitant qui nous interpelle, cela fait depuis janvier qu'il n'a plus entendu cette  langue, et sa question était : 
-y avait il du monde dans l'avion ? 
Nous ne savons pas ! Nous sommes venus à vélo ! 

J'ai aimé cette capitale, elle ressemble un peu à Paris, des immeubles bourgeois, cossus. La magnificence architecturale de l'art nouveau est omniprésente, avec des restaurations en attente,d'autres en cour et certaines réalisées...
Un quartier entier acheté pour les locaux de l'ambassade des Etat Unis, l'esprit colonisateur met des grilles autour pour s'approprier un ensemble diversifié d'immeubles art nouveau, la gestion du  patrimoine vision oncle Picsou !     




photo autorisée

les fers de la halle du marché 

la verrière "parisi"

la photo qui a  beaucoup plu !


perspectives rouges et bleues



samedi 11 juillet 2020

douceur de vivre sur les bords du Danube

une aventure en tandem

L'aventure vers l'Est...
Partir et aller vers le soleil qui se lève le matin, suivre le Danube. Il y a 10 ans notre deuxième grand voyage à vélo, nous a permis de débarquer à Vienne. Notre préparation au voyage a été bousculé par la covid 19, hésitation, tâtonnement, recherche, discutions, écoute. L’épidémie s'est immiscée de manière centrale dans cette aventure. L'incidence sanitaire dans un voyage, n'est pas un problème à négliger même si je suis tenté de ne pas m'en encombrer.Notre prise de risque par rapport à la précarité du voyage à vélo, peut être compensé, si nous rencontrons des personnes bienveillantes.
En voyage la question d'où est ce qu'on vient ? Vient se poser tous les jours, la période de crise sanitaire va t'elle nous freiner, créer du rejet ?
Notre parcourt nous permet de passer de très nombreuses frontières, au moment où nous partons la Serbie annonce l'ouverture prochaine de ses frontières, mais ce n'est pas encore le cas mercredi 24 juin et nous sommes sur la route.


La descente du fleuve commence à près de 1000 km de chez nous, Bratislava où nous garons notre voiture pour 15 jours d'aventures, dans un parking d'aéroport encore vide. 
Nous traversons les faubourgs, la ville et nous rejoignons le fleuve canalisé avec des perspectives impressionnantes, comme une autoroute qui défile avec lenteur, nous sommes les seuls cyclo voyageurs à user la piste, seuls les sportifs locaux, partagent avec nous cet espace. En nous éloignant des espaces urbains, il y aura de moins en moins de cyclistes... Le vélo devient alors un utilitaire pour les courses du quotidien, et reste cantonné aux villages, ou inter villages, quelques scooters électriques nous surprennent parfois en début de voyage.
Les forets de rive deviennent des jungles, elles sont luxuriantes, dans cette magnificence végétale, nous rencontrons nos premiers ennemis : les moustiques. Ils attendaient, eux aussi la fin du confinement.
Je n'ai ri que beaucoup plu tard dans le voyage, quant un habitant local, qui a longtemps vécu en France, a exprimé la nostalgie qu'il avait de son pays en disant ça fait longtemps que les moustiques ne m'ont pas mangé...  
 

Nous alternons habituellement, les bivouacs pour dormir dans des endroits "sauvages", mais les attaques d'armées de moustique, jusqu'à la tente montée, nous ont fait renoncé. La modicité du coût de l’hébergement chez l'habitant, dans des pensions ou des appartements meublés, parfois même à l’hôtel, aura mis du baume sur les perforations intempestives des petits Dracula ailés.      
voyage à tandem

Bratislava-Budapest-Belgrade

3 capitales, et des campagnes de  quatre pays traversés, en pédalant...Même si nous avons " mangé "des kilomètres, au chaud,  trop souvent avec les voitures et les camions à nos cotés, nous avons découvert une douceur de vivre inattendue, le bonheur d'être à la campagne, de  très bien manger, de boire de la bière locale désaltérante, pour marquer la fin de la journée à vélo. Surprise viticole aussi avec des vins locaux , très bien travaillés, ils peuvent en être fier !