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dimanche 4 septembre 2022

tour du jura "loisir"

colchique dans les prés


Les écoles sont remplies de la présence des enfants, et nous nous partons en escapade à vélo. Petite pensée pour ceux qui vont à l'école à vélo, c'est écolo !!

La fin de l'été joue les prolongations du beau temps, les colchiques dans les prés sont bien présentes, celles qui riment avec fin de l'été. Nos vestes de pluie, sont restées remisées. La pluie est venue la nuit et quelques gouttes pendant notre pause repas sous abris.

C'est parti pour un circuit de Dôle à Dôle de 155 km.

C'est notre ville idole du moment.

Lieu de croisement, rassemblement, vers d'autres destinées, depuis la Champagne et l'Alsace vers Lyon pour "le feu à mon cœur"( traduire en Allemand pour une piste.. cyclable ou recyclable).

Nous y avons dormi et festoyé, l'ordre est un peu bousculé, les escargots relevaient d'une vision un peu gargantuesque de ma capacité à digérer, j'aurais du me contenter d'une brochette saint Jacques - Morteau,  avant de nous lancer à vélo ; et vivre une aventure  en prise directe avec les variétés de paysage.  Jura, par les canaux, les forets, par monts et par vaux, sur des petites routes campagnardes, des pistes...

Dans des paysages apaisants et restés assez verts malgré l'été caniculaire. 

Nous avons mangé du dénivelé avec notre tandem et remorque, les 900m verticaux  n'étaient pas toujours très tendres. 

Laisser dans le vent les plaisanciers sur le canal du Rhône au Rhin, confondre les pêcheurs avec des statues rêvassantes, s'engager dans la forêt de chaux en ligne droite comme pour décoller, sauf que nous sommes à tandem, pas d'arbres remarquables, pas de cabanes originales, parmi les taches de couleur : des mauves celui des colchiques, aussi le mauve des groupes de scabieuses  visitées par les papillons jaunes, cette ligne droite mériterait une accroche. Jouons aux bois...si l'idée résonne... je veux bien remplir ma musette...

voyage à tandem, Guy Holder

   

L'arrivée à Arbois par Montigny les Arsures est un régal, paysage, patrimoine bâtit et animation dans les vignes, les récolteurs sont en  action. L'odeur sucrée du raisin et parfois de la fermentation nous réjouissent les papilles. Plus tard "croute forestière et veaux aux girolles avec des sauces remarquables, les calories dépensées autorisent de la richesse, la cuisine locale a le sourire. Prendre des forces pour nos voyages à vélo ça a du sens. Après Poligny, les petites routes entre vaches et vignes ont le gout d'une campagne souriante. 





les paysages viticoles du Jura

Deux cœurs pour les paysages bucoliques 

Pas de motos ! en allant vers Arlay

les scabieuses


Francine a dit que c'était trop en 2 jours, nous aurions pu faire le parcours sur 3 jours.
Aussi la pluie nous guettait sur les prévisions  météos initiales, au final le ciel a été bon avec nous.

Le Tour du Jura loisir a été réalisé en mode "sport".
C'est un très beau parcours, mais les indications de celui ci ne sont pas assez fréquentes, peut précises quant elles croisent où se superposent à d'autres voies répertoriées. La mention jura loisirs n'a pas tenu au soleil, merci de songer aux encres résistantes.

Du coup notre carte c'est usée, à force d'être  dépliée, pour être plus sûr de l'itinéraire.
 
Le soir j'ai dégusté deux savagnins extraordinaires, j'aurais aussi été partisan d'un troisième jour.  
 



samedi 4 août 2012

VOYAGER SANS ESSENCE, entre le Rhin et la Moselle, détour par l' Ahr et la Kyll

Voyager à vélo, au détour de l'Europe, c'est à la portée de beaucoup, c'est plus rapide qu'à pied, nous avons même un coté piéton fainéant, nous sommes sensibles aux humeurs du temps, mais aussi aux odeurs... et  pas seulement celle de l'essence, faites un tour vers midi d'un endroit habité : il s’échappe des fumets attirants. Notre carburant nous le tirons de notre alimentation et nous y sommes attentionnés, bien sûr nous n'allons pas faire de prouesse gastronomique avec un réchaud à gaz, mais le choix des produits, de privilégier le local, l'artisanal. Manger dans la rue, dans un restaurant cela veut dire faire confiance. L’influence de la culture de la mer du nord, nous a fait voyager sous le signe du "hareng nouveau" dont c'était la période et nous en avons profité, ça nous a changé des rollmops et des boites. Avec le pot au feu du pêcheur servi dans une brasserie près des "5 mouches" à Amsterdam, la cuisine du Nord a mérité notre attention soutenue et ça vaut le détour "haesje Claes" Spuistraat 273.
 Au croisement de l’influence de la mer et de la vallée rhénane à Xanten, en Allemagne, nous tirons notre révérence pour un dîner au jardin, magistral : pour le hareng nouveau mariné poivrons et pommes fruit, pour la sauce aux "pfiffer linge" accompagnée de rösti, merci au personnel d"An de Poort".
Plus loin le long de la Moselle, nous partageons une belle émotion culinaire avec une crêpe aux herbes, farcie aux épinards et passée au four avec de la mozzarella et servie avec un pesto et des tomates crues, ça sentait la fraîcheur du jardin à la Maimühle de Perl, à la porte de la France, côté allemand.  
C'est bon! mettre les pieds au frais dans l'eau du Rhin, (le refroidissement à eau n'est pas permanent) est-ce que ça sent l'eau de Cologne ? 

Le musée d'art moderne de Bonn, ne nous a pas plu, comment les gardiens supportent-ils psychiquement ce qui s'y expose? Peut après, nous quittons le Rhin pour un affluant que nous remontons. L'Ahr,  dans le massif volcanique de l'Eifel,et l'art nous joue des tours. La vallée de l'Ahr, c'est viticole et souriant, et cela devient un peu plus sauvage et montagneux dans la partie finale. Nous retrouvons de belles boucles de cours d'eaux et des reliefs avec qui nous engageons des familiarités.
    


Au lieu de faire un aller-retour dans cette vallée de l'Ahr, nous rejoignons la Kyll qui se jette dans la Moselle en 140 km, les paysages sont sauvages, le trafic cycliste est moindre, et, même pour descendre , il faut remonter : la piste cyclable n'avait pas toujours la place dans les enclaves. Le petit lutin qui vient s’asseoir sur la remorque du tandem, quant ça monte avait le sourire, nous, pas toujours ! Nous avons posé pied à terre quelques fois, et croisé un panneau danger descente à 25% , les freins  aussi ont été mis à contribution. L'ambiance fraîche des forêts, alternant avec des prairies et des cultures et ce relief marqué, nous ont conduit là, touchant  une  autre dimension de l'aventure : un peu plus seul face à soi-même, dans l'effort pour s'extraire des sentiers battus,  dans un paysage exceptionnel. Quelques tunnels et ponds empruntés,  et  des magnifiques gares longées sont venues rappeler l' influence  de cette culture rhénane.        

 

Les retrouvailles avec la Moselle