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mercredi 1 mars 2023

Prends toi du temps pour rire... c'est comme de la musique pour l'esprit

Nous avons skié 2 jours sans rien y voir, mais dans de la neige toute fraiche. Et donc nous avons attendu la dissipation des nuages, au troisième jour  ça allait mieux et le quatrième fut  beau et grandiose...

Depuis que nous sommes au monde, commence l'attente, l'attente d'être coupé du cordon, d'avoir le premier lait maternel, puis longtemps après, de faire les premiers pas. A partir de là, nous attendons l'école, mais après deux jours nous attendons déjà les premières vacances. Puis que l'école soit définitivement finie,  entre temps nous attendons le premier baisé.

 Mais toujours nous attendons  une meilleure météo. Nous attendons le train,  nous attendons dans la salle d'attente du médecin. Nous attendons avec espoir,  des temps meilleurs. 

Nous attendons un meilleur salaire,  pourquoi pas de gagner au loto et pour certain comme moi, la retraite . 

Qui n'attend pas le printemps ?

 Nous attendons que le sommeil vienne. Nous attendons de la bière, puis de la soupe avec des quenelles, mais ça vient vite.. 

 Nous attendons sur la fin. Ah non ! ça on ne l'attend pas,  c'est elle qui nous attend.


Le printemps n'est pas  encore là, la neige tardive  nous a accueillis ! 

Quand on attend, et qu'on a l'impression de perdre du temps, où va le temps perdu ?


"Nimm dir Zeit zum Lachen, es ist die Musik der Seele" c'est extrait du journal de l'hôtel der  Hirschen du mardi 28 février  à Sibratsgfäll Autriche. 

 

vendredi 8 mars 2013

en Autriche, simplement bien vivre

Le travail aliène, je serais tenté de dire de plus en plus, aujourd'hui, ça serait lié au rythme, à la multiplicité, à la complexité des taches, à la perte des temps de parole, de fraternité, à la course à l'argent et à un certain égoïsme ; et presque contradictoirement le manque de travail aliène aussi, beaucoup plus aujourd'hui,  parfois par le fait de l'avoir perdu,ou de ne pouvoir y entrer. "produire même de la marchandise c'est produire de l'humanité" .
Qui prend encore le temps d'écouter son intériorité, de respirer ?
Qui estime les mots comme "être naturel"? Avoir les pieds sur terre, sur la terre proche de chez nous ? Sibratsgfall en Autriche c'est proche de chez nous.
La famille Dorner nous accueille et prend soin de nous, en mettant une chambre sobre où le bois local est dominant, une salle de bain lumineuse et spacieuse, leur attention sera présente, sans être intrusive, ou trop professionnelle comme cette froideur théâtrale du service à la française. Il y a de la chaleur là ! Le sens du service est plus palpable que l’attrait  du gain.
 C'est dans un petit village, loin de tout, pour rejoindre les stations nous circulerons entre 20 et 30 minutes, mais là un bouillon chaud nous attend, une assiette de salades variées, un plat sympathique à choisir dès le matin, et, un dessert pour rappeler que Vienne n'est pas seulement la capitale des petits pains.
  
Heureusement que notre activité physique est intense, bien manger pour nous chez eux c'est aussi manger beaucoup !
Durant la journée de ski, des petites contractures musculaires peuvent apparaître, les conditions climatiques nous jouent parfois des tours, et, le grésil peut irriter notre visage, la lisibilité des reliefs n'est pas toujours extraordinaire, mais là nous pouvons compter sur le Sauna, les bains bouillonnants, les vapeurs et les infra-rouges, pour nous détendre et nous relaxer,à notre retour.    
Etre petit face à la montagne, ça n'est pas rien..

Une petite chapelle comme dans les Iles grecques, simple, intemporelle, faite par des bergers, je peux avoir l'air de rêver... Je suis en vacances