dimanche 23 octobre 2011

Couleurs d'automne

Le froid vient nous mordre, alors que le soleil nous caresse encore. Les beaux jours d'automne sont Là. Sur les réserves de bois de chauffage, à l'abri sous les escaliers, j'ai empilé ma récolte de courge, modeste mais colorée et diversifiée. Il reste encore des poires et des coings au jardin, mais aussi des physalis à rentrer. La floraison désechée des tournesols a reçu la visite d'un couple de chardonneret, les graines pourtant nombreuses et lourdes se sont envolées.
L'automne pour nous c'est aussi les balades dans les sous bois à la recherche de champignons. Pieds de mouton, chanterelles jaunes et aussi grises, trompettes sont recherchés. Mais ces petits trésors des bois ne sont pas toujours au rendez-vous. La lumière tamisée des forets automnales, les chemins creux, le bruissement mélodieux des ruisseaux, les rochers et la mousse nous aura fait vivre une évasion bénéfique.
Avec les rayons de soleil de l'été,
en maillot de bain au bord de la piscine
J'avais une belle mère café cigarette
Dans un appartement jauni
ou en vacances en Tunisie,
elle fabriquait des communautés,
cuisait des spaghettis avec une sauce tomate ail et basilic
qu'elle aimait partager et pour elle
café cigarette.


jeudi 29 septembre 2011

le temps des vendanges

L'été indien vient caresser notre horizon et notre humeur. La chaleur et la lumière sont agréables et invitent à des balades à pied dans les vignes et les vergers, à vélo dans les plaines et les vallées. La lecture à l'ombre du "bon coing" fait quitter l'ordinateur pour Théo qui libère Oscar de son clapier.
Les mains collantes par les grains de muscat maraudés, des pommes, des poires sont ramassées pour confectionner des compotes originales noix, raisins secs, muscade, cannelle, gingembre viennent soutenir la variété.
En debut de soirée, il faut pourtant se dépêcher, l'obscurité arrive vite.



lundi 19 septembre 2011

la guerre est passée par là

Sur les traces de la guerre, le week-end des manifestations "journées patrimoines" ne nous a pas emmené loin, enfin géographiquement du moins parce que pour ce qui est de l'histoire il y a eu de l'aventure. La place de l'histoire est interrogée, l'actualité forte de cette année avec les révolutions arabes et fukushima, doit nous rappeler que nous devons aller de l'avant, aussi.
Mon arrière grand-père que j'ai cotoyé jusqu'à 16ans avait fait la guerre de 14-18 sur le front russe, enrôlé dans l'armée allemande. Il nous faisait sentir à travers sa peau fripée un éclat d'obus, souvenir de sa guerre. Sa consommation alcoolique était-elle également un souvenir rapporté ?
Devenir guide pour une sortie autour de notre horizon familier et accueillant, pour faire ressortir des traces, des ruines, de la boue rouge, des blessés, des morts, des coups de canons, des charges à la baïonnette, l'attente dans l'eau glacée des tranchées...Les 5 heures de marche nécessaire pour arriver au front, voilà ce que j'ai essayé à travers un parcours, quelques photos, et de nombreux documents faire ressentir au public, avant de les laisser repartir avec le partage de quelques sources qui m'ont marquées : le film Capitaine Conan, le roman la chambre des officiers,l'oeuvre peinte d'Otto Dix, et la montée par le sentier de la Suisse lipique à Wattwiller.



lundi 5 septembre 2011

La tête des faux

La concentration mobilisée pour un travail écrit de fin de formation, c'est relachée. Le temps magnifique de samedi vire à l'orage : entre le gris noir menaçant et le gris ciel lourd. Le programme tandem est modifié, pour une sortie à pied, le temps vélo, peut-être mis à distance. Après un détour au marché des potiers de Kaysersberg, nous partons à l'assaut du sommet : la tête des faux, les vestiges de guerre y sont impressionnants et sans restaurations. On dirait qu'ils sont abandonnés depuis 1918, et malgrés l'usure, liée aux conditions climatiques de hautes vosges, particulièrement rudes, ces vestiges nous touchent et de ce lieu se dégage une ambiance étrange. La ligne de front dès 1915 a pris position sur une ligne passant par cet endroit, le col du Linge, le Hartmannswillerkopf, et Steinbach. Les batailles, les guerres fratricides entre Français et Allemand viennent me rappeler l'importance symbolique et réelle de François Mitterrand et Helmut Kohl se donnant la main.



samedi 3 septembre 2011

2/ ballade franco-suisse

La forêt de ces magnifiques vallons, nous apporte un peu de fraîcheur. C'est renforcé par la présence de la Lucelle, qui dès ses début, est retenue pour régulariser les forces qui sont libérable dans la régularité. Après les moines, des manufactures étaient venues s'implanter. "Laboré at oraré"est resté. Nous longeons le cour de la Lucelle, elle nous plait cette rivière, nous lui faisons la cour. A Aesch, nous faisons une pause, pour chercher une route qui nous ferait passer en France sans col trop marqué. La pâtisserie centrale accueillera notre gourmandise. Les pentes du Sundgau, recèlent de chapelles cachées, mais aussi un magnifique tracteur vert, qui me fait rêver éveillé à des aventures agricoles et forestières au volant de ce magnifique engin, dont j'aimerais dompter la puissance et moduler la musique.   

1/escapade sundgauvienne

La cour de Lucelle, belle demeure ancienne à Cernay, vient marquer le départ d'une escapade en tandem dans le sundgau. La remorque est légèrement chargée, beaucoup moins que pour les vacances, mais comme nous partons vers le sud, ça en a le goût. Les villages qui bordent le territoire de Belfort sont traversés jusqu'au canal du Rhône au Rhin que nous longeons, vers Dannemarie. Le chemin de hallage borde une serie de nombreuses écluses, pour passer un contrefort jurassien. Les fossés sont ornés de fleurs sympathiques. Aussi un triporteur chargé de géranium a fini sa livraison, et devient un élément de décoration d'une maison forestière. Les étangs à carpes jouent une partie de cache-cache avec les voyageurs que nous sommes, dans ces reliefs si agréables. Une montée plus raide, sous la chaleur de cette fin d'été, nous mène à Lucelle avec une première incursion en Suisse, pour retrouver l'ancien couvent où nous passerons la nuit. La puissance d'influence de ce lieu a été très forte, au cour de l'histoire alsacienne, pour qu'une sorte de relais soit installé à une journée de vélo.



lundi 15 août 2011

LE NORD EN BAS





Le nord en bas c'est un exercice classique de géographie alsacienne. Nous sommes donc descendus vers le nord selon les méandres viticoles de la route des vins dans une adaptation personnalisée pour notre tandem. Ce qu'il y a d’intéressant en cette saison c'est les mûres et les quetsches pour les petits en-cas et les pauses. Côté aventure, nous avons aperçu des villages nichés dans des vallons que nous irons encore découvrir. Le moine protecteur d'Andlau est visiblement bien nourri et ne prend pas le risque d'avoir soif, la panse et le tonneau sont de la même rondeur. Une surprise devient une très belle récompense de nos efforts de cyclotouristes dans l'église romane de Rosheim , la présence des oeuvres de Gaby Kretz est un hymne à la rêverie et à la tranquillité.
Notre refuge d'un soir "à la ferme des trois frères" nous fournit gîte et couvert, mais aussi un garage à vélo extraordinairement grand, avec des cycles suspendus. Francine a essayé de pleurnicher pour que je l’emmène faire un tour en solex. Le lendemain c'était reparti en vélo le long du magnifique canal de la Bruche. Puis quelques détours dans la ville de Strasbourg, avant de trouver grâce à la bienveillance d'une infirmière se rendant à son travail à vélo, la sortie de la ville le long du canal du Rhône au Rhin, bordé d'arbres grandioses.

jeudi 4 août 2011

4/parcours cyclable Moselle Rhin


Le tube de crème protection solaire n'est pas vide, celui de lait concentré que nous utilisons pour agrémenter le thé, si. Un caleçon de cycliste couvrant les jambes aurait été bien venu 3 matins particulièrement frais. La chambre à air de rechange n'a pas servi, ni la pompe à vélo, ni les maillots de bain.
Une boite de sardine à l'huile d'olive a fait le voyage avec nous en réserve. Quelques tee shorts et pantacourts ont été inutilisés. Un sac en toile étanche devra être confectionné pour ranger nos matelas de camping, les sacs poubelles se sont très vites abîmes et les clochards nous regardaient interrogateurs pour savoir si nous étions dans les mêmes galères ?! L'acquisition de fourrures polaires enduites pour servir à la fois de coupe vent et de protection thermique est à prévoir. Comme d'habitude Francine a réussi à boire plus de bière que moi.
Prochaine échappée : la route du vin de Colmar à Strasbourg et quelques musées. Mosel ist schön, Rhein war fein.

3/REFLETS DU RHIN




Après toutes ses ondulations la Moselle se jette dans le mâle Rhin à Coblence. Ce qui crée une attraction propice aux grandes statues, peut-être à la gloire germanique ?C'est surtout imposant ! Les maisons sont souvent plus hautes elles aussi pour mettre le maximum d'étages à l'abris des crues. Les Bretzels, eux sont plus grands pour mettre à l'abris des creux !
L'industrie dynamique allemande est présente tout le long du Rhin, 6 kilomètres d'usine BASF c'est impressionnant.
Le premier village français est très accueillant avec son décor de barques et de saules. L'arrivée à Strasbourg par les allées rectilignes de platanes dans la forêt de la Wantzenau est royale.
Paty, nous accueille et nous héberge, créant en cela un espace transitionnel proche de notre "chez soi" mais notre aventure continue encore par les rives allemandes du Rhin jusqu'à Breisach, où nous obliquons vers Rouffach. Le restaurant "la poterne" nous a concocté une magnifique ratatouille pour accompagner le poulet à la basquaise, il y a 12 jours nous étions partis avec un repas sur les mêmes tonalités, la boucle est presque bouclée.

2/reflet de Moselle





La Moselle est une séductrice, elle ondule pour plaire créant des paysages charmants. Sur les coteaux des deux rives, les vignes descendent ou forment des escaliers sur des pentes dignes de pistes noires. C'est d’ailleurs la couleur du sol, captant ainsi une chaleur enfin apparue.
Les petits villages viticoles se succèdent calmement. Un viticulteur retraité nous accueillera et nous fera goûter son nectar, à la fraîcheur du soir, dans son jardin : fruité, acide et sucré. Cela crée des sensations très agréables et très exotiques. Merci monsieur Lemmermeyer pour le sens de l'hospitalité et cette présence simple mais attentionnée à Neumagen Dhron. J'en profite pour saluer le jeune suédois et sa famille qui étaient présent. Dans Berkastel, nous faisons une pause découverte à pied d'une petite ville en maison à colombages qui s'avère un véritable bijou.