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dimanche 25 septembre 2022

Variations autour du dimanche du patrimoine

Notre dimanche du patrimoine : pique nique et balade à Ferette . Visite de l'espace muséal, une belle restauration du rez de chaussée de l'hôtel de ville exposait les œuvres de Raymond Waydelich. L'hôtel de ville, de cette petite bourgade alsacienne a la magnificence de celui de la ville de Bâle, et de celui de Mulhouse.. La renaissance rhénane, se remarque à cette façade rouge sang de bœuf, les encadrements de fenêtres sont ici bleu et or, sobriété légèreté et beauté. 
Dedans, les œuvres de Raymond Waydelich, pourraient nous rappeler que la gourmandise n'est pas un péché, que c'est une forme de curiosité qui amène à de l'intérêt. Mais  c'est la voracité, cette attitude de ventre à pattes, qu'il nous dépeint   avec crocodiles, chiens, loups et sangliers ici . Il est plus dans le registre du difficile à contenir... J'adore ses représentations de dentitions animales sous l'angle de la voracité, elles nourricent l'homme aussi, un rêve de saucisse à tartiner ne calme la faim qu'un court moment. 


Plus loin, sans glace de Tony Hartmann, Oltingue n'a pas la même saveur. L'Oltinguette a été une destination assez lointaine, du dimanche après-midi, d'un marchand de glace mêlant originalité et tradition

Chaussures et chapellerie, Ferette vous habillait des pieds à la tête

Comme des câlins féroces

Une fable, une feuille de compte de la coop

une croisière, un voyage pour contenir les pulsions voraces de chacun..

Notre dimanche du patrimoine, est reparti de Ferette pour aller à Oltingue, les dons des habitant locaux ont permis de constituer une mémoire des objets qui entouraient la vie d'il y a peu. 

Nous cela nous fait entrer dans la catégorie des presque vieux...

J'ai retrouvé le cache serviette de cuisine de ma grand mère, avec l'Angelus de Millet en traits simplifiés. 

J'ai aussi aimé l'atelier, remise et sa forge. 


Nous avons aussi traversé le village de Franken et avec celui de Steinbach, ils se sont associés pour protéger les chauves souris.


Pas seulement Salvator Dali a été fasciné par cette œuvre 

La salade que Lucien m'a vendue au marché de Thann était déjà en train de tirer. Et oui, nous sommes en Alsace, ici les salades ne s'érigent pas seulement, leurs montées en graine s'accompagne d'un tir...
Les fleurs blanches sont de la bourrache alba du jardin du 13, les fleurs bleues une cueillette près de la chapelle de la Loh, de chicorée, et les fleurs violettes une mauve aussi cueillie sur  la Loh.


 

samedi 22 janvier 2022

Voyage de ressourcement

Wolfskopf, depuis les rochers
 branches et crètes


Je n'étais pas seul

Avec mes habitudes de couper pour rejoindre les lieux sauvages parfois par les pentes alsaciennes vertigineuses et transpirantes ;  je me suis retrouvé avec des bruits de chasse. oh oh ! Les cris de battue venaient de la face exposée nord, et ont changé de versant alors que 5 chamois cherchaient  à se dépêtrer de cette embrouille. Je les ai fait me contourner pour rejoindre le versant nord, comme cela ils seraient fatigués mais pas abattus. Stratégie pour chamois : si vous voulez vous échapper d'une battue aller le plus possible vers la source du bruits, les traqueurs ne sont généralement pas armés.        
accepter la noirceur du monde ?

ou le bleuter ?




°


calligraphie d'arbre ou signature
d'un travail dans  la durée
Le travail social se construit  mieux avec une  utopie en perspective. ...pour devenir co- élaborateur il faut de l'estime  de soi ....et des autres. 

œuvre de Waydelich


Ses œuvres proposent pour moi une possible alternative, si je ne peux pas me ressourcer dans la nature.
 
 Cela m'aide à fertiliser mes nuits. A mettre créativité et inventivité au travail, au travail de retrouvaille avec l'utopie. Le travail social sans utopie c'est bienvenu en enfer ! 
 

vendredi 7 janvier 2022

de la rue du Sauvage au Wolfskopf

 La place du sauvage dans la ville, à Mulhouse en particulier,  cela pourrait être une étude très parlante pour beaucoup d'habitant locaux. 

Le sauvage est à la rue, dans cette agglomération. Une des raisons de la construction de la ville c'est de se protéger du sauvage.

 Wilde Mann Gass, l'allée de l'homme sauvage, est devenue rue Adolf Hitler pendant l'occupation, puis rue du Sauvage après la guerre... Quant les loups entrent dans la ville...



Waydelich "la louve, le chien et l'attirance de la saucisse"




A Courant d'art, l'une des galeries d'art mulhousienne  le vent de l'histoire est coloré, la louve bleue de Waydelich expose ses dents blanches et ses mamelles rouges, le saucisson suspendu  concentre l'attention du chien et de la louve. 

J'y lis un message de l'effrayant qui devient patriote, la dérive vers des préoccupations d'extrême droite dans le monde politique actuel. 

Nos voisins allemands sont plutôt effrayés par les tournures politiques françaises, chez eux la sociale démocratie avec les verts, ont  le vent en poupe. Alors que nous nous irions vers des idées beaucoup plus protectionnistes : un  capitalisme de protection des riches, des intérêts particuliers, sans projet pour le vivre ensemble, ni la gestion de l'énergie, ni la lutte pour une atténuation du réchauffement climatique.    


balade sur le versant "exposé" du Wolfskopf

à la recherche d'une once de solitude, crête du Wolfskopf



Schletzenbourg Steinbach

le chêne débordant du Schletzenbourg





"méfiez vous du bleu, blanc, rouge...
 ma lecture personnelle de l'œuvre
de Waydelich"

 

dimanche 2 janvier 2022

L'ombre de la foret d'hiver

hommage aux nourrices "les sœurs de lait"

sculpture Francine Stentz
composition Guy Holder


Une chouette hulule, l'ombre de la foret d'hiver conjugue des nuances de noir. L'homme des bois hirsute attend. Il guette le passage d'un pèlerin. Il est tapis derrière un chêne de la foret palatine.

Seule ses boucles d'oreille et de nez scintillent par la clarté blême de la lune. Le chant lointain d'un loup, associé au grincement de l'arbre le font frémir. La résonnance tranquille d'une démarche de quadrupède, lui dessine un sourire. Le pèlerin approche guidant son âne, les panier remplis. Une odeur de pain d'épices flotte dans le sous bois. Une brillance orangée,  est reflétée.

L'homme des bois, subit une  violente contraction liée à la faim. Il se jette trop tôt sur le convoi, tombe devant l'âne et le pèlerin, se blesse à la tête et perd connaissance. Le saint Nicolas réveille l'homme des bois, après lui avoir nettoyé la plaie et bandé le front, il lui fait boire du jus de mandarine et lui fourre délicatement un pain d'épice dans la bouche.

Une conserve de petit salé offerte par un boucher sollicitant un repentir  est chauffée. Le feu improvisé, permet de lire :  la composition intrigue l'homme des bois qui trouve dans la liste des ingrédients étranges : le mots "infans" celui qui ne parle pas.

Hans et Nicolas échangent, rient et sympathisent. L'âne reste méfiant. 

A la fin du repas, des contractions secouent une nouvelle fois l'homme des bois qui vomit ce repas inespéré. Un enfant nouveau né se reconstitue à partir de cette fange abjecte. 

Ils le nettoient, l'emballent et l'emportent par le petit sentier rapide à la cabane de la nourrice des bois, il en connaissaient tout deux les mérites, l'opulence esthétique de ses seins, et même la texture avenante de ceux ci. Elle les accueille, et reçoit l'enfant comme un présent. Le bruit de sucions répond à la vie retrouvée. 

Une amitié, teintée de fraternité végétarienne, nait entre Nicolas et Hans, ils se  caressent  puis  plus tard se marièrent "et n'eurent jamais d'enfant". 

Quant à la nourrice des bois tous les ans au début de décembre elle fabrique des petits bonhommes en pate briochée, pour remercier Nicolas et Hans de cette  très belle petite fille.

A l'atelier d'écriture de Steinbach, j'avais eu comme consigne de réécrire un conte...Saint Nicolas est venu ...et Le géant de Zéralda aussi, l'une de mes histoires préférées de Tomi Ungerer  a inspiré la chute, et les soins.      

Ce loup est mon étude pour un projet de panneau au Wolfskopf, Fleischwolf c'est le nom allemand du hachoir à viande, en Germany ils remettraient donc la viande au loup, pour qu'il l'a hache de ses dents. 

Waydelich, croise parfois les crocodiles et les loups, ne croisez pas son chien ! Si devant la galerie "courant d'art" vous l'entendez grogner, c'est qu'il renonce à la saucisse ! Fuyez