samedi 3 septembre 2011

2/ ballade franco-suisse

La forêt de ces magnifiques vallons, nous apporte un peu de fraîcheur. C'est renforcé par la présence de la Lucelle, qui dès ses début, est retenue pour régulariser les forces qui sont libérable dans la régularité. Après les moines, des manufactures étaient venues s'implanter. "Laboré at oraré"est resté. Nous longeons le cour de la Lucelle, elle nous plait cette rivière, nous lui faisons la cour. A Aesch, nous faisons une pause, pour chercher une route qui nous ferait passer en France sans col trop marqué. La pâtisserie centrale accueillera notre gourmandise. Les pentes du Sundgau, recèlent de chapelles cachées, mais aussi un magnifique tracteur vert, qui me fait rêver éveillé à des aventures agricoles et forestières au volant de ce magnifique engin, dont j'aimerais dompter la puissance et moduler la musique.   

1/escapade sundgauvienne

La cour de Lucelle, belle demeure ancienne à Cernay, vient marquer le départ d'une escapade en tandem dans le sundgau. La remorque est légèrement chargée, beaucoup moins que pour les vacances, mais comme nous partons vers le sud, ça en a le goût. Les villages qui bordent le territoire de Belfort sont traversés jusqu'au canal du Rhône au Rhin que nous longeons, vers Dannemarie. Le chemin de hallage borde une serie de nombreuses écluses, pour passer un contrefort jurassien. Les fossés sont ornés de fleurs sympathiques. Aussi un triporteur chargé de géranium a fini sa livraison, et devient un élément de décoration d'une maison forestière. Les étangs à carpes jouent une partie de cache-cache avec les voyageurs que nous sommes, dans ces reliefs si agréables. Une montée plus raide, sous la chaleur de cette fin d'été, nous mène à Lucelle avec une première incursion en Suisse, pour retrouver l'ancien couvent où nous passerons la nuit. La puissance d'influence de ce lieu a été très forte, au cour de l'histoire alsacienne, pour qu'une sorte de relais soit installé à une journée de vélo.



lundi 15 août 2011

LE NORD EN BAS





Le nord en bas c'est un exercice classique de géographie alsacienne. Nous sommes donc descendus vers le nord selon les méandres viticoles de la route des vins dans une adaptation personnalisée pour notre tandem. Ce qu'il y a d’intéressant en cette saison c'est les mûres et les quetsches pour les petits en-cas et les pauses. Côté aventure, nous avons aperçu des villages nichés dans des vallons que nous irons encore découvrir. Le moine protecteur d'Andlau est visiblement bien nourri et ne prend pas le risque d'avoir soif, la panse et le tonneau sont de la même rondeur. Une surprise devient une très belle récompense de nos efforts de cyclotouristes dans l'église romane de Rosheim , la présence des oeuvres de Gaby Kretz est un hymne à la rêverie et à la tranquillité.
Notre refuge d'un soir "à la ferme des trois frères" nous fournit gîte et couvert, mais aussi un garage à vélo extraordinairement grand, avec des cycles suspendus. Francine a essayé de pleurnicher pour que je l’emmène faire un tour en solex. Le lendemain c'était reparti en vélo le long du magnifique canal de la Bruche. Puis quelques détours dans la ville de Strasbourg, avant de trouver grâce à la bienveillance d'une infirmière se rendant à son travail à vélo, la sortie de la ville le long du canal du Rhône au Rhin, bordé d'arbres grandioses.

jeudi 4 août 2011

4/parcours cyclable Moselle Rhin


Le tube de crème protection solaire n'est pas vide, celui de lait concentré que nous utilisons pour agrémenter le thé, si. Un caleçon de cycliste couvrant les jambes aurait été bien venu 3 matins particulièrement frais. La chambre à air de rechange n'a pas servi, ni la pompe à vélo, ni les maillots de bain.
Une boite de sardine à l'huile d'olive a fait le voyage avec nous en réserve. Quelques tee shorts et pantacourts ont été inutilisés. Un sac en toile étanche devra être confectionné pour ranger nos matelas de camping, les sacs poubelles se sont très vites abîmes et les clochards nous regardaient interrogateurs pour savoir si nous étions dans les mêmes galères ?! L'acquisition de fourrures polaires enduites pour servir à la fois de coupe vent et de protection thermique est à prévoir. Comme d'habitude Francine a réussi à boire plus de bière que moi.
Prochaine échappée : la route du vin de Colmar à Strasbourg et quelques musées. Mosel ist schön, Rhein war fein.

3/REFLETS DU RHIN




Après toutes ses ondulations la Moselle se jette dans le mâle Rhin à Coblence. Ce qui crée une attraction propice aux grandes statues, peut-être à la gloire germanique ?C'est surtout imposant ! Les maisons sont souvent plus hautes elles aussi pour mettre le maximum d'étages à l'abris des crues. Les Bretzels, eux sont plus grands pour mettre à l'abris des creux !
L'industrie dynamique allemande est présente tout le long du Rhin, 6 kilomètres d'usine BASF c'est impressionnant.
Le premier village français est très accueillant avec son décor de barques et de saules. L'arrivée à Strasbourg par les allées rectilignes de platanes dans la forêt de la Wantzenau est royale.
Paty, nous accueille et nous héberge, créant en cela un espace transitionnel proche de notre "chez soi" mais notre aventure continue encore par les rives allemandes du Rhin jusqu'à Breisach, où nous obliquons vers Rouffach. Le restaurant "la poterne" nous a concocté une magnifique ratatouille pour accompagner le poulet à la basquaise, il y a 12 jours nous étions partis avec un repas sur les mêmes tonalités, la boucle est presque bouclée.

2/reflet de Moselle





La Moselle est une séductrice, elle ondule pour plaire créant des paysages charmants. Sur les coteaux des deux rives, les vignes descendent ou forment des escaliers sur des pentes dignes de pistes noires. C'est d’ailleurs la couleur du sol, captant ainsi une chaleur enfin apparue.
Les petits villages viticoles se succèdent calmement. Un viticulteur retraité nous accueillera et nous fera goûter son nectar, à la fraîcheur du soir, dans son jardin : fruité, acide et sucré. Cela crée des sensations très agréables et très exotiques. Merci monsieur Lemmermeyer pour le sens de l'hospitalité et cette présence simple mais attentionnée à Neumagen Dhron. J'en profite pour saluer le jeune suédois et sa famille qui étaient présent. Dans Berkastel, nous faisons une pause découverte à pied d'une petite ville en maison à colombages qui s'avère un véritable bijou.

mercredi 3 août 2011

1/Les échappées belles en suivant la Moselle





L'escapade d'été, c'est toujours un moment fort de l'année pour être plus en plein air, à l'écoute de son corps et découvrir de nouveaux horizons. Le col de Bussang au fond de notre vallée de la Thur, est le lieu de départ de cette aventure d'après Thur pour suivre la Moselle jusqu'au Rhin.
Juste sous le col, côté vosgien, une petite place accueille notre départ pour une épopée de 12 jours en tandem avec remorque de 1175 kilomètres. C'est sous un ciel chargé à l’excès de nuages que nous partons et très vite d'un filet d'eau la Moselle prend de l'ampleur encadrée dans un relief vosgien décroissant. Le rythme d 'alternance des pauses avec le principal : activité pédalage est vite pris, le repas de la mi-journée est prolongé par une sieste, un abris restaurant pour ruminants nous y invite.
Epinal rime avec canal, pour nous c'est un signe de partage : sur les chemins de hallage nous évoluerons en croisant les bateliers touristes ou travailleurs sur notre autre route de vacances.
En début de soirée la petite ville de Charmes, à défaut d’hôtel nous convenant, reçoit notre visite pour un rayon de soleil culinaire en chocolat blanc et fruits rouges, puis non loin de là, notre premier bivouac après plus de 100 kilomètres parcourus.

jeudi 14 juillet 2011

EN OBSERVATION

Clarisse et François, nous ont fait renouer avec nos loisirs et plaisirs d'il y a quelques années en nous concoctant une sortie nature estivale. Nos connaissances générales de l'environnement, sont pour certains de nos amis un peu plus poussées, mais curieusement ils sont nombreux à être bon en oiseau. C'est donc à une petite migration de l'autre coté du Rhin, que nous avons eu la joie de prendre part. De la terre fertile s'est déposée sur les reliefs volcaniques du Kaiserstuhl, il y fait chaud. De nombreuses espèces d'oiseaux y ont leurs habitudes, le vol gracieux des guêpiers attire notre attention, il se pose et là surprise... la richesse des coloris est magique. Patrick aurait bien ramené quelques sauterelles pour ses lézards, mais il ne trouve qu'une mante religieuse et la relâchera donc. Sur le versant plus boisé, nous remarquerons plusieurs sortes de pics.Et au fil de notre balade nous avons eu la chance d'observer vol, pause et repas des guêpiers.
Les paysages viticoles autour de Bischofingen nous ont plu, leur vin nous est encore inconnu. Nous irons donc en siffler.
Le crédit photo est de Clarisse, Patrick et Luc.




samedi 9 juillet 2011

OUVERTURE DE BALE






Bâle, se visite comme une ville capitale, nous en proposons une petite facette pour une sortie arrosée par des fontaines et ce jour là inondée de soleil. La classe 64 ne s'est pas trop mouillée, il y avait plus de monde au bal des années 80... au pays des râteaux.
D'une rive à l'autre du Rhin, nous avons flâné de la cathédrale à l'hôtel de ville en passant par le magasin de préservatif (c'était une sortie culturelle), quelques maisons du 15ème, et les boutiques de montre. Les fontaines historiques et les fontaines contemporaines ont jalonné notre parcourt.
Le musée Tinguely nous fait dominer le Rhin avant de nous faire actionner des machines qui ne servent à rien, mais qui effrayent, ou, participent à la fête, certaines grincent et d'autres font de la musique, il y en même qui font du dessin, mais toutes dégagent de la poésie.
Quant "Annibal" se met en mouvement c'est peut-être l'avancée d'un char qui rampe et ondule en situation d'attaque ? Ou un mâle en recherche de satisfaction ? Dans une partie sombre, il y a les oeuvre noires, mêlant des éléments agricoles et des cranes. Les fontaines c'est la partie joyeuse, ça prête à rire, ça éclabousse et ça agite, et pour cela il faut aussi aller à la place du théatre où le spectacle de Bâle joue en continu.

mardi 14 juin 2011

RANDONNÉES à MADÈRE, terre de contrastes




Voyage sur une île verte aux montagnes puissantes où l'on risque de tomber à l'eau, depuis ses falaises sévères. Mais dans les vallons sont nichés des forêts sensibles, parfois denses, parfois plus aérées, dont j'attends toujours la sortie d'un dinosaure, parce que l'ambiance m'évoque le primitif. Ça sent le laurier ou l'eucalyptus et les pinsons de madère piaillent, accompagnent notre progression et se posent tour à tour dans les fougères arbres et les bruyères géantes. Les couleurs des très nombreuses fleurs égayent ces reliefs perdus dans l'océan, la roche noire s'orne d'une riche poésie végétale.
L'eau coule, souvent canalisée pour irriguer, mais parfois sauvage en cascade. Avec un climat souvent doux et une terre riche, les cultivateurs de petites parcelles gagnées sur des pentes invraisemblables, nous apprendraient-ils à aimer les légumes ?
Est-ce une montagne Suisse perdue dans l'océan ? Une île Bretonne au large du Maroc ? Un assemblage de surpopulation cotoyant la jungle et la rude montagne, peut-être un feu d'artifice de tout cela avec de la culture et des traditions portugaises.
Durant 6 jours nous y avons randonné, explorant les gorges, les falaises, et les sommets, par des vieux chemins, le long des levadas, dans les forêts, cotoyant les jardins, traversant les villages, rafraichi par les cascades et les pluies, perdu dans les nuages, ou souriant au soleil. Nous avons randonné en duo, Francine et moi avec quelques topos sommaires et notre savoir faire ; et  aussi avec une guide vraiment très sympa, Anouk Rithner une suisse à Madère.